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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Histoire, le Mexique

Publié le 27 Juin 2012 par Quilaztli dans Histoire

Le Mexique et son histoire

 

 mexique.jpg

Le Mexique est une république fédérale d’Amérique du Nord avec un régime présidentiel. Le pays est nommé aussi « Etats-Unis mexicains » car il est situé au Sud des Etats-Unis et séparé par le Rio Bravo qui est un fleuve long de  3 037 kilomètres. Le Mexique est bordé par le Guatemala et Belize.

 

Le Mexique est peuplé, selon le recensement de 2010, d’environ 112 336 538 habitants. 20 millions de ces habitants vivent dans la capitale. C’est le pays le plus peuplé des pays d’expression espagnole.

 

La capitale du pays est Mexico. Le pays est le 3è plus grand pays d’Amérique latine et le 2è plus peuplé après le Brésil. En 2011, le Mexique est la 14è puissance économique mondiale.

 

La langue officielle est l’espagnol mais aussi 67 langues indigènes.

 

 

Histoire du pays

 

L’époque des Espagnols

 1 Hernan Cortès,

C’est en 1519, que les conquistadors, menés par Hernan Cortés, vont se lancer à la conquête de l’Empire Aztèque grâce aux alliés de nombreuses tribus ennemies dont les Tlaxcaltèques. 

 

Hernán Cortés, né en 1485, près de Séville, est un conquistador espagnol qui a agit pour le compte de Charles Quint, roi de Castille et empereur romain germanique.

 

Grâce  à leurs armes et leur façon de combattre, ainsi que leur supériorité numérique, Hernan Cortés va gagner. Le 13 août 1521, sera la victoire des Espagnols et la fin de l’empire aztèque. Ce sera la fin du siège de Tenochtitlan après 75 jours de résistance.

 

Cortés va alors se lancer dans la conquête de l’empire nommé « La Nouvelle-Espagne » et c’est à ce moment-là que les principales villes du pays seront créées. La ville de Mexico sera sur les ruines de Tenochtitlan. D’autres villes vont voir le jour comme Puebla, Monterrey et Guadalajara.

 

Des missionnaires vont ensuite arriver suite à la colonisation espagnole, afin d’évangéliser la population. Surtout celle qui aurait survécu à la conquête. Parmi eux, Bartolomé de las Casas. Celui-ci se distingue par son désir de protéger la population indigène.

 

Bartolomé de las Casas est né à Séville en 1474, c’est un prêtre dominicain espagnol qui dénoncera, par la suite, les pratiques des colons espagnols.

 

En 1535, c’est à un vice-roi que sera confiée l’administration de la Nouvelle-Espagne. Le premier vice-roi sera nommé par Charles Quint et sera Antonio de Mendoza.

 

Antonio de Mendoza est né en 1495 à Grenade. Il sera vice-roi de la Nouvelle-Espagne de 1535 à 1549, et le 3è vice-roi du Pérou de 1550 à 1552.  Il va relever le défi de gouverner la Nouvelle-Espagne après que 3 autres nobles de haut-rang aient décliné l’offre de ce poste.

 

Durant cette période, les espagnols se sont enrichis grâce à l’exploitation minière d’or et d’argent ainsi que grâce à la culture de la canne à sucre et du café. Mais sur le plan humain, la population amérindienne chute de 80 %. La cause est due aux nombreuses épidémies et aux travaux forcés.

 

Une estimation fut réalisée avant l’arrivée des Espagnols et à l’époque, le Mexique comptait environs 25 millions d’habitants. En 1650, il n’en restait qu’un million.

 

Durant les 3 siècles de domination par les Espagnols, de 1521 à 1821, l’Espagne va laisser  des structures et une culture qui influencent encore de nos jours le pays.  Ces 3 siècles coïncident avec la création du Mexique par exemple, en tant que nation latine, catholique et hispanique. L’architecture, les fêtes mexicaines, la gastronomie et les structures familiales sont encore influencées par ce mode de vie.

 

Même s’il y a eut d’énormes destructions lors de la colonisation du Mexique, il y aura une forme d’art colonial qui va se développer au 16è siècle. Il y a plusieurs raisons à cela, tout d’abord le contexte humaniste européen ainsi que le développement des propagandes religieuses, du commerce intercontinental et bien d’autres choses importantes.

 

Ce phénomène va permettre la conservation des techniques précolombiennes uniques dans le monde comme l’art de la laque mexicaine (c’est une technique de collage) ou encore le papier d’amate (sorte de papier à base de fibre végétale)  ou de la mosaïque de plumes. C’est ainsi que certains ouvrages ont été envoyé en Europe. En France, 4 tableaux de mosaïques de plumes sont conservés. 2 des tableaux datent du 16è siècle : « Le Triptyque de la crucifixion » qui est au Musée National de la Renaissance à Ecouen dans le Val d’Oise et « La messe de Saint-Grégoire » qui est au Musée des Jacobins à Auch dans le Gers.

 

Toutes les populations indigènes ne furent pas entièrement soumises lors de la chute de l’Empire Aztèque, il y eut de nombreuses révoltes durant les 3 siècles de domination par les Espagnols.

 

L’indépendance du Mexique

 4 William Lamport

La guerre d’indépendance du Mexique dura de 1810 à 1821 et à son terme, le Mexique devint indépendant du Royaume d’Espagne. Cette guerre fut menée principalement par les Espagnols nés au Mexique que l’on nommait les créoles.

 

Il y eut plusieurs déclencheurs.

 

Tout d’abord, l’invasion de l’Espagne par les troupes de Napoléon. Puis le remplacement de Ferdinand VII par Bonaparte en 1808, et son exil à Valençay sous très bonne garde.

 

Un autre déclencheur fut la proclamation de l’indépendance des Etats-Unis en 1776 puis la Révolution française. Les écrits de Voltaire et de Rousseau arrivaient en contrebande jusqu’au Mexique.

 

Beaucoup de jalousies, de rancœurs  que les créoles avaient à l’égard des Espagnols. Les créoles avaient des difficultés pour accéder à des hautes charges et à faire du commerce librement.

Et enfin, le déclencheur final, les impôts très élevés que devaient payer les créoles et les métis.

 

Le premier essai pour l’indépendance du pays fut dirigé par le propre fils de Hernan Cortés, nommé Martin Cortés. Il prit la tête d’un mouvement formé par les descendants des Conquistadors en 1563.

 

Un second essai fut décidé en 1650, en décembre, lorsqu’un Irlandais va s’échapper des prisons de l’Inquisition. William Lamport va coller sa proclamation d’indépendance sur les murs de la cité.

 

William Lamport est né en 1615, c’est un irlandais mexicain catholique et aventurier. Selon un historien, Lamport aurait le surnom de « El Zorro » (le renard) à cause de ses exploits au Mexique.

 

Lamport voulait que le Mexique se sépare de l’Espagne mais il voulait que la séparation se fasse aussi au niveau de l’église et de l’Etat. Il voulait diriger le tout en tant qu’empereur ou roi. Mais son plan ne se fit pas comme prévu, il fut rapidement repris et il fut conduit au bûcher. Il fut accusé d’hérésie et fut considéré comme un agent anglais.

 

Le Mexique finit par attendre durant 2 siècles sont indépendance.  Le premier acte de l’indépendance fut signé le 6 novembre 1813, il a été intitulé « Acte solennel de la déclaration d’indépendance de l’Amérique Septentrionale ». L’acte d’indépendance du Mexique sera réellement signé le 28 septembre 1821.

 

Avec l’indépendance, les nombreux créoles purent devenir les « maîtres » du pays car ils purent accéder à toutes les fonctions qui leurs étaient refusées auparavant et réservées uniquement aux Espagnols.

 

Le 4 octobre, le Mexique se dote d’une constitution, la République vient de naître. En 1835, durant l’automne, des colons américains du Texas vont se révolter contre l’autorité mexicaine et feront le siège de Fort-Alamo) puis proclameront en mars 1836, la « République du Texas ».

 

C’est ensuite que vint l’ère de Santa Anna.  Il fut onze fois Président du Mexique. Antonio Lopez de Santa Anna, né le 21 février 1794 à Xalapa et décédé le 21 juin 1876 à Mexico. Il était nommé par ses amis « le Héros immortel » ou encore le « Napoléon de l’Ouest ». Ses ennemis l’ont surnommé « Quinze Unas » (15 ongles) en faisant référence à la jambe qu’il a perdue en 1838.

 

 

La guerre des Pâtisseries

 6 blocus fait par Bazoche

La guerre des Pâtisseries fut une invasion du Mexique par les armées française en 1838. Celle-ci survint à la fin de la guerre d’indépendance avec l’Espagne et le début des colonisations des territoires par les Américains.

 

La guerre arriva suite à un désordre total qui existait lors des premières années de la République du Mexique. Les étrangers qui avaient des propriétés endommagées ou détruites n’avaient plus la possibilité d’obtenir un dédommagement et les gouvernements qui se suivaient n’avaient pas la volonté et encore moins les moyens de les aider. Alors les étrangers firent appel à leurs propres pays. Ils avaient besoin d’aide.

 

Affirmant que sa boutique avec été pillée, un pâtissier français, fit donc appel à la France qui était alors dirigée par Louis-Philippe 1er. (Roi des français et le dernier monarque ayant régné en France sous le titre de roi).

 

Il vint au secours de son ressortissant français, en demandant 600 000 pesos en réparation (environ 3 millions de franc-or). Mais le paiement ne vint pas alors il envoya une frégate avec le capitaine Bazoche, un officier de marine,  pour faire connaître les exigences de la France et faire un blocus.

 

Les moyens étaient insuffisants et l’équipage était atteint de la fièvre jaune alors Bazoche demanda son rappel. Le gouvernement français envoya alors une escadre de la marine et à son commandement Charles Baudin. Il fit le blocus des ports mexicains de l’océan Atlantique du Yucatan au Rio Grande.

 

La composition de escadre était de 22 bâtiments dont : 3 frégates, 1 corvette. 4000 hommes dont la plupart étaient des marins, 3 compagnies d’artilleries et 29 mineurs.

 

Les pertes furent d’environ 95 mexicains et de 12 français.

 

Les français obtinrent des garanties pour le paiement des 600 000 pesos et ayant obtenu gain de cause, ils se retirèrent au bout de 11 mois de blocus dans le port de Veracruz.

Le « Trésor » mexicain eut une énorme perte de 2 200 000 pesos soit environs 11 millions de francs or.  

 

La Guerre Américano-mexicaine

 10-Battle_of_Chapultepec.jpg

La guerre américano-mexicaine a opposé le Mexique aux Etats-Unis de 1846 à 1848. Elle a été déclenchée lors d’un vote de l’annexion du Texas en 1845, par les congrès américain.

 

Les américains l’appellent « The Mexican War » et au Mexique, elle est appelée « La intervencion norteaméricana » (l’intervention nord-américaine) ou encore « La guerra del 47 » (la guerre de 47).

 

Certains officiers ayant servi dans l’une ou encore dans l’autre armée deviendront ensuite présidents de leurs pays respectifs : Franklin Pierce, Nicolas Bravo, Mariano Arista….

 

Cette guerre américano-mexicaine fut l’un des déclencheurs de la guerre de Sécession, une douzaine d’années plus tard. Cette guerre mettra à feu et à sang les Etats-Unis.

 

Durant la guerre américano-mexicaine, les troupes américaines vont envahir le pays et ils l’occuperont. La bataille de Chapultepec se déroulera en septembre 1847 au château de Chapultepec. Le château est une académie militaire où il y a 876 cadets qui étudient. Ils vont participer à la bataille. Un monument nommé Los Ninos Héroes (les enfants héros) sera érigé en leur honneur dans le parc de Chapultepec.

 

Les préparatifs

 

Lors de la bataille de Molino del Rey, les américains ont réussi à repousser les mexicains près du château de Chapultepec. Celui-ci garde le côté ouest de Mexico. Winfield Scott, un général, tient alors un conseil de guerre et réunit ses stratèges et ses officiers. Scott est favorable pour l’attaque du château mais il n’y a que le général David E. Twiggs qui est de son avis. D’autres sont pour attaquer par le sud mais Pierre Beauregard, un jeune lieutenant va faire un  exposé qui va finir par persuader le général Franklin Pierce. C’est ainsi que l’attaque du château de Chapultepec se fera.

 

Antonio Lopez de Santa-Anna était alors à la tête de l’armée de Mexico. Il est conscient que le château est une position très importante pour défendre la ville de Mexico. Le château est en haut d’une colline d’environs 60 mètres de haut. Le général Nicolas Bravo ne dispose pas de beaucoup d’hommes, environs un millier pour tenir la colline. Il y a parmi eux, 200 cadets dont certains n’ont que 13 ans.

 

Le général Scott organise deux groupes pour l’assaut. Ces 2 groupes sont formés d’environ 250 hommes. Le premier groupe est sous la direction du Capitaine Samuel Mackenzie. Ils attaqueront depuis l’Este du Molino jusqu’au sommet. Le second groupe est commandé par le capitaine Casey Silas, il mènera l’attaque depuis le Sud du château.

 bataille-de-Chapultepec_map.png

 

L’attaque

 

L’attaque débuta par un tir d’artillerie sur le château, le 12 septembre et ne s’arrêtera qu’à la nuit pour reprendre ensuite le 13 septembre. A 8 heures du matin, les bombardements cessent et Scott va ordonner la charge.

 

Mackenzie va suivre le groupe d’assaut. Il y a 3 colonnes pour la division Pillow et sur la gauche le 11è et 14è régiments sous les ordres du colonel Trousdale. Au centre, 104 compagnies des régiments de voltigeurs dirigées par le colonel Timothy Patrick Andrews et sur la droite, 4 compagnies restantes de voltigeurs qui sont sous les ordres du lieutenant Joseph E Johnston.

 

Pillow sera blessé assez rapidement mais on ordonne de poursuivre l’attaque malgré tout. L’attaque marquera une pause lorsque les troupes de Mackenzie devront attendre les sections d’assauts.

 

Le groupe d’assaut sera à nouveau contraint de s’arrêter un peu plus tard, pour attendre les échelles et le groupe du général Shields. Lorsque les échelles arrivent, une première vague va escalader les murs. Les échelles arrivent tellement en masse que 50 hommes gravissent de front les murailles du château.

 

C’est Georges Pickett qui sera le premier américain sur le mur de la forteresse et les voltigeurs vont y planter le drapeau.  Les troupes menées par Trousdale et le lieutenant Thomas J. Jackson vont rencontrer une forte résistance. Le général Shields sera blessé mais sa troupe réussira à hisser le drapeau des Etats-Unis sur le château.

 

Le général Bravo, prit entre 2 feux va ordonner la fuite vers Mexico. Bravo sera fait prisonnier par des partisans de Shields.

 

Pendant la retraite des mexicains, beaucoup sautent depuis la muraille, c’est une vraie débandade sur les chemins qui mènent vers la ville. Dans leur fuite, ils ne se soucient pas de la hauteur de la muraille, ils veulent juste échapper aux attaquants.

 

Los Ninos Héroes

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Durant la bataille, le commandant Bravo demande à ses troupes de fuir mais 6 cadets refusent et ils se battent alors jusqu’à la mort contre les forces US qui étaient supérieures en nombre. Ils vont tomber l’un après l’autre et il n’en restera plus qu’un nommé Juan Escutia.

 

Alors que les assaillants sont prêts à le tuer, Juan Escutia va saisir l’étendard mexicain et il va se draper avec puis il sautera de la muraille.

 

Un monument sera érigé dans le parc et commémorera le courage des mexicains. La guerre se terminera en 1848 avec la signature du traité de Guadeloupe Hidalgo. Dans ce traité, le Mexique reconnaît le rio Bravo comme sa frontière avec le Texas. Le Mexique cède aussi 40% de son territoire aux Etats-Unis (environ 2 000 000 de km²)

 

En 1857, sera promulguée la constitution qui règle alors les institutions politiques mexicaines jusqu’en 1917.

 

 

L’intervention française au Mexique

 

L’expédition du Mexique est une expédition militaire française qui aura lieu en 1861 jusqu’en 1867. Elle avait pour objectif de mettre un régime favorable aux intérêts français au Mexique. A l’origine de cette idée, les conservateurs mexicains en Europe qui désirent installer au Mexique, un souverain catholique.

 

En 1861, le gouverneur de Juarez suspend le paiement de la dette extérieure. La France va alors invoquer les dettes du pays pour intervenir militairement avec l’aide de l’Espagne et de l’Angleterre. Mais ce sera la France, seule, qui va continuer l’expédition en visant à établir un empire catholique.

 

La campagne militaire des français est une réussite, un succès. Devant les forces en présence, le gouverneur Juarez va s’éloigner vers San Luis Potosi le 31 mai 1863. En juin 1863, Mexico sera sous le contrôle des troupes de Napoléon III et aussi de celles des conservateurs mexicains.  Et le 10 juillet, une assemblée va élire Maximilien d’Autriche empereur. En prince bien intentionné, il décevra parfois les conservateurs avec des idées libérales et modernes. Ceux-ci iront jusqu’à demander à Juarez de gouverner avec lui.

 

La chute de Maximilien d’Autriche va être précipitée à cause des maladresses irréparables qu’il va commettre. L’empereur Maximilien sera exécuté à Santiago de Querétaro.

 

 

El Porfiriato

 503px-Francisco I Madero

Porfirio Diaz est un héros de la guerre contre les français. Il sera président du Mexique en 1876. Son règne va durer jusqu’en 1911. Il apportera au pays, une longue période de tranquillité. Il va tout faire pour la paix, le progrès et l’ouverture du pays vers des investisseurs étrangers.

 

José de la Cruz Porfirio Diaz Mori est né le 15 septembre 1830 à Oaxaca et décédé le 2 juillet 1915 à Paris, France.

 

Toutes ses réformes vont moderniser le pays et l’enrichir mais malheureusement, cela ne profitera pas à tout le monde et cela va agrandir le fossé entre la classe moyenne et les très riches. Les pauvres étant déjà abandonnés à leur sort, ils ne participaient pas à la vie politique.

 

Lorsqu’il est réélu à chaque élection, le mécontentement du peuple est palpable pour une partie, surtout la classe moyenne qui est alors avide d’accéder au pouvoir mais qui se sent délaissée au profit de la population bien plus riche.

 

Tout cela sera un élément déclencheur de la Révolution.

 

Diaz dira : « Pauvre Mexique si loin de Dieu et si proche des Etats-Unis » en 1878.

 

 

La Révolution en 1910

 

La Révolution mexicaine « Revolucion mexicana » sera menée par Francisco Madero avec l’aide des Etats-Unis.

 

Porfirio Diaz est alors au pouvoir depuis une trentaine d’année et il désire se présenter à l’élection de 1910 face à Francisco Madero. Francisco Madero est né en 1873.

 

Diaz fit mettre en prison Madero mais le relâcha. Diaz fut victorieux des élections et Madero ne recueillit qu’une centaine de voix à travers tout le Mexique. Beaucoup de personnes estimèrent qu’il y avait eu une fraude et ils se rebellèrent. C’est ainsi que débuta la Révolution Mexicaine.

 

Diaz du alors affronter des rebellions dont plusieurs de Francisco Villa. Celui-ci est plus connu sous le nom de « Pancho Villa » ou encore de José Doroteo Arango Arambula.  Pancho Villa est né le 5 juin 1878 à Rio Grande. Il deviendra un célèbre hors-la-loi puis sera général de l’armée fédérale durant la Révolution mexicaine.

 

Diaz de l’autre côté a affaire, dans l’état de Morelos à Emiliano Zapata.

Emiliano Zapata Salazar dit « El Caudillo del sur » est né le 8 août 1879. Il sera l’un des principaux acteurs de la Révolution mexicaine contre le président Diaz ainsi que lors de la guerre civile qui suivra son départ en exil en 1911.

 

En 1911, Diaz partira en exil en France, après la prise de Ciudad Juarez. A ce moment précis, la révolution dégénérera en une lutte pour le pouvoir entre les révolutionnaires.

 

Le président Madero qui était révolutionnaire sera assassiné par Victoriano Huerta, un réactionnaire qui avait été chassé par les troupes de Francisco Villa.

 

Zapata fut tué en 1919 par Venustiano Carranza, auteur de l’assassinat. Carranza avait offert une récompense pour la tête de Zapata, ce qui mena à l’embuscade où celui-ci fut tué.

 

La Révolution mexicaine fut terminée officiellement en 1917 mais la violence continua jusque dans les années 1930 avec l’assassinat d’Alvaro Obregon par un fanatique en 1928.  Obregon était président du Mexique de 1920 à 1924. Plusieurs vagues de violence suivirent suite à l’application des mesures contenues dans la Constitution de 1917 et appliquées par les gouvernements dans les années 1926. C’est la guerre des Cristeros.

 

La guerre des Cristeros

 14 Emiliano Zapata4

Cette guerre est également connue sous le nom de Cristiada signifiant partisans du Christ. Cette guerre est le conflit armé qui opposa une rébellion paysanne face à l’Etat mexicain. Cette rébellion souhaitait défendre l’Eglise catholique romaine.

 

Les rebelles prirent le nom de Cristeros et disaient qu’ils combattaient au nom du Christ lui-même.  A peine deux ans plus tard, les Cristeros faisaient jeu égal avec l’Etat fédéral. C’est grâce à des négociations diplomatiques, menées par l’ambassadeur américain Dwight Whitney Morrow que le conflit pu enfin prendre fin.

 

 

Géographie du Mexique

 

Le Mexique est situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les Etats-Unis, environ 3 326 kms, au Nord et avec le Belize, 193 km et le Guatemala, 962 km au sud.

 

Le Mexique possède des façades maritimes d’environ 10 143 km avec le golfe du Mexique mais aussi avec l’océan Pacifique, la mer des Caraïbes.

 

La superficie totale du Mexique est de 1 972 550 km². Les ressources naturelles du pays sont l’argent, le cuivre, le gaz naturel, le plomb, l’or et le zinc.

 

Le Mexique est traversé par deux chaines de montagnes : la Sierra Madre Orientale et la Sierra Madre Occidentale.

 

Le pays est sujet à des nombreux tremblements de terre qui peuvent être violents.

 

Le climat

 

Le pays est divisé en 2 zones, l’une est tempérée (un climat subtropical humide) et l’autre possède un climat tropical.

 

Le climat va varier selon l’altitude. Par exemple, au nord du 24è parallèle, les températures seront plus froides durant l’hiver, tandis qu’au sud, elles seront constantes toute l’année.

 

Les zones au sud du 27è parallèle, comme à la péninsule du Yucatan auront une température comprise entre 24° et 28°. La température restera élevée durant toute l’année avec 5° de différence entre les températures d’été et d’hiver et ce, jusqu’à 1000 mètres d’altitude.

 

Entre 1000 et 2000 mètres, la température sera entre 16° et 20°.  Le climat sera constant avec des températures agréables toute l’année. Et au-dessus des 2000 mètres, ce sera une température entre 8° et 12° comme dans la cordillère néovolcanique.

Saison des pluies 

 

La saison des pluies se situe du mois de juin jusqu’à la mi-octobre pour une majeur partie du pays. Les mois de février et juillet sont ceux qui sont les plus secs et les plus humides.

 

 

Ouragans 

 cyclone gustave au mexique

Le Mexique est situé de façon à être dans la ceinture des ouragans. La saison des ouragans est du mois de juin au mois de novembre. Ils sont souvent violents et provoquent de grandes destructions.

 

Le Mexique c’est aussi …..

 

  • La lutte contre le crime organisé
  • Des effectifs des forces armées de 192 000 hommes et femmes
  • Une éducation en hausse, beaucoup d’efforts se sont fait durant les 2 dernières années
  • Le pétrole et le gaz naturel
  • Une grande biodiversité car le Mexique est l’un des 17 pays identifiés par le programme des Nations unies pour l’environnement. 200 000 espèces différentes.

 

La culture mexicaine

 

Il n’y a pas de déclaration constitutionnelle qui fasse de l’espagnol la langue officielle au Mexique. Elle est utilisée pour les documents officiels et parlée par la quasi-totalité des mexicains. Cependant, les langues indigènes sont encore parlées par plus de 6 millions de personnes. Celles-ci vivent au sud-est du Mexique jusqu’au Honduras.

 

Il existe 2 langues indigènes qui sont le plus couramment parlées :

 

  • Le Maya avec 800 000 personnes. Il est parlé dans la région du Yucatan. D’autres langues mayas : le tzotzil, le chol uniquement dans la région du Chiapas et le tzeltal.

 

  • Le Nahuatl avec 1,5 millions de personnes. Cette langue est parlée dans le centre du Mexique, elle était utilisée dans la période de l’empire aztèque.

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La religion

 

Le pays est laïc. 88 % des mexicains sont catholiques et 6 % sont protestants. Le Mexique est la 3è plus grande population de chrétiens dans le monde après les Etats-Unis et le Brésil.

 

Certaines fêtes ancestrales continuent à être célébrées comme la fête des morts, la vierge de Guadalupe ….

 

 

La Gastronomie

 

 

La cuisine mexicaine est constituée d’une multitude de cuisines régionales, elle est très riche, raffinée et variée. D’un côté le maïs, les piments, les courges, les haricots noirs, la patate douce, l’avocat ou encore les tomates, le cacao, la vanille ou la dinde. Il existe de nombreux fruits et condiments.

 

Cela donne des plats comme le guacamole, à base d’avocat ou encore les tapas, le pozole, le Mole, les tamales….

 

Les mexicains font un grand petit déjeuner et ne mangeront que vers 15h ou 16 h leur repas. Ce n’est que vers 21h voir 22h qu’ils mangeront leur repas du soir.

 

Sur la table, vous pourrez trouver le Rompope, un alcool ou encore la cajeta, une confiture de lait de chèvre et des flans à la vanille et au caramel.

 

 

Les jours fériés et les fêtes au Mexique

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  • 1er janvier : Nouvel an
  • 5 février : Jour de la Constitution
  • 21 mars : Natalicio de Benito Juarez
  • 1er mai : Fête du travail
  • 15, 16 septembre : anniversaire de l’indépendance du Mexique
  • 20 novembre : anniversaire de la Révolution mexicaine
  • 1er décembre : Prise de possession présidentielle (tous les 6 ans)
  • 25 décembre : Noël

 

Les autres fêtes :

 

  • 24 février : jour du drapeau mexicain
  • 5 mai : jour de la victoire de Puebla (Les mexicains célèbrent la victoire contre les troupes française)
  • 12 octobre : jour de la race (fête pour la découverte de l’Amérique par les espagnols et du mélange des peuples)
  • 1er et 2 novembre : Jour des morts
  • 1é décembre : fête de la Vierge de Guadalupe

 

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Patrimoine mondial de l’UNESCO

 

 

  • Guadalajara 
  • Monte Alban
  • Palenque
  • Puebla
  • Teotihuacan
  • Uxmal
  • Zacatecas
  • Guanajuato

Teotihuacan.jpg

  • El Tajin
  • Chichen Itza
  • Calakmul
  • Oaxaca
  • Morelia
  • Sian Ka’an
  • Tlacotalpan
  • Xochicalco
  • Campeche
  • Popocatepetl

 

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  • Casas Grandes
  • El vizcaino
  • Mexico
  • Morelia

 

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Histoire, Les Khmers Rouges

Publié le 26 Juin 2012 par Quilaztli dans Histoire

 


Les Khmers rouges

 

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Les Khmers rouges sont apparus sous une première forme en 1951 et le mouvement n’est plus existant depuis 1999.

 

Les Khmers rouges sont le surnom d’un mouvement militaire et politique au Cambodge. Ce mouvement est inspiré du maoïste. Le maoïsme est une idéologie qui a été développée par Mao Zedong. 

 

La direction du mouvement a été constituée jusqu’en 1981 par le parti communiste du Kampuchéa. Ce parti politique est apparu en 1951 lors de la guerre d’Indochine. Il est aussi nommé « Parti Révolutionnaire du peuple Khmer » puis « Parti ouvrier du Kampuchéa ».

 

De 1962 à 1997, le dirigeant le plus connu des Khmers rouges est Pol Pot, de son autre nom Saloth Sâr.

 

Les Khmers rouges, durant les années de guerre civiles, ont pris le pouvoir et ont établit un régime politique qui se nomme « Kampuchéa démocratique ».  Ils vont diriger le Cambodge entre 1975 et 1979, et la dictature sera d’une grande violence et chargée de réaliser une société communiste sans classes.

 

Les Khmers rouges ont causé la mort de milliers de Cambodgiens. Un programme d’étude à l’Université de Yale sur le génocide du Cambodge, estime qu’il y a eut environ 1,7 millions de victimes.

 

Le nom Khmer rouge

 

L’appellation de Khmers rouges a été attribuée par Norodom Sihanouk en 1950.  Norodom Sihanouk est un homme d’Etat et roi cambodgien. Il est né en octobre 1922 et depuis le 7 octobre 2004, il est Roi-Père du Cambodge.

 

Il y a eut des dénominations officielles concernant les partis politiques. Ces partis se sont intitulés successivement Parti révolutionnaire du peuple khmer, ensuite Parti ouvrier du Kampuchéa et enfin Parti communiste du Kampuchéa. Pour ce dernier intitulé, cela restera secret jusqu’à l’année 1977.

 

L’organisation révolutionnaire dont le terme est Angkar Padevat ou Angkar est utilisée pour désigner le parti et sa direction mais aussi l’extension du mouvement.

 

En 1981, le parti a été remplacé par le parti nommé Parti du Kampuchéa démocratique.  Un autre parti a existé au début des années 1990, celui du « Parti de l’unité nationale cambodgienne ».

 

Le régime qui fut au pouvoir de 1975 à 1979 était le « Kampuchéa démocratique ». C’est le nom que les Khmers rouges ont revendiqué alors qu’ils étaient en exils.  Un autre organisme fut réalisé afin de gérer les activités du mouvement. Il fut nommé « Front de la grande union nationale démocratique patriotique du Kampuchéa ». Il vit le jour en 1979.

 

Les armées de Khmers rouges ont eu plusieurs noms. Ces noms successifs furent : Armée révolutionnaire du Kampuchéa, de 1968 à 1970 et de 1975 à 1979. Puis Forces armées populaires de libération nationale du Kampuchéa, de 1970 à 1975. Et à la fin, leur nom était : Armée nationale du Kampuchéa démocratique, après 1979.

 

Histoire des Khmers rouges

 

C’est en 1975, le 17 avril, que les Khmers rouges vont prendre Phnom Penh, la capitale cambodgienne. Grâce à leur intervention, ils vont mettre fin à des années de guerre civile. La population va les accueillir avec joie car celle-ci pensait que les violences étaient terminées. Mais les habitants avaient tort de croire que tout s’arrêterait.

 

Les Khmers rouges ont évacué la population en prétextant qu’il y avait des bombardements américains. Les habitants vont alors se diriger vers les campagnes. Ils vont marcher durant des jours et des jours puis ils vont enfin être assignés à un village. Dans celui-ci, ils vont devoir travailler la terre sous la surveillance des Khmers.

 

Les Khmers rouges vont instaurer un régime autoritaire et strict d’une grande violence. Ils vont éliminer tous les opposants au nouveau régime qu’ils ont instauré. Ce régime se nomme l’Angkar (Organisation).

 

Le Kampuchéa démocratique

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Les Khmers rouges n’ont qu’une envie, c’est le changement. Le Kampuchéa démocratique se veut être une société agraire où il n’y a aucunes classes. Tous les individus sont égaux et ils doivent travailler en commun les terres en se libérant des machines. La notion de propriété devra être oubliée et où la grande influence venue de l’Occident va devoir cesser. Le divertissement sera inexistant et la religion n’aura aucune place.

 

Pour cela, les Khmers rouges vont détruire toute les communications avec l’extérieur : la poste, les hôpitaux, l’école et l’eau courante. Sans oublier la monnaie lorsqu’ils ont tenté dans introduire une nouvelle.

 

Les personnes intellectuelles, les militaires qui étaient de l’ancien régime et tous les opposants sont alors supprimés. Les populations sont aussi rééduquées par la propagande et les travaux manuels.

 

Les enfants ne pourront pas échapper aux travaux de la terre. Certains vont être engagés comme soldat dès leur plus jeune âge. Ils vont constituer la milice des Khmers rouges car ces enfants n’ont rien connu d’autre que la guerre et les tortures.

 

D’autres membres vont être éliminés comme  les minorités ethniques qui n’étaient pas, aux yeux des Khmers, des « pur sang ».

 

Toutes les personnes qui vivent à Angkar, portent un uniforme noir et une écharpe nommée « Krama » qui est quadrillée de rouge et blanc.

 

Durant plus de 4 années, la terreur règne en maitre sur les populations. Cette population est affamée, forcée de travailler plus de dix heures par jours dans les terres agricoles, les champs en particulier. Ils doivent aussi récolter des denrées qu’ils ne vont pas consommer.

 

Ils ont une ration quotidienne : un bol de soupe et deux portions de riz. Les Cambodgiens vont s’affaiblirent énormément et beaucoup vont mourir de faim ou encore de paludisme, de dysenterie ou encore d’intoxication. Car la faim les aura poussés à manger des champignons vénéneux.  Certains d’entre eux vont être emmenés par les soldats Khmers et ne reviendront jamais. Et d’autres vont mettre fin à leur jour ne pouvant plus supporter cette façon de vivre.

 

A ce moment-là, Pol Pot est à la tête du parti et sa paranoïa est grandissante. Ce qui va le mener à faire de multiples arrestations. Même les membres du parti de Kampuchéa et leur famille vont être touchés par ces arrestations. Pol Pot va augmenter le nombre des prisonniers dans la prison et le centre de torture. Le directeur est Douch. 

 

Douch est un tortionnaire et le chef de la prison de Phnom Penh. Il est né le 17 novembre 1942 dans la province de Kompong Thom au Cambodge.

 

Dans la prison, des milliers de Cambodgiens vont être emprisonnés et torturés. Ils vont être soupçonnés d’avoir comploté contre l’Angkar ou encore de travailler pour les ennemis. Ceux qui survivaient à ce régime et qui ne mourraient pas, étaient alors emmenés dans des camps d’extermination. L’un des camps se nommait Choeug Ek, il était situé à environ 15 kilomètres de la capitale Phnom Penh.

 

Comme les balles étaient couteuses et uniquement destinées à se défendre contre les ennemis vietnamiens, tous les prisonniers étaient exterminés à coup de machettes ou encore étouffés dans des sacs plastiques. C’était devenu courant de torturer de cette manière mais les moyens devinrent encore plus sanguinaires et barbares.

 

Certains bébés trouvaient la mort car ils étaient frappés contre des troncs d’arbres. Beaucoup d’ossements ont été retrouvés à partir de 1988.

 

C’est dans cette atmosphère lourde et électrique que la population qui travaillait dans les champs, n’arrivait pas à se faire confiance les uns avec les autres. La peur que l’un ou l’autre, justement, ne les dénonce pour diverses raisons.

 

Durant 4 années, leur vie n’a été que survie jusqu’à ce que les Vietnamiens arrivent dans le pays et libèrent enfin la population du joug de ses bourreaux.

 

Les Khmers rouges ont exterminé, durant plus de 4 années de règnes, plus de 2 millions de Cambodgiens soit un quart de la population de l’époque.

 

 

Les premières opérations

 

Les troupes des Khmers rouges  vont être baptisées « Armée révolutionnaire du Kampuchéa » et ils vont lancer le premier soulèvement le 18 janvier 1968. Les premières opérations sont de très petites envergures mais cela leur permet de s’emparer des armes. En février puis en mars, des soulèvements se déroulent dans les provinces du Nord et du Sud-ouest.

 

Plus de 10000 villageois vont rejoindre les rebelles. Mais les révoltés n’ont pas encore beaucoup de moyens. Les chefs militaires des Khmers rouges vont devoir agir indépendamment, ils vont aussi attendre des mois que leurs ravitaillements en armes arrivent et vont alors se contenter de raids-éclairs.

 

Une alliance avec Sihanouk

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C’est le 18 mars 1970 que Norodom Sihanouk se rend en République de Chine en quête d’alliés et qu’il diffuse un message important sur les ondes de la Radio de Pékin. Il veut lutter pour la justice. C’est alors que le ministre du nord du Viêtnam se rend à Pékin pour rencontrer Sihanouk.  Il lui demande s’il est prêt à collaborer avec les Khmers rouges.

 

Le 23 mars, Sihanouk va se décider et il réalise un gouvernement en exil : le gouvernement royal d’union nationale du Cambodge ainsi qu’un mouvement de guérilla : le Front uni national du Kampuchéa. Il appelle les cambodgiens à prendre les armes contre le régime.

 

Sihanouk a le soutien du premier ministre chinois Zhou Enlai et de Saloth Sâr. Ce dernier a caché sa présence et se contentera d’un message de soutien.  Le gouvernement Royal d’Union Nationale du Kampuchéa va compter un nombre important de ministres Khmers rouges.

 

En 1970, les armées seront rebaptisées « Forces armées populaires de libération nationale du Kampuchéa ».

 

En octobre 1970, le Cambodge prendra le nom officiel de République Khmère. Toujours en 1970 et en 1971, les Khmers rouges seront une force d’appoint pour les communistes vietnamiens actifs au Cambodge. Les nouvelles recrues gagnent en importance et font des combats depuis le début de la guerre civile contre les paysans inexpérimentés.

 

En novembre de la même année, Saloth Sâr et Nuon Chea vont accepter de retirer leurs cadres civils des zones libérées et ils laisseront la place aux Khmers rouges.

 

Les troupes des Khmers rouges ont alors environ 45000 hommes et 10000 d’entre eux font partie d’unités de guérilla.

 

La victoire des Khmers rouges

 

Pour soutenir le régime de Lon Nol, il y a eut l’intervention américaine au Cambodge. Cette intervention va faire le renforcement du mouvement des Khmers rouges. Les bombardements massifs vont s’intensifier jusqu’en 1973.

 

Les troupes de Lon Nol vont reprendre Oudong en septembre 1974 mais le régime est alors à l’agonie.  Les Khmers rouges vont refuser toutes négociations car ils sont en position de force face aux Etats-Unis qui tentent du mieux qu’ils peuvent à se sortir du bourbier de la guerre contre le Viêt Nam.

 

Oudong sera reprise le 25 février et les forces des Khmers rouges vont s’avancer sur la capitale Phnom Penh.  Plusieurs villes sur leur passage vont être prises comme la ville de Neak Leung. Le même jour, Lon Nol va prendre la fuite. Les Khmers vont alors faire une course contre la montre pour prendre la capitale avant que les troupes du Nord Viêt Nam ne prennent Saigon. La seule raison de cette course de vitesse est le prestige politique mais aussi pour que les vietnamiens n’investissent pas la capitale avant eux.

 

Le 17 avril, les Khmers rouges arrivent dans Phnom Penh. Saigon tombera 13 jours plus tard. Dans de nombreux endroits les Khmers rouges vont être accueillis avec joies car pour la population cela veut dire qu’il n’y aura plus de combats et que c’est un retour vers la paix.

 

Lon Nol et Long Boret, les dignitaires de la République Khmère seront exécutés sur la pelouse du cercle sportif.

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Le pouvoir des Khmers rouges

 

Lorsque les Khmers rouges entrent dans la capitale Phnom Penh le 17 avril. Dans ces soldats, il y a des paysans qui n’ont jamais été en ville, des adolescents, des guérilleros qui ont vécu dans la jungle. Les habitants du pays savent que le nouveau pouvoir s’appelle ANGKAR mais la plupart ignore totalement ce qu’il cache.

 

Au moment de la prise de pouvoir des Khmers rouges, il y a 120000 militants et sympathisants dont une partie est des combattants.

 

L’évacuation de la capitale Phnom Penh est mit à exécution dans un climat de pagaille intense. Le prétexte est le futur bombardement des Américains. Les Khmers rouges sont depuis 1973 la cible des bombardements par l’armée américaine qui est alliée avec les Viet-Minh.

 

C’est ainsi que 2 millions d’habitants vont quitter leurs foyers et entament une longue route vers les campagnes dans de très mauvaises conditions. Les malades vont être sortis des hôpitaux car ils doivent accompagnés les autres habitants. Environ 10000 personnes vont périr suite à cette évacuation.

 

Les autres villes seront aussi évacuées dans les semaines qui suivent au fur et à mesure que les Khmers vont avancer.  Le port principal du pays, Kompong Som, va tomber le 18 avril et être évacué.

 

Si les cambodgiens refusent de quitter leurs maisons, ils sont abattus ou carrément tués dans la destruction de leurs biens.

 

L’Angkar

 

Le parti communiste du Kampuchéa est nommé Angkar. Le système va se mettre en place et purger les catégories sociales. C’est à ce moment-là, que plus de mille cambodgiens qui étaient expatriés, vont revenir au pays. Mais ils sont considérés comme suspects et envoyé dans des camps de travail.  La population est divisée en plusieurs groupes. Les anciens du régime de Lon Nol : ils deviennent les « déchus », la population des régions prises en 1975 vont devenir « le peuple nouveau ». Et les citoyens de plein droit se retrouvent dans la catégorie du « peuple de base ».

 

Après la grande victoire, des repas communautaires seront réalisés et instaurés pour les paysans et la vie de famille sera sous une restriction rigoureuse. Cela privera les cambodgiens de toute intimité. Les paysans seront dépossédés de toutes leurs terres, des liens de la famille mais aussi de toute religion.  Seuls les anciens auront le droit de cultiver un morceau de terre.

 

Le nouveau régime tente de rééduquer la population.  Les maris n’ont plus d’autorité sur leurs femmes, les parents n’en auront plus sur leurs enfants. Ces derniers seront élevés en commun. Les cambodgiens n’ont plus de vie privée et plus aucune liberté de conscience. Les moindres manquements dans le travail sont punis de mort.

 

Les massacres

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Les Khmers rouges ont une police secrète qui va faire l’épuration. Le « Santebal » est placé sous la responsabilité de Kang Kek Leu qui n’est autre que le tortionnaire Douch. Officiellement, le pays n’a pas de prisons mais des centres dit de rééducation. Beaucoup d’habitants sont emprisonnés pour des motifs variés qui sont réels ou totalement faux. Les prisonniers sont détenus dans des conditions très mauvaises et soumis à la torture.

 

Les prisonniers qui sont dans ces centres ne survivent que 3 mois. Le plus célèbre des centres de détention se nomme Tuol Sleng. Il est aussi appelé S-21.

 

La famine

 

Lorsque les Khmers rouges étaient bien présents au Cambodge, le pays va connaître des cas de famines qui vont dégénérées et seront très meurtrières. Ces famines sont dues à l’incompétence de l’administration des Khmers rouges. Certaines vont néanmoins être provoquées sciemment et utilisées comme moyen de pression sur la population. Des régions entières vont souffrir de la famine et c’est à ce moment-là que des cas de cannibalismes vont être observés.

 

 

Le camp d’extermination de Choeung Ek

 

De 1975 à) 1979, durant les 4 années de la guerre civile cambodgienne, les Khmers rouges, dont le chef était Pol Pot, ont soumis la population du pays à une dictature d’une grande violence.

 

C’est en 1975, que les forces de sécurité du Chef Pol Pot ont investit le lycée de Tuol Svay Prey afin d’y faire une prison de haute sécurité. Celle-ci sera nommée S-21. C’est là que furent emprisonnée dans des conditions inhumaines plus de 17000 personnes. Elles furent torturées afin de leur extorquer des aveux pis envoyés au camp de Choeung Ek pour y être massacrées.

Que se soit des femmes, des hommes ou des enfants, tous furent déclarés coupables….

 

Choeung Ek était un charnier de prisonniers du Kampuchéa, il était un lieu d’exécution. Mais avant sa transformation en camp d’extermination, Choeung Ek était un cimetière chinois.

Lorsque les Khmers rouges ont pris le pouvoir, ils ont créés un centre sécurisé qui comprenant la prison de Tuol Sleng qui était située dans le centre de la capitale de Phnom Penh et le centre d’exécution de Choeung Ek.

 

C’est Kang Kek Leu alias Douch qui était le directeur du centre de sécurité 21, il gérait les 2 : le camp et la prison.

 

Les prisonniers étaient amenés en camion depuis les prisons et les gardiens les abattaient dès qu’ils étaient dans le camp.

 

Les bourreaux ne devaient pas utiliser de balles alors ils massacraient les prisonniers à coup de pioches, de machettes ou encore de marteaux. Les autres détenus étaient emmenés vers des cabanes en bois qui avaient été construites à partir de bois avec des toits en acier et obscurcies pour empêcher les prisonniers de voir ce qu’il se passait.

 

Il y avait 129 fosses communes dans le camp d’extermination et à l’heure actuelle seulement 80 ont été fouillées.  En 1980, les restes de 8985 personnes furent exhumés des fosses.

 

Près de l’une de ces fosses, les Khmers rouges avait placé un haut-parleur qui diffusait de la musique ou des chansons afin de couvrir les hurlements, les cris des victimes. Tout devait se passer à l’insu de la population proche.

 

Après un massacre, les corps étaient jetés dans les fosses et recouverts de produits chimiques pour les dissoudre.

 

A l’heure actuelle, à travers champs, il y a le grand Stupa. C’est un temple bouddhiste qui a été construit en mémoire des victimes et pour conserver les « restes » de ceux qui ont été tués. Derrière de grandes vitres, des crânes. Certains membres sont appuyés contre les parois intérieures comme les os des jambes ou des bras qui appartenaient aux victimes.

 

Il y a plus de 8000 crânes, classés selon l’âge et le sexe et qui sont, bien sûr, disposés derrière les vitres du Stupa.

 

La prison S-21

 

C’était un ancien lycée qui a été transformé par les Khmers rouges. Elle avait pour nom secret « Prison de sécurité 21 » ou S-21.

 

De nos jours, ce lycée peut être visité. Il contient encore les restes des bâtiments de tortures, de nombreux objets et il est possible d’y visionner un film sur l’histoire de Hout Bophana.

 

Le nom de Tuol Sleng veut dire « colline empoisonnée » ce qui est très révélateur de l’endroit. Auparavant, l’école se nommait Tuol Svay Prey ce qui veut dire « Colline des manguiers sauvages ».

 

C’est là que les Khmers rouges enfermaient tous les opposants au régime et ce, sur n’importe quel motif. Les personnes prisonnières étaient aussi bien des jeunes que des personnes âgées. Il y avait des enfants, des familles entières parfois et des femmes mais aussi des ouvriers, des ministres, des intellectuels, des diplomates cambodgiens et des étrangers. Les étrangers étaient anglais, américains, canadiens, australiens, pakistanais, indiens etc...

 

Le simple fait qu’une personne  porte des lunettes, elle était considérée comme intellectuelle et il fallait donc l’exterminée.

 

La cour était grande, environ 400 mètres sur 600. Les classes qui se situaient au 2e étages servaient de salles de détentions communes dont le nom était chambre D. Dans celle-ci était enfermé 50 personnes. Ils étaient allongés par terre bien serrés et alignés. Les pieds étaient attachés à des barres de fer grâce à des anneaux en fonte. Les familles étaient regroupées.

Dès leur arrivée, tous les détenus étaient photographiés puis rassemblés et enfin numérotés.

 

C’est un gardien qui s’occupe de fouiller les prisonniers lorsqu’ils sont allongés. Il vérifiait si les détenus ne possédaient pas un stylo pour se suicider en se crevant la gorge. Il regardait s’il n’y avait pas de boulon ou une vis que le détenu pouvait avaler et donc se suicider aussi de cette façon.

 

Le réveil à la prison était à 4 heures 30 du matin. Les prisonniers avaient droit à une bouillie de riz vers 8 heures du matin en guise de petit-déjeuner. Ils en recevaient une autre le soir, à 20 heures. Dans la journée, les prisonniers n’avaient pas d’eau.

 

Les salles de classes n’étant pas reliées entre elles, les Khmers rouges ont cassé les murs et en ont fait un couloir central. Sur les côtés, ils ont fait fabriquer de petites cellules en briques avec des portes de bois et des lucarnes carrées. Ces lucarnes permettaient aux gardiens de regarder ce qu’il se passait dans les cellules.

 

La taille des cellules étaient variable et pouvait contenir jusqu’à 3 personnes, même plus quelque fois.

 

Dans le bâtiment B, il y avait d’anciennes classes plus petites qui possédaient des fenêtres à barreaux. Elles servaient de salles de torture individuelles. Les prisonniers, que se soit des femmes ou des hommes étaient attachés sur des sommiers en fer et ils étaient torturés jusqu’à ce qu’ils avouent. Certains prisonniers avouaient des choses qu’ils n’avaient pas commises et tout était retranscrit sur papier.

 

Si l’aveu ne convenait pas, le tortionnaire jetait le papier et le prisonnier était à nouveau torturé. Certains tortionnaires donnaient des idées d’aveux comme par exemple un lien avec le KGB ou la CIA.

 

Les tortionnaires étaient divisés en 3 groupes : les gentils, les chauds et les mordants.  Si le premier groupe n’arrivait pas à obtenir des aveux d’un prisonnier, celui-ci était passé au groupe de tortionnaire suivant.

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Kang Kek Leu

 

Kang Kek Leu alias Douch exerçait en maître sur le complexe de Tuol Sleng. Cet homme était un enseignant avant de devenir tortionnaire.

 

Il sera inculpé en 2007, lors de son procès, pour crimes contre l’humanité. Le tribunal du génocide cambodgien choisira de le condamner à 35 ans de détention, le 26 juillet 2010.  Il fera appel mais la peine sera alors amenée à de la réclusion criminelle à perpétuité, le 2 février 2012.

 

Administration de la prison

 

Lorsque les prisonniers arrivaient, ils étaient photographiés ainsi que lorsqu’ils étaient morts. Une photo était prise alors que leurs gorges avaient été tranchées, que leur corps avaient été mutilés par les tortures. Les photographes devaient prouver que les ennemis de l’Etat étaient bel et bien morts.

 

Les Khmers rouges tenaient aussi des registres pour les entrées et les sorties des prisonniers de la prison. Qu’ils soient morts ou voués à la mort.

 

Ces registres ont permis de révéler qu’il y a eut 10500 prisonniers qui seraient restés en moyenne 3 mois, qu’il y a eut des enfants tués. (Environ 2000)

 

C’est Douch, lui-même, qui disait les jours précis pour tuer certains détenus. Par exemple, il y avait un jour pour les femmes des ennemis, un autre pour les travailleurs des usines et un autre pour les enfants.

 

Les gardiens avaient entre 10 et 15 ans et sous l’endoctrinement des adultes, ils devenaient bien plus cruels que ceux-ci.  Les règles de l’Angkar étaient strictes et stipulaient qu’il ne devait pas y avoir de relations amoureuses. Cependant les Khmers rouges n’hésitaient pas à violer les filles ou les femmes du camp. Tout cela en cachette et si possible, le plus discrètement.

 

Sur tous les prisonniers de Tuol Sleng, personne n’a réussi à s’échapper. A la libération du camp d’extermination, il y avait uniquement 7 survivants.

 

Les hostilités avec les Vietnamiens

 

 En mai 1975, les premiers heurts frontaliers avec les Vietnamiens se produisent. Les Khmers rouges ont des vues sur la Cochinchine. C’est la partie méridionale du sud du Vietnam et qui se situe à l’est du Cambodge. Les Khmers considèrent Cochinchine comme leur berceau historique de leur peuple.  Alors les Khmers tentent des intrusions dans le pays et ils tuent plusieurs centaines de civils.

 

Le Kampuchéa démocratique refuse de signer un accord d’amitié et de coopération. En 1977, le parti communiste vietnamien décide d’intervenir avec des militaires contre les Khmers rouges. Ils font une brève incursion au Cambodge et lors de leur retrait, 300000 cambodgiens en profitent pour quitter le pays.

 

Les Khmers n’apprécient pas et dénonce la razzia de ses habitants. Mais les vietnamiens disent que se sont des réfugiés volontaires.

 

En 1978,  200000 personnes trouveront la mort dans des massacres car les hostilités sont immenses entre le Vietnam et le Cambodge. Les exécutions sont nombreuses et systématiques.

 

La chute

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Les vietnamiens vont se préparer très méthodiquement au combat. Ils vont importer des armes depuis l’URSS. Les radios des vietnamiens révèlent au monde entier toutes les atrocités qu’on fait les Khmers rouges.  Ils appellent ensuite le soulèvement des Cambodgiens.

 

Le 25 décembre 1978, l’Armée Vietnamienne pénètre au Cambodge. Pol Pot ne s’inquiète pas trop et continue ses activités de routine.

 

Pol Pot va libérer momentanément Norodom Sihanouk de sa résidence surveillée et lui donnera un discours délirant qui selon lui, il se serait déclaré convaincu par la victoire sur l’armée vietnamienne car le peuple cambodgien le soutiendrait. Il prônera aussi le retour de la guérilla qui entrainera dans un bourbier les vietnamiens. Sihanouk sera évacué avec son épouse vers Pékin.

 

En janvier 1979, les blindés vietnamiens pénètrent dans la capitale Phnom Penh qui a été désertée par ceux qui l’a défendaient. Quatre jours plus tard, le régime pro-vietnamien de la République de Kampuchéa est proclamé avec comme président Heng Samrin et comme ministre des affaires étrangères le jeune Hun Sen.

 

L’armée vietnamienne est accueillie avec un grand soulagement. Les Khmers rouges se replient le long de la frontière de la Thaïlande. Les hommes de Pol Pot y trouveront refuge.

 

La fin de Pol Pot

 

Lors de l’assassinat de Son Sen, Ta Mok craint pour sa vie et sa sécurité, il va prendre les devants et donc, rassembler des troupes pour réaliser un coup de force contre Pol Pot. Ce dernier va prendre la fuite avec ses hommes mais il sera transporté dans un hamac car son état de santé n’est pas très bon et ne lui permet pas de marcher.

 

Pol Pot sera capturé le 18 juin.

 

Le 28 juin, Khieu Samphân va annoncer la fin du gouvernement des Khmers rouges. La signature définitive se fera entre Norodom Ranariddh et Khieu Samphân le 6 juillet mais entretemps, la veille du jour dit, Hun Sen va réaliser un coup de force contre Ranariddh et ce dernier sera évincé du pouvoir.

 

En Juillet 1997, Pol Pot sera condamné à vie. Etant donné qu’il est gravement malade, il fera sa détention « assigné à résidence ». Trois de ses commandants seront exécutés mais Ta Mok est désormais le chef officiel des Khmers rouges et il demeure à la tête de plusieurs centaines d’hommes qui tentent de survivre.

 

 

Personnalité de l’article

 

  • Pol Pot, alias « Frère numéro 1 » mais de son vrai nom Saloth Sâr. Il était chef du mouvement du Kampuchéa démocratique ainsi que secrétaire du Parti communiste du Kampuchéa
  • Ta Mok, de son vrai nom Chhit Chhouen, était chef militaire, « Frère numéro 7 ». Il était surnommé « le boucher ». Il mourra en prison.
  • Khieu Samphân : il est le chef de l’Etat du Kampuchéa démocratique, il est surnommé « la bouche de Pol Pot » et il est chargé des relations internationales, après 1979, des Khmers rouges.
  •  Douch, de son vrai nom Kang Kek Leu. Il était le chef de la prison S-21. Un véritable tortionnaire qui sera condamné à la prison à perpétuité le 3 février 2012.
  • Son Sen était ministre de la défense, il fut exécuté avec sa famille sur ordre de Pol Pot en 1997

 

Génocide

 

Les crimes qui ont été commis par les Khmers rouges sont souvent qualifiés de génocide. Par contre, les massacres commis au Cambodge ne sont pas reconnus. Ils ne font pas partie des 4 types de génocides reconnus par l’ONU.

 

Il est difficile d’employer le terme de génocide alors que la plupart des victimes étaient tout de même des Khmers.

 

Le Bilan

 

Le nombre total des victimes est difficile et ne peut être calculé que par déductions ou des estimations. On estime les victimes du Kampuchéa démocratique entre 10 et 40 pourcent de la population Cambodgienne. Cela varie dont entre 250 000 et 3 100 000 morts, entre le mois d’avril 1975 et janvier 1979.

 

Les horreurs réalisées par les Khmers rouges vont prendre fin en 1979, en début d’année. Ils vont être chassés par l’invasion vietnamienne du Cambodge.

 

Malgré le renversement, les Khmers rouges continueront d’exister et ils vont mener une guérilla contre le gouvernement Pro-vietnamien. Ils vont semer la terreur et s’en prendront aux vietnamiens de souche.

 

Les Khmers rouges ne reconnaitront aucun massacre.

 

 

Liens importants

 

Photos de la prison S-21 de Charles Carrard et de Bruno Fontana

 

http://www.charlescarrard.com/gallery/S21/

http://www.fontana.book.fr/galeries/s21/

 

Photos prises à Tuol Sleng et Choeung Ek

http://amistanguy.free.fr/photos_tuols_sleng.php

 

Photos Agron Dragaj

Photos Agron Dragaj

 

 

Filmographie

 

S-21, la machine de mort Khmère rouge de Rithy Panh (film sorti en France en 2004)

Autobiographie de Hout Bophana de Rithy Panh (le film est diffusé à Tuol Sleng)

Douch, le maître des forges de l’enfer de Rithy Panh (film sorti en France en janvier 2012)

La déchirure de Roland Joffé en 1984

Khmers rouges : un procès conte l’oubli d’Alexander Dereims en 2005 (Documentaire de 52 minutes)

Khmers islam de Bruno Deniel-Laurent et Guillaume Orignac en 2008

Les rubis des Khmers rouges d’Olivier Weber en 2011

Cambodge : face au génocide de David Aronowitsch et Staffan Lindberg en 2010

Khmers rouges : une simple question de justice de Jean Reynaud et Rémi Lainé en 2011.

 

Bibliographie

 

Cambodge 1945-2005 : soixante années d’hypocrisie des grands de Gilbert Bereziat en 2009

Pol Pot, frère numéro un de David Chandler en 1993

S-21 ou le crime impuni des Khmers rouges de David Chandler en 2002

Pol Pot : le bourreau du Cambodge de Paul Dreyfus en 2000

De la dictature des Khmers rouges à l’occupation Vietnamienne, Cambodge 1975-1979 de Ken Khun en 1994

Le génocide du Cambodge, 1975-1979 : race, idéologie et pouvoir de Ben Kiernan en 1998

Les nouveaux Khmers rouges : enquête, 1979-1990 de Christophe Peschoux

Pol Pot : anatomie d’un cauchemar de Philip Short en 2007

Le génocide Khmer rouge : une analyse démographique de Marek Sliwinski en 2000

 

Des témoignages

 

La digue des veuves : rescapée de l’enfer des Khmers rouges de Denise Affonço en 2005

Quatre ans avec les Khmers rouges de Hour Chea en 2007

Quatre ans dans les camps Khmers rouges de Claire Ly en 2002

Prisonniers des Khmers rouges de Norodom Sihanouk en 1986

 

 

L’hymne National des Khmers rouges en vidéo

 

http://www.cambodgien.org/Cambodia%20THE%20KHMER%20ROUGE%20NATIONAL%20ANTHEM%20KH-fr.html

 

Sur le site de nombreuses vidéos intéressantes sur le régime des Khmers rouges.

 

 

Archives sur le cambodge :

 

http://www.ina.fr/recherche/recherche/search/cambodge

 

http://www.ina.fr/recherche/recherche/search/LONG+BORET

 

Documentaire sur Pol pot

 

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/autres-conflits/video/VDD06000061/la-guerre-de-l-armee-de-pol-pot.fr.html

 

http://www.ina.fr/video/VDD06000443/guerre-contre-l-armee-de-lon-nol.fr.html

 

Lieux de visite

 

Choeung Ek (the killing fields)

http://www.phnompenh.gov.kh/fr/phnom-penh-choeung-ek-139.html

 

 

 

 

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Histoire, Pancho Villa

Publié le 26 Juin 2012 par Quilaztli dans Histoire

Pancho Villa

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De son vrai nom José Doroteo Arango Arambula, il était aussi connu sous le nom de Francisco Villa. Cependant c’est par son diminutif qu’il fut le plus connu : Pancho Villa.

 

Pancho Villa est né le 5 juin 1848 à Rio Grande et décédé le 20 juillet 1923 à Parral. C’est un hors-la-loi qui est devenu général de l’armée fédérale au Mexique.

 

 

Biographie

 

C’est à l’âge de 12 ans que Pancho Villa fut orphelin et qu’il dut subvenir aux besoins de sa famille. Il travailla dans un ranch nommé El Gorgojito qui était la propriété de la famille Lopez Négrete.

 

Le propriétaire du ranch, un peu plus tard, tenta de violer la sœur de Pancho Villa, Martina Arango. Pancho la défendit à coups de pistolet. Il fut arrêté mais il s’évada en blessant au passage son geôlier.

 

En 1891, Pancho Villa alterna une vie bien rangée et de grandes périodes de banditisme. Il rencontra sur son chemin deux grands bandits connus : Refugio Alvarado et Antonio Parra. Ces bandits lui apprirent à voler et à tuer.

 

John Silas Reed était un journaliste et un militant communiste américain qui écrivit sur Pancho Villa. Il dit qu’en 1901 jusqu’en 1909, que Pancho Villa commit au moins 4 homicides et qu’il participa à une dizaine d’incendie prémédités, à de nombreux vols mais aussi à des enlèvements. Mais que parallèlement à cette vie dans le bandissisme, Pancho Villa menait une vie bien rangée en travaillant honnêtement comme boucher.

 

Les journaux à cette époque parlèrent beaucoup de Pancho Villa.

 

En mai 1910, Pancho Villa accompagné de sa bande allèrent brûler la mairie de Rosario (une ville d’Argentine) et qu’ils volèrent le sceau officiel puis qu’ils l’utilisèrent pour fabriquer des documents totalement faux. Avec ces documents, ils pouvaient prouver la légitimité de la propriété du bétail volé. Et ensuite Pancho Villa pouvait en vendre la viande dans sa boucherie.

 

Toujours en 1910, Pancho Villa se rend au ranch de San Isidro et se fait passer pour un acheteur de bétail. Les propriétaires du ranch furent tués par sa bande et lui-même. Au mois de juillet, il tue un des membres de sa bande d’un coup de couteau car celui-ci l’aurait dénoncé aux autorités.

 

En octobre, le ranch de Talamantes sera pillé par ses soins.

 

Plus tard, Pancho Villa va faire la connaissance d’Abraham Gonzalez, un gouverneur anti réelectionniste de Chihuahua.

 

Durant sa jeunesse, Pancho Villa était un homme qui ne buvait jamais d’alcool, qui ne disait jamais d’insultes ou de jurons. Il continua à garder ses habitudes sauf au niveau de l’alcool sur la fin de sa vie.

 

Pancho Villa n’avait jamais appris à écrire mais lors de sa captivité à Tlatelolco, il apprit.

 

Pancho Villa fit la connaissance de Francisco Madero, un homme politique. Celui-ci avait besoin d’homme aguerris pour faire une révolution. Il décida de donner sa chance à Pancho Villa et il le nomma colonel brigadier dans ses forces irrégulières. Il lui offrit aussi le pardon pour toutes ses fautes passées.

 

Pancho Villa fut toujours loyal à Madero et c’est ainsi qu’il fut aussi nommé « Le Centaure du Nord ».

 

La prise de Ciudad Juarez, une petite ville située au nord de l’Etat de Chihuahua au Mexique décida du sort du Président Diaz. Ce dernier parti alors en exil en France, en espérant éviter ainsi une guerre civile à son pays.

 

Francisco Madero prit le pouvoir à ce moment précis. Pancho Villa et 400 cavaliers furent mis sous les ordres du général Victoriano Huerta. C’est ainsi que Pancho Villa apprit la discipline et les tactiques militaires.

 

Huerta trouva que Pancho Villa devenait un concurrent dangereux et il décida alors de le faire arrêter pour un motif futile. Pancho Villa qui allait être fusillé, fut sauvé in extremis par Raul Madero.

 

Raul Madero était un général, un militaire et un politique révolutionnaire. Mais aussi le frèrre de Francisco Madero.

 

Etant assigné à résidence à El Paso jusqu’à l’assassinat du président Madero et du vice-président Suarez en 1913, Pancho villa se retrouva face à Huerta qui avait pris le pouvoir entretemps.

 

Pancho Villa faisant face à Huerta, avec de nombreux chevaux, des équipements, des armes, des munitions qu’il avait obtenues aux Etats-Unis, obtint des victoires militaires très importantes. Pancho Villa fut aidé par les troupes du général Felipe Angeles. Celui-ci était un artilleur qui avait étudié aux Etats-Unis et en France.

 

La prise des villes de Ciudad Juarez, Chihuahua, Torreon et Zacatecas provoquèrent la défaite de Huerta.

 

Par la suite, Pancho Villa, au pouvoir à Chihuahua, put contrôler les centres miniers et il fit frapper des pesos d’argent afin de payer ses troupes en 1914. Ce système lui permit d’augmenter ses effectifs et ceux-ci étaient payés en monnaies d’argent et non en papier monnaie qui était sans valeur.

 

Pancho Villa fit aussi imprimer des billets sans contre-valeur mais qui pouvaient être échangé en argent métal sur les territoires uniquement sous contrôle.

Avec ce moyen de paiement, il put alors régler toutes les livraisons de chevaux, de munitions, d’armes et de matériel provenant de l’Amérique.

 

Le 3 janvier 1914, Pancho Villa va signer avec la compagnie cinématographique « Mutual Film Corporation ». Le contrat était de 25000 dollars et donnait l’exclusivité à la compagnie pour  filmer tous les combats que Pancho Villa réalisait.

 

A l’heure actuelle, ces films existent encore et en les regardant, il est inévitable de constater la violence des combats. La Mutual Corporation donnait aussi 500 dollars à Pancho Villa si elle pouvait filmer les exécutions.

 

La Mutual tourna aussi un film nommé « The Life of general Villa » avec Francisco Villa (Pancho) dans son propre rôle et avec un jeune homme Raoul Walsh qui l’incarna lorsqu’il était jeune.

 

Pancho Villa est à la tête de 800 hommes lorsqu’il reprit la ville de Chihuahua et qu’il l’occupa durant environ 2 jours. Etant déçu par la politique de Venustiano Carranza, le président mexicain de 1915 à 1920, Pancho Villa s’allia avec Emiliano Zapata en 1915.

 

Emiliano Zapata et lui firent le pacte de Xochimilco. Cela dura jusqu’en 1920 lorsque Pancho Villa eut une défaite face à Alvaro Obregon et qu’il dut se retirer de la ville de Chihuahua.

 

Le gouvernement décida de donner l’hacienda de Canutillo à Pancho Villa car il avait donné sa reddition. Pancho Villa y restera jusqu’à son assassinat.

 

Son assassinat fut commandité par Alvaro Obregon. Ce dernier engagea des tueurs car il craignait toujours Pancho Villa.

 

Colombus

 

En 1916, le 9 mars précisément, les forces des Etats-Unis envahirent le territoire avec environ 400 cavaliers qui étaient dirigés par le général Ramon Banda Quesada. Ils participèrent à l’attaque de la ville de Colombus.

 

Celle-ci est située au Nouveau-Mexique. Ils incendièrent les immeubles, l’hôtel et la poste. Pancho Villa ne participa pas à l’attaque. Le bilan de cette attaque fut de 17 habitants de la ville tués, une centaine de morts mexicains et 14 soldats.

 

La raison de cette attaque serait une promesse faite par le Kaiser Guillaume II à Pancho Villa. Guillaume II lui aurait promis la somme de 800 000 marks pour que Pancho Villa crée des soucis avec les Etats-Unis. Ces derniers durent envoyer une partie de leur troupe au Mexique alors qu’elles étaient destinées à partir faire la guerre en Europe.

 

Pancho Villa accepta mais sans se faire payer. La raison de son acceptation était toute simple, il en voulait aux Etats-Unis de ne plus lui livrer d’armes, de chevaux, de munitions et de fournitures pour ses troupes.

 

Pancho Villa et les femmes

 

Les historiens savent exactement combien de fois, Pancho Villa se serait marié. Ils s’accordent sur le nombre de 75 fois !

 

Certaines femmes se sont fait connaître après la mort de Pancho Villa et les plus connues sont :

 

  • Juana Torres
  • Austreberta Renteria
  • Luz Corral
  • Pilar Escalona
  • Maria Anaya
  • Maria Amalia Baca
  • Soledad Seanez Holguin
  • Asunción B.

 

Officiellement, en 1946, le congrès mexicain reconnut Soledad Seanez Holguin comme la véritable épouse légitime de Pancho Villa. Elle s’était mariée avec lui en 1919. Mais d’autres unions furent reconnues plus tard dont celle de Luz Corral.

 

Filmographie

 

  • Viva Villa ! de Jack Conway et Howard Hawks en 1934
  • Pancho Villa de Buzz Kulik avec l’acteur Charles Bronson en 1968
  • Il était une fois la révolution de Sergio Leone en 1971
  • And starning Pancho Villa as Himself de Bruce Beresford avec l’acteur Antiono Banderas.

 

La statue de Pancho Villa

 

La statue de Pancho Villa se trouve dans la  ville de Palomas à Chihuahua.

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Histoire, le Taj Mahal (mythe)

Publié le 23 Juin 2012 par Quilaztli dans Histoire

Le Taj Mahal, la légende

 

 

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L’histoire du Taj Mahal, c’est l’histoire la plus belle d’amour qui défie le temps encore de nos jours.

La légende raconte, qu’en 1607, alors que le temps était beau, il y a eut une belle fête au bazar royal. Ce jour-là, les aristocrates du harem vont faire des emplettes. Elles sont à la recherche de parfums, d’onguents et de soieries. Dans ce marché de Meena, les hommes n’ont pas le droit de venir, c’est strictement interdit. S’ils se faisaient prendre, un bourreau leur trancherait les mains mais aussi les pieds. Mais certains jours exceptionnels, le marché de Meena ouvre ses portes à toutes les catégories. Une foule s’y presse alors pour les achats que se soit des humbles ou encore des seigneurs.

 

Des courtisanes d’ordinaire très discrètes se mettent à interpeller les passants et deviennent très bruyantes. Dans le marché, la musique est partout et bien présente ainsi que des danses. L’animation est partout. Les jeunes aristocrates font des joutes oratoires, celui qui trouvera la meilleure rime ou encore celui qui aura la meilleure répartie pour attirer l’attention des jeunes femmes sera le grand gagnant.

 

Le prince Khurram est un très beau jeune homme. Il deviendra le cinquième empereur Moghol, c’est le deuxième fils de Jahangir. Lorsqu’il montera sur le trône le prince prendra le nom de Shah Jahan. Le prince a déjà de nombreux talents, il aime la poésie, il est courageux et un bon guerrier. Il excelle en chant et en caligraphie alors qu’il n’a que seize ans.

 

Sur le marché de Meena, en ce jour de fête, il reste soudain immobile, attiré par le regard de la belle princesse Arjumand Banu Begam. Celle-ci à quinze ans et c’est une superbe jeune fille très belle et très talentueuse. C’est un instant magique pour les deux adolescents et un coup de foudre magnifique. Si bien que le lendemain, le prince demande l’autorisation à son père d’épouser Arjumand. Celui-ci accepte cette belle idée mais ne veut pas que le mariage soit célébré de suite. Il diffère la date.

 

Malheureusement, le prince Khurran se maria l’année suivante mais à une princesse perse. La religion musulmane ne lui interdisant pas d’avoir plusieurs femmes, le prince avait encore tous les espoirs permis pour épouser Arjumand. Durant cinq années, les jeunes gens ne purent se parler, ni se voir. Ce n’est que le 27 mars 1612, que les astrologues de la cour les autorisèrent à se marier. La coutume veut que la cérémonie soit faite chez la fiancée. A minuit, le roi convia tout le monde à un grand repas, un somptueux festin fut donné. Pour ceux qui y participaient, c’était un grand honneur d’être là.

 

Le roi était sous le charme de sa belle-fille Arjumand si bien qu’il lui donna plusieurs marques de distinctions et l’une d’elle l autorisait à un changement de nom. Arjumand devient donc « Mumtaz Mahal » ce qui veut dire « la préférée du palais ».

 

Après le mariage, les jeunes époux deviennent vraiment inséparables. Mumtaz Mahal est resplendissante et d’une grande beauté. Elle est élégante et possède de grandes qualités de cœur. Elle est appréciée par tous et les femmes du pays la prennent comme modèle. Le prince de son côté est devenu un homme parfait. Ce n’est que le 4 février 1628, soit seize années plus tard, qu’il pu accéder au trône Moghol et devenir roi. C’est à ce moment-là qu’il devint Shah Jahan.

 

Les fêtes de couronnements du roi durèrent un mois complet. C’est là qu’il comprit aussi que son royaume avait de gros soucis. Son père Jahangir avait laissé tout cela de côté pour se consacrer uniquement à ses propres plaisirs. Shah Jahan se retrouvait avec un triste héritage.

 

Cependant, son amour pour Mumtaz Mahal restait comme au premier jour de leur mariage, sans une seule ombre. Durant dix-neuf années, Mumtaz Mahal eut quatorze enfants mais seulement sept d’entre eux survécurent.

 

En 1630, une campagne fut menée contre un dissident Khan Jahal Lodi. L’empereur Shah Jahan avait donné la permission à sa femme Mumtaz de l’accompagner alors qu’elle était enceinte. La naissance était imminente. La naissance de l’enfant fut annoncée à l’empereur par un message : « Votre quatorzième enfant vient de naître, c’est une fille, elle est en bonne santé ! ». Dans ce message, il n’y avait aucune indication concernant sa femme. Ce n’est que très tard dans la soirée,  que d’autres messagers furent envoyés et c’est là que l’empereur apprit la mauvaise nouvelle. Mumtaz Mahal était au plus mal et elle réclamait son mari auprès d’elle.  Shah Jahan se précipita au chevet de sa femme et ne l’a quitta plus. Au petit matin, elle ferma les yeux pour l’éternité. L’empereur, très touché, par la perte de sa bien-aimée, s’enferma dans ses appartements durant une semaine. Lorsqu’il en ressorti enfin il donna l’ordre de construire la plus belle des mausolées, la plus grandiose en mémoire de sa femme Mumtaz Mahal.

 

La légende dit que Mumtaz Mahal, avant de fermer les yeux, avait formulé deux vœux. Le tout premier était que son tendre époux ne fasse plus d’autres enfants et le second était que son époux fasse construire le plus beau monument possible en sa mémoire. Que ce monument puisse être à capable de défier le temps et qu’il puisse proclamer leur amour éternel pour toujours.

 

Shah Jahan fit donc construire sa mausolée. Les travaux commencèrent en 1632. L’empereur fit appel aux meilleurs joailliers, aux meilleurs architectes, à des artisans venus de Perse mais aussi de l’Empire Ottoman et d’Europe afin que son palais fût l’un des plus magnifiques.

 

La naissance du Taj Mahal a été conçue comme le plus beau des bijoux dans un magnifique écrin de marbre. Il abrite aussi la dernière demeure de Mumtaz Mahal. Elle y repose pour l’éternité.

 

Le palais fût conçu et imaginé avec de nombreux joyaux de différentes couleurs qui se reflètent au cours de jours et des nuits démontrant les changements d’humeur ou encore la souplesse de Mumtaz Mahal. Des couleurs rose à l’aube, éclatantes de lueurs blanches à midi, dorées au coucher du soleil et mystérieuses durant la nuit, éclairées par les astres.

 

Le Taj Mahal est fait à l’image de Mumtaz Mahal grâce à ses décors majestueux, l’harmonie des formes, toutes les richesses des décors imaginés par l’empereur. Tout est réalisé pour faire honneur à la princesse.

 

Le Taj Mahal symbolise toute la beauté de Mumtaz Mahal et tout l’amour que se portaient ces deux êtres d’exception.

 

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Le Taj Mahal

 

 

 

La construction

 

Le Taj Mahal est situé en Inde. Il a été construit avec des matériaux provenant de différentes régions de l’Inde ainsi que de l’Asie. Ce sont des éléphants qui ont été utilisés afin de transporter tout le matériel pour construire l’édifice. 

 

C’est au Rajasthan que le marbre blanc fut extrait. Le Rajasthan est au nord-est de l’Inde et sa capitale est Jaipur. Le jaspe vient du Panjab et la turquoise ainsi que la malachite proviennent du Tibet. D’autres matériaux proviennent de la mer Rouge comme le corail, du Sri Lanka pour le lapis-lazuli, du Yémen et de la Perse pour la cornaline. La Perse apportera encore de l’onyx et le Yémen de l’agate.

Du cristal de roche sera importé de l’Himalaya et des grenats du Gange. En tout, il y aura plus de 28 sortes de pierres fines ou ornementales qui serviront à composer tous les motifs de la grande marqueterie qui sera incrustée dans le marbre blanc.

 

Le Taj Mahal fut terminé en 1648 mais ceci est invérifiable.

 

La tombe

 

Le Taj Mahal possède un dôme central qui est le tombeau de Mumtaz Mahal. Celui-ci est entouré de quatre minarets qui sont totalement identiques. Ces minarets sont inclinés vers l’extérieur en prévision d’un tremblement de terre. Si cela arrivait, les minarets tomberaient vers l’extérieur du tombeau et non à l’intérieur.

 

Sur la gauche du Taj Mahal, il y a une mosquée faite de grès rouge. Elle fut construite pour servir aux pèlerins qui cherchaient un lieu de culte mais aussi pour sanctifier le lieu.

Sur la droite du Taj Mahal, il y a une autre réplique. Une réplique exacte de la mosquée. Elle est connue sous le nom de « Jawab » ce qui veut dire « réponse ». Elle n’est pas employée comme mosquée car elle n’est pas tournée vers la Mecque (ville sainte). Elle a été construite uniquement pour garder la symétrie architecturale du lieu.

 

Sur l’avant du Taj Mahal se trouvait le « Charbâgh ». C’était quatre jardins traditionnels persans où étaient plantés des arbres et où il y avait de nombreuses fleurs. Malheureusement, Lord Curzon qui était le vice-roi britannique fit enlever ce beau jardin pour y mettre à la place des pelouses typiquement britanniques. Lord Curzon était Gouverneur général des Indes de 1899 à 1905.

 

Le Taj Mahal a été réalisé en grande partie par des hindoues au savoir faire exceptionnel, ce qui donna au monument son « identité » indienne alors que l’architecture est plutôt islamique. La main d’œuvre hindoue fit des miracles, ils réalisèrent l’un des chefs d’œuvres les plus important et surtout le plus admirés du patrimoine mondial.

 

C’est en 1983, que le Taj Mahal fut inscrit à l’UNESCO au patrimoine mondial.

 

 

La Darwaza

 

La Darwazaest la porte immense et majestueuse qui se trouve à l’entrée du Taj Mahal. C’est une grande structure de grès rouge avec trois niveaux. Elle possède une place centrale octogonale en forme de voûte qui abrite plusieurs petites pièces situées sur les côtés. Cette porte est formée d’une haute arche au centre et qui est flanquée d’une aile de chaque côté sur deux niveaux. Sur ses murs, il y a en calligraphie arabe, les versets du Coran. Les bordures de la porte étaient autrefois bordées en argent. Mais de nos jours, l’argent a été remplacé par du cuivre. Elle était décorée de 1000 clous. C’était à l’époque des pièces de monnaie.

 

Le Bageecha

 

C’est un beau jardin d’agrément qui est traversé par des allées. Il possède deux canaux en marbre soulignés par de fontaines et entourée d’arbres, de cyprès particulièrement. Ces cyprès débutent près du bassin qui est en cruciforme et au centre du jardin. Ce qui partage le jardin en quatre carrés égaux. Ces carrés possèdent seize parterres qui contiennent des plantes. Le jardin a été réalisé de façon à ce que tout soit toujours symétrique. Les canaux sont là pour renvoyer l’image du Taj Mahal de façon parfaite. A l’époque, les canaux accueillaient des poissons colorés et les jardins recevaient de magnifiques oiseaux.

 

 

La pollution

 

Malheureusement, le mausolée du Taj Mahal est entrain de subir les attaques de la pollution, elle jaunit avec le temps. C’est à cause de la pollution dans l’air. Des plans ont été conçus avec la possibilité tous les deux ou trois ans de prodiguer un bain de boue sur la structure de marbre. Ce bain de boue qui devrait enlever la poussière accumulée, une fois que ce sera séché puis nettoyé. 

Par contre, tout ce nettoyage a un coût qui a été estimé à 230000 dollars.

Le Taj Mahal accueille plus de trois millions de touristes tous les ans. Ces visiteurs doivent désormais laisser leur voiture à plus d’un kilomètre du monument et faire le trajet à pied. Tout cela dans le but de diminuer la pollution sur le site.

 

 

Les mythes et les légendes du Taj Mahal

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Le Taj Mahal

 

Une légende raconte que l’empereur Shah Jalan voulait construire sur la rive gauche une grande réplique du Taj Mahal. Cette réplique aurait, cette fois-ci, été réalisée avec du marbre noir. Il voulait que les deux bâtiments soient reliés par un pont. L’idée aurait été suggérée par un joaillier nommé Jean-Baptiste Tavernier. Cet homme était un français, un voyageur et un pionnier qui faisait du commerce avec l’Inde.

 

Jean-Baptiste Tavernier se rendit plusieurs fois en Inde à la recherche de pierres. Il raconta qu’il avait assisté à plusieurs étapes de la construction du bâtiment. Bien qu’il eut fait beaucoup d’écrits importants et que ceux-ci soient une source inestimable de renseignement sur le pays, il semblerait qu’il fut berné et abusé. Il prétendit que Shah Jahan subit un renversement par son fils ce qui empêcha la construction de se faire. Il fut peu probable que les travaux fussent envisagés à cause de l’état des finances impériales.

 

Ensuite, le marbre blanc pouvait se trouver un peu partout dans le pays, surtout au Rajasthan et ce, en très grande quantité. Donc un coût moindre et une distance courte pour ramener les pierres. Tandis que le marbre noir est difficile à trouver en grande quantité, même de nos jours. Si la réplique avait réellement vu le jour, elle aurait coûté énormément d’argent ce qui est donc impossible.

 

Par contre, il y a eut effectivement des découvertes comme lors des fouilles en face du Taj Mahal, sur l’autre rive du fleuve. Des structures ont été découvertes mais c’était les restes d’un jardin Moghol nommé « Mehtab Bagh ».

Ce jardin possédait un grand plan d’eau où se reflétait le Taj Mahal et c’est peut être cela qui a donné naissance au mythe du second Taj Mahal.

 

 

Visiter le site du Taj Mahal virtuellement

http://www.taj-mahal.net/augEng/main_screen.htm

 

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Histoire, l'expédition Donner, Reed

Publié le 23 Juin 2012 par Quilaztli dans Histoire

 

L’expédition Donner, Reed

 

 

Pour les indiens d’Amérique du Nord, dont l’histoire a commencé près de 20 mille ans sur le continent, l’arrivée des Européens s’est traduite par une grande remise en question sur leur culture, sur leurs traditions et même sur leur existence. Avec l’arrivée des Européens apparurent aussi de grandes catastrophes écologiques et ethniques dont le massacre des indiens et le saccage de la faune.

 

Arrivèrent ensuite les Espagnols puis les colons américains. Ils envahirent le territoire. Ces nouveaux conquérants provoquèrent en très peu de temps, la disparition de nombreuses tribus et d’espèces animales dont les ours et les loups.

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Au commencement……

 

Tout commence dans les années 1840, les américains poussés par la crise financière et les épidémies de malaria et de choléra, vont envahir l’ouest vers ces territoires qui les ont toujours fascinés. Quand les pionniers se mirent en route, à l’ouest du Mississippi, il n’y avait pas plus de 20 000 blancs.

 

Dix ans après, ils étaient plus d’un demi-million de familles et d’hommes à l’assaut des terres de l’Oregon et de la Californie. Cesterres étaient vierges de tout être humain.

 

Le témoignage de cette ruée vers l’Ouest est visuel, ce sont les profonds sillons de plus d’un mètre par endroit qui ont été creusés par les chariots sur les pistes).

 

Voici le terrible épisode de l’expédition « Donner ». Le nom de cette expédition fut donné à un groupe de colons américain qui étaient en route pour la Californie durant la période de la « fièvre de l’ouest ».

 

L’histoire

 

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C’est au début de l’année 1846 qu’une grande partie de l’Amérique est encore un territoire indien et sous la tutelle du Mexique. (Texas, Nouveau-Mexique, Oregon et Californie)

C’est un territoire immense que beaucoup d’émigrants rêvent de conquérir et surtout de coloniser. Parmi eux, se trouve un tout jeune avocat du nom de Lansford Hasting. Il a alors 27 ans et sa folle ambition fera la perte de l’expédition Donner.

 

Lorsqu’il arrive, dans les années 1842, en Californie, Lansford Hasting est ébloui par la beauté du territoire et pas les possibilités que peut apporter cette région. Il rêve d’en faire une république et d’en prendre ensuite le gouvernement.  Pour y parvenir, il doit peupler ce territoire de colons américains et il doit aussi convaincre le plus d’émigrants possibles afin qu’ils viennent s’y installer.

 

C’est ainsi qu’il va publier à leur intention un guide nommé « Le guide de l’émigrant en Oregon et en Californie ». Dedans, Lansford Hasting va décrire un Eden ouvert à toute personne et il propose même un itinéraire pour pouvoir traverser le grand bassin qui se situe entre les montagnes rocheuses et la Sierra Nevada.  Ce qu’il ne dit pas c’est que son raccourci est inconnu de lui-même et de tous !

 

En 1946, le 16 avril précisément, neuf chariots vont partir de l’Illinois vers l’Ouest. Dans ce convoi, 3 notables de la ville : Georges et Jacob Donner et James Reed. Ils ont décidé de faire le voyage vers la Californie. GeorgesDonner est un fermier. Avec son frère Jacob, il a fait fortune.

 

Le maitre d’œuvre de l’expédition se nomme James Frazier Reed. C’est un brillant homme d’affaires, lui aussi, à fait fortune et il rêve d’une vie nouvelle en Californie. Avec lui, son épouse Margaret qui souffre de grosses migraines chroniques. Le couple espère que le climat de la Californie pourra l’aider à guérir. Ils ont 4 enfants : Martha, Virginia, James et Thomas.

 

La mère de Margaret fera aussi partie du voyage en chariot, avec 2 domestiques et 7 conducteurs de chariot.

 

Ce groupe de voyageurs est composé de 32 personnes.

 

L’expédition se dirige, tout d’abord, vers la ville d’Indépendance sur le Missouri, puis vers les pistes de la Californie et de l’Oregon. Plus de 4000 kilomètres à travers les déserts et les montagnes.

 

Mais heureusement pour eux, il y a cette fameuse route décrite dans le livre de Lansford Hasting. Cette « route nouvelle » est un raccourci. L’ouvrage ne quitte jamais Jacob Donner.

 

Les jours qui suivent plusieurs convois de chariots vont finalement se mettre en route eux aussi.

 

 

Le 12 mai, la famille Reed et la famille Donner quittent la ville d’Indépendance. De violents orages éclatent sur le convoi, mettant en fuite les bêtes de trait. La piste devint boueuse et les chariots durent rouler au pas.

 

Le chariot de la famille Reed possède un large poêle en fonte, des sièges en cuir et des couchettes. Ils ont de grosses difficultés à avancer malgré que le chariot ait un attelage de 8 bœufs pour mieux grimper les côtes. Le fait que le chariot ait du mal à avancer, cela attire la fureur des autres émigrants qui sont derrière eux.

 

Le 17 juillet, soit environ une semaine après la date prévue, l’expédition va atteindre le fort « Laramie ».  C’est un relai de poste situé dans les Montagnes Rocheuses. Là se trouve un montagnard qui vient justement de faire le trajet par le « raccourci de Hasting ». Il déconseille au convoi de partir mais au même moment, un cavalier porteur d’un message de Lansford Hasting va arriver. Ce message leur demande de se rendre au « Fort Bridger » car Hasting les attend là-bas pour les guider, lui-même, sur la fameuse « nouvelle route ».

 

 

Le 20 juillet, Little Sandy River est atteinte par le convoi de chariot. Là, les pistes bifurquent. Une grande partie des émigrants décident de partir par la droite mais 20 chariots dont les 9 des familles Donner et Reed vont partir par la gauche vers « Fort Bridger » en Oregon. Mais une fois arrivés sur place, ils apprirent que Lansford Hasting venait de repartir quelques jours plus tôt avec une autre expédition. Il leur a laissé un message disant aux retardataires de le rejoindre plus loin. Le groupe de 20 chariots passera environ 4 jours à « Fort Bridger ».

 

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Le 31 juillet, le convoi quitte « Fort Bridger » et progresse assez bien durant la première semaine. Ils font environ 15 à 20 kilomètres par jour. Ils s’enfoncent maintenant dans les montagnes sur les traces des chariots du convoi de Lansford Hasting.

 

Le 6 août, en bordure de piste, le convoi va trouver un message de Hasting épinglé sur un buisson. Le message dit tout simplement que la piste plus haut est vraiment impraticable.

 

C’est James Reed qui va partir à la recherche de Lansford Hasting et il va réussir à le rejoindre 5 jours plus tard. Hasting refuse d’attendre le convoi Donner et il va lui indiquer la direction à prendre.

 

Lorsque le convoi arrive, l’expédition décide de suivre ce fameux conseil et ils quittent la piste. Mais maintenant, ils avancent au rythme de 3 à 4 kilomètres par jour. Il va leur falloir plus de 6 jours pour franchir les 12 kilomètres qui les séparent du somment de la montagne nommée « Big Mountain ». Ils sont pressés par le temps, il n’y a plus que 1000 kilomètresà parcourir.

 

Le convoi de chariot a retrouvé les traces du convoi de Hasting. Il se dirige toujours vers l’Ouest mais soudain les traces bifurquent vers une clairière où coule une source. Ils y trouveront un nouveau message mais impossible à lire car celui-ci est en lambeaux.

 

Le 30 août, l’expédition arrive enfin dans le désert mais au bout de 3 jours, les réserves qu’ils avaient faites  en eau sont épuisées. Durant la nuit, les bœufs des Reed brisèrent leurs liens et s’enfuirent car ils étaient devenus fous à cause de la soif qui les tenaillait. Après des recherches, les bœufs ne furent jamais retrouvés.

 

Les Reed doivent alors abandonner leur chariot ainsi que leurs affaires. C’est très dur pour la famille.  La traversée du désert prendra 5 jours. Hasting avait annoncé 60 kilomètres mais ils en firent 130 !

 

Le bilan fut terrible, beaucoup ont été victime de la soif et sont dans un état grave. Les bœufs, au nombre de 36, ont été perdus ainsi que les chariots qu’ils tiraient. La perte est immense si bien que 2 hommes décidèrent de partir à la recherche de secours en Californie.

 

Le 26 septembre, l’expédition Donner se remet en route vers la « Humbolt River ». C’est là que le raccourci de Lansford Hasting rejoint l’ancienne piste. Mais ils ont fait 200 kilomètres de plus que par la route normale !

 

De son côté, Hasting est arrivé à « Fort Sutter » avec un convoi de 80 chariots. Tous les émigrants partis au printemps 1846 étaient bien arrivés en Californie. Tous sauf les familles Donner et Reed.

 

Le 5 octobre, un incident va perturber le trajet, en essayant de se doubler en haut d’une côte, le chariot des Reed et celui des Graves vont se bousculer et s’enchevêtrer. La tension va monter d’un cran et Snyder, le cocher va prendre le manche de son fouet pour taper sur les bœufs. James Reed va tenter de l’arrêter mais Snyder le frappe violemment.

 

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Reed sort alors un couteau et lorsque Snyder va lever le bras pour le frapper une nouvelle fois, Reed va lui enfoncer le couteau en pleine poitrine. Snyder tombe mort. Suite à cela, un conseil va se réunir afin de délibérer. Il en ressortira que Reed sera inculpé de meurtre. On propose de le prendre mais Margaret, sa femme, implore qu’on le bannisse plutôt que la mort. Ce fut accepter et le lendemain, Reed partira seul.

 

Après cet incident malencontreux, le convoi du accélérer l’allure et afin d’épargner le plus possible les montures, ils décidèrent de marcher à côté des chariots. C’est une grande course contre la montre qui débute contre le mauvais temps. Il leur faut franchir une dernière chaine de montagne. Celle-ci les sépare de la Californie. Il faut aller vite car il ne faut pas qu’ils soient bloqués par la neige lorsqu’ils seront au sommet.

 

Ils n’ont toujours pas de nouvelles des 2 hommes qu’ils ont envoyés à « Fort Sutter ». Dans la nuit du 12 octobre, l’expédition se fait attaquer par les indiens Paiutes. Les indiens sont armés de flèches empoisonnées et ils arrivent à tuer 21 bœufs.

 

Le 16 octobre, le convoi amoindrit atteint le Truckee. C’est un étroit torrent qui s’enfonce dans les montagnes mais aussi la porte de la Sierra Nevada.

 

Le 19 octobre, ils sont rejoints par Charles Stanton. Il a 7 mules chargées de nourritures et 2 guides indiens avec lui. Il leur donne des informations sur le col qu’ils doivent passer. D’après ce que Charles Stanton leur dit, le col ne sera pas enneigé avant un mois.

 

L’expédition reprend alors espoir et recommence à y croire, ils établissent un camp à environ 80 kilomètres du sommet et ils vont passer 5 jours sur cet endroit afin de se reposer avant l’ascension.

 

Le 31 octobre, le chariot de George Donner a des soucis, l’essieu s’est brisé. George décide de tailler une pièce pour remplacer l’essieu et le reste du groupe continue sa route. Durant toute la nuit, le reste du convoi va guetter l’arrivée des Donner mais ils n’arrivent pas.

 

La neige commence alors à tomber. Dès le lendemain, elle a déjà recouvert les pentes et une course folle s’engage afin d’arriver au plus vite en haut du col. Mais au sommet, la neige a déjà une épaisseur d’un mètre 50.

 

Charles Stanton et ses guides parviendront jusqu’au sommet mais ils décideront de faire demi tour pour aider leurs compagnons de route qui sont maintenant totalement incapables d’avancer.  La nuit tombe et la température est très basse, la neige arrive en bourrasques et giflent les corps. Ils se blottissent tous les uns contre les autres et tentent de se mettre à l’abri des rochers.

 

A leur réveil, ils ne peuvent que constater que la passe de Truckee est bloquée. Alors ils décident de retourner sur leur pas pour établir un campement au lac de Truckee. La neige continue de tomber sans trêve.

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Non loin, à Fort Sutter, on n’a plus aucune nouvelle de l’expédition Donner depuis des semaines. Mais un jour, un homme arrive à Fort Sutter, c’est James Reed, celui qui a été banni du convoi à cause du meurtre. Il est surprit de constater qu’il est le premier à être arrivé et malgré son épuisement, il décide de demander des mules ainsi que de la nourriture pour repartir les chercher.

 

Mais il n’y a plus d’hommes valides au Fort, ils sont partis dans le sud afin de combattre les mexicains. Le projet d’envoyer des secours est alors reporté à plus tard.

 

 

Dans le campement d’hivers près du lac Truckee, le groupe de Donner se compose maintenant de 25 hommes, 15 femmes et de 41 enfants. Il y a 81 survivants qui s’entassent dans 2 campements de fortune.

 

Les Breen ont réussi à trouver une cabane abandonnée pour s’abriter avec leurs7 enfants. Quatre autres familles se sont réunies dans une bâtisse qu’ils ont construite en toute hâte. Les Braves et Mme Reed avec ses 4 enfants sont de l’autre côté, dans une baraque de planches ouvertes à tous les vents.

 

Lewis Keseberg a construit une sorte d’appentis avec des planches qu’il a ramassée. Et les Donner sont installée à 10 kilomètres de là, sur les lieux où la tempête de neige les a surpris. Lors de la fête de « Thanksgiving », il n’y a plus rien à manger. C’est là que la première victime meurt, c’était un conducteur de chariot.

 

Le 16 décembre, un groupe va partir afin de franchir le col. Ils sont 15 : 9 hommes, 5 femmes et 1 enfant qui a 12 ans. Les 2 indiens vont leur servir de guides et un ancien trappeur Franklin Graves va leur fabriquer des raquettes avec des branchages et des lanières de peau.

Le groupe mettra 2 longues journées, épuisantes pour arriver en haut du col. Après 6 longs jours de marche, le groupe n’a plus de nourriture. Ils n’ont plus rien avalé depuis près de 3 jours et ils sentent que la mort rôde autour d’eux.

 

C’est à ce moment qu’ils décident que l’un d’eux doit se sacrifier afin que les autres puissent survivre.  Ils tirent au sort et c’est Patrick Dolan qui est désigné. Mais aucun d’entre eux n’a le courage de le tuer. La neige va bientôt finir par recouvrir le petit groupe et faire sa première victime puis Franklin Graves, Patrick Dolan, Lem Murphy.

 

L’enfant de 12 ans agonise doucement. Alors pour survivre, quelqu’un va arracher des morceaux de chair sur les cadavres et les faire cuir sur la braise. Chacun se détourne des autres pour manger. Ils ne sont pas fiers mais ils n’ont pas le choix. Seuls les indiens refusent de manger.

 

Les autres membres du groupe vont découper dans ce qui reste des cadavres, des morceaux de chair puis les envelopper dans des linges. Dessus, ils vont noter soigneusement le nom des cadavres afin que personne ne mange quelqu’un de sa famille.

 

Ils se remettent ensuite en route. Foster William proposera plus tard de tuer les indiens lorsqu’ils n’auront plus de nourriture mais William Eddy refuse et tente de le faire renoncer à son projet.

 

William Foster perdit la tête, il devint dément et il tua les 2 indiens d’une balle dans la tête. Le petit groupe se servit alors de leurs cadavres pour survivre.

 

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Le 21 décembre, un homme va témoigner que Jacob Donner et 3 autres personnes sont morts. Il affirme venir du camp des Donner.

 

Le 10 janvier, James Reed a réuni de l’argent et des secours lorsqu’il s’est rendu à San Francisco. Il va pouvoir porter secours à l’expédition Donner.

 

La guerre est aussi terminée.

 

Le 17 janvier, une femme nommé Harriet Ritchie qui vit au pied de la Sierra Nevadaentend que l’on frappe à sa porte. Lorsqu’elle ouvre, elle se retrouve face à un homme qui lui demande de la nourriture. A quelques pas  de lui, il y a 6 corps inanimés et étendus par terre.

Sur le groupe qui était parti accompagné des 2 indiens, il ne reste plus que l’homme et les 5 femmes.

 

Le 5 février, une première équipe de secours est enfin lancée vers l’expédition Donner, elle part de « Johnson’s ranch » qui est situé sur le versant Californien.

 

 

Une 2è équipe sera ensuite envoyée quelques jours plus tard et elle sera dirigée par James Reed.

 

Le 19 février, la première équipe de sauvetage arrive au col. De loin, ils peuvent voir le lac. Lorsqu’ils s’approchent, ils découvrent 12 corps mais il reste encore 48 personnes en vie.

 

Peggy Breen, Tamsen Donner et Margaret Reed ont réussi à garder leurs enfants vivants. Aucun d’entre eux n’a mangé de la chair humaine, ni le reste de ce groupe. Les sauveteurs vont pouvoir les emmener mais les Breen ainsi que les Donner vont accepter d’attendre l’arrivée de la 2e équipe de sauvetage.

 

Le 22 février, tout le convoi se met en route. Mais le cauchemar de l’expédition Donner n’est pas près d’être terminé.

 

Pendant plus de 2 mois, quatre équipes de sauvetage vont lutter contre la neige, le froid pour aller secourir le reste de l’expédition Donner. Les enfants de Reed, les plus petits Thomas 3 ans et Patty 8 ans vont rester en arrière, ils resteront au camp. L’ascension vers le sommet est un vrai enfer, 2 enfants meurent lors du trajet et d’autres personnes sont mourantes.

 

C’est alors qu’ils aperçoivent l’équipe de sauvetage qui est menée par Reed. Margaret Reed en reconnaissant la voix de son mari, s’effondre dans la neige.

 

James Reed va parvenir jusqu’au campement où sont restés ses enfants. Patty et Thomas sont vivants. Mais le campement offre une vue indescriptible. Les survivants ont commencé à manger les nouvelles victimes.

 

James Reed va repartir avec son groupe de sauvetage mais une tempête encore plus violente va s’abattre sur eux, une nouvelle fois. Impossible pour le convoi d’avancer alors ils vont se trouver un endroit, et ils parviendront à garder leur feu allumé durant seulement 2 jours jusqu’à ce que la neige finisse par tout englober.

 

Ils vont réussir à survivre durant 10 jours, ils ont du mangé malheureusement plusieurs d’entre eux.

 

 

Lorsque la 3e équipe arriva à son tour, avec les secours, ils ne retrouvèrent que 7 survivants au lac.

 

Il y avait Tamsen Donner qui avait survécu à toutes ces épreuves mais qui était mourant. Il lui demanda de partir sans lui. Mais une fois encore, elle va refuser de l’abandonner à son sort.

 

Une autre équipe de sauvetage restera bloquée durant un mois par le vent, le blizzard. Et quand les sauveteurs vont parvenir jusqu’aux victimes, ils vont trouver Lewis Keseberg, en plein délire, entouré de nombreux cadavres. Ces cadavres étaient à demi dévorés, et Lewis était le seul survivant.

 

Le 21 avril, les derniers sauveteurs vont quitter le lac Truckee. Ils atteindront la vallée des ours le 25 avril soit un an, jour pour jour, après le départ de l’expédition Donner de la ville de Springfield.

 

Sur les 87 hommes au départ, le bilan est terrible, il reste 46 survivants.

Le deux tiers des femmes et des enfants ont pu survivre et les trois tiers des hommes ont péri.

La famille Donner a perdu 2 couples et quatre de leurs enfants sont morts.

La famille Reed et la famille Breen en sont ressortis tous vivants.

 

 

A la fin des années 1849, c’est plus de 100 000 personnes qui se sont ruées vers ces territoires vierges.

Ils s’installeront tous où l’expédition Donner a souffert. Le col de la montagne a été baptisé le « Donner Pass » car son trafic fut augmenté énormément.

 

Le lac Truckee est devenu un endroit pour les excursions et il y a un site de vacances qui est ouvert toute l’année.

 

 

Les familles

 

  • Les Reed :

James Reed était le chef de l’expédition Donner. Il est arrivé avant l’expédition puis est reparti avec des équipes de sauvetage. Margaret Reed a survécu ainsi que les enfants.

 

  • Les Murphys :

Lavinia Jackson Murphy (50 ans) a voyagé avec ses 7 enfants. Elle était la veuve de Jérémie Burns.

 

  • Les Graves :

Franklin Graves (57 ans)  avait 3 chariots et ils voyageaient avec leurs 9 enfants. Ils ont rattrapé l’expédition Donner au mois d’août.

 

  • Les Breen :

Ils ont tous survécu à cette terrible expédition. Patrick Breen (51 ans) et sa femme Peggy (40 ans) ainsi que leurs 7 enfants.

 

  • Charles Stanton :

Il avait 35 ans. Il a voyagé en tant qu’employé avec la famille Donner. 

 

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