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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Recettes au Nutella

Publié le 29 Novembre 2012 par Quilaztli dans recettes

RECETTES AU NUTELLA

 

 

 

19303

Il y a de nombreuses recettes faciles à réaliser avec notre pâte à tartiné préférée.

En  voici quelques unes qui feront le bonheur de toute la famille.

 

 

 

 

Lingots au coeur fondant

 

Préparation : 10 minutes

Pour 4 personnes

Cuisson : 15 minutes

 

Recette facile et bon marché

 

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Ingrédients :

 

** 70 grammes de beurre

** 50 grammes de farine

** 130 grammes de sucre glace

** 70 grammes de poudre d'amandes

 

** 4 œufs

** 10 grammes de beurre

 

et l'inévitable cuillère de Nutella : environ 100 grammes.

 

 

Préchauffez votre four à 180°

Faites fondre 70 gr de beurre au bain-marie, puis vous le laissez tiédir.

Dans un bol, mélangez 50 gr de farine, 130 gr de sucre glace avec 70 grammes de poudre d'amandes.

Ajoutez lentement à la préparation, 4 blancs d'œufs ainsi que le beurre.

Soulevez délicatement jusqu'à ce que vous obteniez un mélange homogène.

 

Beurrez 4 moules à financiers avec 10 gr de beurre et ensuite remplissez-les à moitié de votre préparation.

 

Ajoutez enfin la cuillère de Nutella. Une cuillère par financiers soit 100 gr par moules.

Vous utiliserez pour plus de facilité une poche à douille.

 

Recouvrez le reste de la préparation et enfournez au four les moules durant 12 à 15 minutes.

Le dessus de votre gâteau devra être bien doré.

 

Dégustez!!!

 

lingots-au-coeur-fondant.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DES PETITES CREMES

 

Pour 4 personnes

Préparation : 10 minutes

Cuisson : 5 minutes

 

Recette facile et bon marché

 

 

petites-cremes.jpg

Ingrédients :

 

** 3 Œufs

** 25 grammes de sucre

** 25 cl de lait

** 125 grammes de crème fraîche liquide

** 150 grammes de Nutella.

 

 

A l'aide d'un fouet, mélangez les 3 jaunes d'œufs avec 25 gr de sucre. Remuez jusqu'à ce que le mélange blanchisse.

 

Dans une casserole, versez 25 cl de lait et 125 gr de crème liquide. Portez à ébullition et versez encore chaud sur la première préparation. Mélangez bien et reversez le tout dans la casserole.

 

Faites cuire à feu moyen durant 5 minutes et laissez ensuite reposer quelques instants.

Ajoutez ensuite délicatement 150 grammes de Nutella, tout en remuant.

 

Versez la préparation que vous avez obtenue dans des pots ou des verrines selon votre envie.

Réservez au frais durant 3 bonnes heures minimum.

 

Vous pourrez servir vos petites crèmes avec des gâteaux secs ou des biscuits.

 

 

 

 

Kringle estonien au Nutella

 

Préparation : 15 minutes

 

Recette facile

 

kringle-brioche.JPG

 

Ingrédients :

 

** 10 grammes de levure

** 120 grammes de lait

** Une cuillère à café de sucre

** une pincée de sel

** 300 grammes de farine

** 30 grammes de beurre

** 1 oeuf

 

** 30 grammes d'amandes, noix de macadamia

et une nouvelle fois 15 grammes de beurre.

 

 

Préparation :

 

Mélangez la levure avec le lait tiède et le sucre. Vous laisserez reposer durant 10 minutes.

 

Dans un robot, mélangez la farine, le beurre coupé en dés et mou. Mettez du sel, puis mélangez. Ensuite vous rajouterez l'œuf.

Bien pétrir la pâte durant une bonne dizaine de minutes.

 

Mettez votre préparation dans un récipient et couvrez d'un torchon. Vous laisserez monter la pâte durant près d'une heure, non loin d'une source de chaleur.

 

Plus tard, à l'aide d'un rouleau à pâtisserie, vous étalerez la pâte en grand rectangle.

 

Etalez le nutella sur toute la surface de votre pâte. Vous ajouterez les amandes ou les noix de macadamia. (ou selon vos goûts autre chose)

 

Roulez le côté le plus long de la pâte sur lui-même et couper ensuite dans le sens de l'épaisseur.

 

Torsadez les 2 morceaux ensemble et vous pourrez à la fin les réunir en forme de couronne.

 

Déposez enfin la brioche sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et laisser reposer dans le four qui a été préchauffé. Laissez votre brioche durant 30 minutes à 30°.

 

Puis vous la sortirez pour la badigeonner avec 15 grammes de beurre fondu.

 

Remettez votre brioche dans le four à 180° durant 20 minutes.

 

Il n'y a plus qu'à déguster chaude ou tiède et même froide selon vos envies.

 

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La Totsche

Publié le 26 Novembre 2012 par Quilaztli dans recettes

 

La recette de la Totsche

 

 

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La recette est toute simple et très facile à réaliser.

 

Il vous faudra :

 

*** Des pommes de terre

*** Des oignons

*** Un bouquet de persil

*** De la farine

*** Une bonne poignée de sel, et du poivre.

*** Des oeufs

 

 

Dans un grand pot ou bol, râpez les pommes de terre et ajoutez-y les oignons émincés, les oeufs entiers, le persil haché menu.

 

Pour lier le tout, versez une bonne poignée de farine et surtout n'oubliez pas le sel et le poivre.

 

Et ensuite touillez, touillez... (remuer)

 

Prenez une bonne poêle qui n'attache pas surtout et mettez là sur un feu vif.

Versez y une bonne cuillère à soupe d'huile. Lorsque tout est bien chaud, vous pourrez alors déposer une bonne cuillère de votre préparation.

 

A l'aide d'une spatule en bois, vous applatisseez les petits tas et vous laisserez cuire jusqu'à ce qu'ils soient croustillants et dorés des 2 côtés.

 

Voilà une recette simple et rapide....

 

A déguster sans modération!!!!

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Camp de concentration : Ravensbrück

Publié le 19 Novembre 2012 par Quilaztli dans Histoire

Camp de concentration de Ravensbrück

Allemagne

 

 

Ravensbruck5.gif

 

Ce camp est situé au nord de l'Allemagne, près de Fürstenberg. Le camp fut créé en 1936.

C'est un camp réservé uniquement aux femmes.

 

Ce fut Himmler, en personne, à la fin de l'automne 1938 qui décida d'ériger un camp de concentration pour femmes à Ravensbrück. L'endroit est isolé mais facilement accessible.

 

A la fin de 1938, environ 500 prisonniers furent transférés de Sachsenhausen à Ravensbrück afin de construire le camp. Il y aura 14 baraques de logement, une infirmerie, une cuisine et un petit camp destiné pour les hommes et totalement isolé de celui des femmes. 

 

Tout le terrain est entouré par des barbelés électrifiés.

 

Ravensbrück est un village d'Allemagne qui est situé à environ 80 kilomètres de la ville de Berlin. De 1934 à 1945, le régime nazi va y établir un camp de concentration uniquement pour les femmes. Les enfants y vécurent aussi.

 

C'est le camp le plus important du pays, il détient environ 132000 femmes et enfants. Malheureusement 90 000 d'entre eux seront exterminés.

 

Le camp est réputé pour fournir de la main d'œuvre féminine à l'ensemble des industries dans le domaine de l'armement et dans les mines de sels.

 

Les détenues viennent de différents pays d'Europe. Ceux-ci sont tous occupés par l'Allemagne.

 

Ce n'est qu'à partir du mois d'avril 1941 que des hommes seront déportés dans le camp mais ils seront enfermés dans un camp annexe.

 

 

 

Les prisonnières

 

 

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Les toutes premières prisonnières arrivèrent le 18 mai 1939. Le convoi était composé de 860 femmes allemandes et 7 femmes autrichiennes. A partir de cet instant, le nombre de déportés ne cessera de croître et à la fin de l'année 1942, les prisonnières seront passées de 10 000 à 45000 en janvier 1945.

 

Parmi les prisonnières, il y a des enfants qui sont arrivés avec leurs mères juives ou roms. Certains sont même nés dans le camp. Leur nombre va augmenter encore et encore entre avril et octobre 1944.

 

400 Tziganes autrichiennes arrivent le 29 mai et dès le 28 septembre 1939. Les premières prisonnières proviennent de Pologne.

 

Les détenues dans le camp de Ravensbrück portent un triangle coloré selon la catégorie à laquelle elles appartiennent. Une lettre au centre de celui-ci indique leur nationalité.

 

campsc5.gif

*** Rouge pour les prisonnières politiques

*** Jaune pour les juives

*** Verte pour les criminelles de droit commun

*** Violette pour les Témoins de Jéhovah

*** Noire pour les Tziganes et les prostituées.

 

Certaines prisonnières, à leur arrivée, ont le crâne totalement rasé.

 

Kennzeichen_fur_Schutzhaftlinge_in_den_Konzentrationslage.jpg

Entre 1942 et 1943, une grande partie des prisonnières juives sont déportées au camp d'Auschwitz dans le cadre de la solution finale.

 

Une liste très incomplète fut établie par l'administration du camp, celle-ci dénombre les noms de 25028 femmes qui ont été envoyées à Ravensbrück.

 

*** 25 % de Polonaises

*** 19,9 % d'Allemandes

*** 15,1 % de Juives

*** 15 % de Russes

*** 7,3 % de Françaises

*** 5,4 % de Tziganes

*** 12,4 % dont l'origine n'est pas citée.

 

La plupart sont réparties dans des catégories :

 

*** 83,54 % politiques

*** 12,35 % anti-sociaux

*** 2,02 % criminelles

*** 1,11 % témoins de Jéhovah

*** 0,78 % honte de la race

*** 0,2 % d'autres cas.

 

Cette liste a été sauvée de la destruction et c'est un document rare.

 

 

 


Les prisonnières de Ravensbrück sont l'objet d'abus permanents. Elles sont battues, assassinées lorsqu'elles ne sont plus capables d'effectuer leur travail correctement. Elles sont astreintes au travail. Tout cela si elles se rebellent ou parfois sans aucune raisons particulières.

 

Les prisonnières qui sont jugées inaptes au travail sont jugées et tuées par balle jusqu'en 1942. D'autres sont envoyées à Auschwitz ou vers d'autres camps d'extermination. D'autres mourront exécutées à l'infirmerie du camp lors d'une injection létale.

 

 

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A partir de l'année 1942, il y aura des expériences médicales sur 86 détenues.

Ces expériences portent sur l'efficacité des sulfamides dans les traitements pour les blessés de guerre. Une autre expérience sera sur la régénération des os, des nerfs ou encore des muscles, sur la transplantation des os.

 

5 prisonnières vont en mourir, 6 seront exécutées à cause de leurs blessures qui ne guérissent pas et les prisonnières survivantes garderont de nombreuses séquelles à vie. Quatre survivantes témoigneront lors du procès des médecins en 1946.

 

L'année 1945, entre 120 et 140 femmes tziganes vont être stérilisées car elles ont consenties à l'opération lorsqu'on leur a promis de les libérées.

 

La plupart des corps des prisonnières seront brûlés au crématorium jusqu'en 1943. A cette date, les SS construisent un four crématoire tout près du camp et en automne 1944, la chambre à gaz fait son apparition.

 

Fin mars 1945, les SS décident d'évacuer toutes les archives du camp ainsi que les machines qui sont dans les ateliers.

 

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Des milliers des prisonnières seront exécutées peu de temps avant la libération du camp en avril 1945. Les derniers assassinats seront le 25 avril 1945 : 11 prisonnières qui étaient employées au crématorium seront tuées par empoisonnement.

 

Lorsque les libérateurs arrivent, il ne reste plus que 3 500 femmes et 300 hommes non évacués.

 

L'armée rouge ne peut que constater. Les SS ont emmenés avec eux, les 27 et 28 avril 1945, les prisonnières qui pouvaient encore marcher. Elles sont environ 20 000 engagées dans une marche forcée. La destination de cette marche sera vers le Nord du Mecklembourg.

Ils sont interceptés par une unité d'éclaireurs russes. Les femmes furent libérées à ce moment précis.

 

Le camp fut libéré le 30 avril 1945 par les Russes.

 

 

 

Les enfants de Ravensbrück

 

La principale caractéristique du camp est qu'il y avait plus d'une centaine d'enfants qui y étaient prisonniers.

Les nazis furent absolument épouvantables vis à vis des enfants et furent sans limite.

Si l'on peut dire, les enfants étaient condamnés à mort bien avant leur naissance. Lors de la naissance, les nouveaux nés étaient arrachés à leur mère. Certains étaient noyés ou jetés dans un seau pour y mourir. Tout cela se faisait en présence de la mère.

 

Selon certains témoignages, il a été raconté que les enfants étaient jetés au feu, enterrés vivants, étranglés, noyés et empoisonnés.

 

360px-Ravensbruck.jpg

Les médecins SS firent aussi des expériences médicales sur les plus âgés ou stérilisaient des fillettes âgées à peine de 8 ans.  Le DR Clauberg les stérilisait par exposition directe des organes génitaux aux rayons X.

 

 

Au début de la construction du camp de Ravensbrück, les enfants étaient tous tués sans aucune exception. Le médecin Rosenthal (un SS) et son amie Gerda Quernheim faisaient des avortements forcés sur les prisonnières et ce, souvent dans des conditions bestiales.

 

Par la suite les enfants furent laissé en vie mais les conditions difficiles de vie dans le camp ne faisaient que retarder leur mort. Seuls les plus vigoureux réussirent à survivre.

 

Leur rôle était d'aider les femmes dans les travaux les plus difficiles, les plus lourds de jour comme de nuit.

 

Quelques uns survécurent à la guerre.

 

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Camps d'extermination SOBIBOR

Publié le 18 Novembre 2012 par Quilaztli dans Histoire

Camps de concentration de Sobibor

(Pologne)

 

 

 

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Le camp d'extermination de Sobibor est un camp nazi. Il est situé au sud-est de l'actuelle Pologne. Il est dans le district de Wlodowa, à l'orée d'une forêt de pins et à une douzaine de kilomètres du village de Sobibor.

 

Le camp a été en activité de mai 1942 à 1042. Dans ce camp furent assassinés environ 250 000 Juifs par les autorités allemandes. Ce camp est entré en fonction dans le cadre d'une opération nommée : Opération Reinhard.

 

L'opération Reinhard : (Aktion Reinhardt)

C'est le nom de code qui fut donné  pour désigner l'extermination des Juifs, des Roms, des Sintis et des Yéniches par le gouvernement général en Pologne durant la période du 3è Reich.

 

 

 

 

La création du camp de concentration

 

 

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Sa construction débuta au mois de mars 1942 sous la direction du directeur de l'administration Richard Thomalla. En avril de la même année, c'est le Brigadier Odilo Blobocnik qui fut choisi pour superviser l'opération Reinhard. Il nomme alors comme commandant du camp : Franz Stangl.

 

 

 

 

Franz Stangl est au départ envoyé au camp d'extermination de Belzec afin de pouvoir prendre connaissance, au mieux, du processus d'extermination mise en place par le commandant du camp Christian Wirth. Stangl pourra alors les appliquer à la lettre au camp de Sobibor.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le camp de Sobibor

 

 

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Le camp est entouré de barbelés et de champs de mines afin que les prisonniers ne puissent s'échapper.

 

Le camp est divisé en 3 parties.

 

*** Le camp 1 :

 

Ce camp abrite l'administration SS

 

 

*** Le camp 2 :

 

C'est à cet endroit que les déportés arrivent car ce camp contient ces fameux baraquements où toutes les victimes vont devoir se déshabiller et déposer tous les objets de valeurs qu'elles possèdent.

 

*** Le camp 3 :

 

C'est là où se déroule l'extermination de toutes ces victimes.

 

Le camp 1 et le camp 2 se situent juste à côté de la gare et le camp 3 est forcément un peu plus éloigné voir totalement isolé du reste du camp.

Il y a une différence tout de même, par rapport au camp de Belzec : les SS logent tous dans l'enceinte du camp de Sobibor.

 

Le camp 3 est accessible à partir du camp 2 grâce à un chemin qui est large d'environ 3 mètres et long de 150 mètres. Celui-ci est clôturé par des barbelés avec des branches d'arbres entrelacées.

 

Ce "boyau" mène directement les prisonniers vers la mort : les chambres à gaz. A mi-chemin de ce parcours, se trouve la boutique du "coiffeur". C'est à cet endroit que les détenus coupent les cheveux des femmes.

 

Le camp 3 contient donc les chambres à gaz, les fosses communes, un baraquement pour les membres du Sonderkommando ( c'est une unité de travail dans le camp d'extermination. L'unité est composée de prisonniers, des Juifs en particuliers. Ils sont forcés à participer à l'extermination)

 

Les fosses communes sont longues de 50 à 60 mètres et larges d'environ 10 à 15 mètres. Elles sont profondes de 6 mètres. Elles sont aussi directement reliées à la gare du camp par une voie ferrée assez étroite. Durant le voyage, certains déportés sont morts et cette voie permet d'amener les corps directement à la fosse.

 

Les premières chambres à gaz sont situées dans un bâtiment qui est divisé en 3 salles complètement identiques de 4 mètres sur 4. Celles-ci peuvent contenir jusqu'à 200 personnes.

Comme dans d'autres camps, ces salles sont camouflées en douches afin que les déportés ne se doutent pas du sort que les SS leur réserve.

 

Ces douches sont donc fictives.  Les salles contiennent 6 portes : 3 d'entrées et 3 pour sortir les cadavres. Ces portes sont dotées d'une garniture de caoutchouc et ne peuvent s'ouvrir que de l'extérieur.

 

Accolé au bâtiment des douches se trouve un autre petit bâtiment. C'est là qu'est installé un moteur de char russe T34 qui est destiné à produire le gaz asphyxiants. Ce gaz passera à travers une conduite spéciale qui traversera les salles de part en part.

 

 

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Les premiers essais de mise à mort sur le camp

 

Le camp fut achevé en 1942 et c'est à ce moment précis que l'on procéda aux toutes premières expériences de mise à mort. Les premiers essais furent au gaz.

 

 

 

 

 

 

 

Le personnel de Sobibor

 

*** Le premier commandant du camp : Richard Thomalla en mars 1942

*** Le second commandant : Franz Stangl en avril 1942 nommé afin qu'il active les travaux de construction du bâtiment de mise à mort.

*** Les suppléants de Stangl : Hermann Michel puis Gustav Wagner.

 

Franz Reichleitner vint remplacer Stangl en août 1942.

 

Le camp 1 sera dirigé par l'Oberschafürher Weis puis lui succèdera Karl Frenzel.

Le camp 2 est dirigé par Kurt Bolender (d'avril à août 1942) puis par Erich Bauer.

L'administration du camp est sous la coupe de Alfred Ittner.

 

Le personnel du camp :

 

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Une trentaine de SS

Une centaine de gardes Ukrainiens sous l'autorité d'Erich Lachmann.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sobibor : Histoire en résumé

 

 

 

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En avril 1942, Franz Stangl, un officier SS ayant pris part à l'opération d'euthanasie T4, devint commandant du camp. Stangl avait sous ses ordres 20-30 soldats SS, la plupart ayant déjà pris part à l'opération T4. L'équipe de SS était complétée par une compagnie de gardes ukrainiens. De 200 à 300 juifs travaillaient en équipe aux chambres à gaz ainsi qu'aux fosses de crémation.

 

Ils devaient nettoyer les chambres à gaz, arracher les dents en or des cadavres et acheminer ceux-ci vers les fosses.

 

Environ 1.000 juifs travaillaient au nettoyage des wagons et des quai, rassemblant les valises et les vêtements des victimes.

 

De mai à juillet 1942, 100 000 Juifs furent gazés à Sobibor. La plupart venaient de l'Autriche, la Pologne, l'Allemagne, de la Tchécoslovaquie.

 

Ils arrivaient à Sobibor par les trains puis ils étaient débarqués sur les quais du premier camp, le camp 1.

 

Tous les bâtiments que voyaient les déportés à leur arrivée étaient là pour les rassurer. Ensuite les déportés sont séparés selon leur âge, leur sexe. Les hommes vont d'un côté et les femmes avec leurs enfants de l'autre.

 

Ils devaient ensuite remettre leurs valises et se déshabiller et une fois cela réalisé, ils étaient dirigés vers les chambres à gaz.

 

 

800px-Wikipedia-sobibor-31.jpg

Les hommes étaient toujours gazés en premier. Le processus du gazage durait environs 30 minutes. L'extermination totale d'un convoi prenait environ 2 à 3 heures.

 

Entre le mois d'août et le mois de septembre, les gazages vont cesser car le camp doit réparer les voies de chemin de fer qui mènent à Sobibor. C'est à cette période que le nombre de chambre à gaz augmente. De 3 à 6.

 

Avec ces nouvelles installations, les SS vont pouvoir exterminer beaucoup plus de déportés. Ils vont pouvoir gazer 1200 personnes en même temps. Les corps étant toujours brûlés  dans les fosses.

 

C'est Franz Reichsleiter qui est commandant du camp à ce moment précis. Les opérations de gazage vont alors reprendre au mois d'octobre 1942 jusqu'au printemps 1943.

C'est au cours de cette période que seront gazés  près de 80 000 Juifs, 150 000 Juifs du gouvernement général, 25 000 Juifs slovaques.

 

En mars 1943, un premier convoi de Juifs français arriva à Sobibor. Et entre mars et juillet 1943, 35 000 Juifs hollandais arrivèrent avec 19 convois.

 

Durant les derniers mois de l'activité du camp de Sobibor, le camp servit aussi pour exterminé le peuple des ghettos de Minsk, Lida et Vilna. A Sobibor, on estime que les victimes Juives s'élèvent à 250 000.

 

En juillet 1943, Himmler ordonna de transformer le camp de Sobibor en camp de concentration, suite à sa visite en février.

 

L'ordre d'Himmler signifiait l'arrêt de mort des équipes de prisonniers juifs qui travaillaient au niveau des quais et des chambres à gaz. Etant donné qu'ils étaient des témoins gênants, qui avaient assistés aux massacres de milliers d'innocents, les SS ne permettraient à aucun d'entre eux de rester vivants.

 

C'est alors que les prisonniers Juifs décidèrent de réaliser un mouvement de résistance sous les ordres de Léon Feldhendler.

 

Léon Feldhendler sera aidé par Alexander Pechersky (un juif d'origine russe).

 

La révolte se fit le 14 octobre 1943. Au cours du combat, 11 SS et un certain nombre de gardes ukrainiens furent tués.

 

300 Juifs qui étaient prisonniers vont alors s'évader mais malheureusement, certains perdirent la vie lors du passage dans les champs de mines qui entouraient le camp. D'autres prisonniers furent repris dans les jours qui suivirent la révolte.

 

Seulement 50 prisonniers survécurent à la guerre. Le camp fut fermé en octobre 1943 et il fut ensuite camouflé en ferme.

 

 Leon-Feldhendler.jpgLes convois

 

Les convois arrivaient généralement de nuit. Les déportés descendaient et on les gardait jusqu'au petit matin dans le camp 2. C'est à cet instant que les victimes se déshabillaient et qu'on les conduisait vers les chambres à gaz.

 

Dès l'instant où les déportés arrivaient dans le camp, les SS et les Ukrainiens étaient d'une violence insensée, ce qui faisait partie du processus. A l'aide de chiens qu'ils avaient dressés à mordre les victimes une fois nues, les SS lâchaient leur haine.

 

Sans compter les coups de bâton, de fouet ou encore des tirs de révolver afin de terroriser les déportés et les faire courir plus rapidement vers les chambres à gaz.

 

Himmler

 

Lorsque l'ordre d'Himmler tomba le 19 juillet 1942, les SS devaient exterminer plus rapidement les déportés car Himmler voulait anéantir les ghettos juifs avant la fin de l'année 1942. C'est à ce moment là que l'on décida à Sobibor de construire de nouvelles chambres à gaz.

 

Dissimulation

 

Comme de nombreux cadavres gisaient dans les fosses, dès l'été 1942, Himmler donna l'ordre de faire disparaitre toutes les traces de ces crimes. Il fut donc décider par le commandant du camp, de brûler les corps en totalité.

 

Mais plusieurs essais ont été réalisés pour faire disparaitre les victimes mais ce fut un échec. Les bombes incendiaires n'eurent pas l'effet escompté. Alors on adopta un nouveau procédé : brûler les cadavres en plein air et au bois.

 

La révolte

 

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Suite à la visite d'Himmler, le camp fut transformer en camp de concentration. Les juifs qui travaillaient aux quais et dans les chambres à gaz savaient qu'ils allaient mourir.

 

Pour eux, ils étaient gênant en tant que témoins. Ils apprirent le soulèvement des déportés de Treblinka et ils mirent en place leur propre révolte.

 

Leur chef Léon Feldhendler et Alexander Petcherski organisèrent la révolte. Celle-ci éclata le 14 octobre 1943.

 

Plus de 300 déportés réussirent à franchir les portes du camp mais des dizaines d'entre eux trouvèrent la mort dans le champ de mine. Les SS mécontents, assassinèrent presque tous les prisonniers qui étaient restés au camp, n'ayant pas pu s'enfuir et même ceux qui n'avaient pas participé à la résistance. Ce qui faisait envions une centaine de personnes. D'autres déportés furent conduits dans d'autres camps.

 

Le bilan de Sobibor

 

Les victimes de ce camp d'extermination sont essentiellement des Juifs. Beaucoup provenaient de Lublin et de Galicie de l'est, de Bohême-Moravie, de Slovaquie, d'Allemagne et d'Autriche, de Lituanie, des Pays-Bas mais aussi de France.

 

Les convois N° 52 et 53, du 23 et 25 mars 1943 ont acheminés des juifs français. Seuls 5 d'entre eux ont survécus.

 

Après la fermeture du camp suite à la révolte, les SS dissimulèrent le camp en plantant des arbres et en construisant une ferme.

 

 

Film

 

 

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Sobibor a inspiré le film : "Les rescapés de Sobibor" (l'authenticité de ce film n'est pas effective)

 

Autre

 

Yehuda Lerner, un survivant, à témoigner dans un documentaire nommé : "Sobibor, 14 octobre1943, 16 heures" par Claude Lanzmann, réalisateur de "Shoah". Documentaire réalisé en 2001.

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Camp de concentration : le Struthof

Publié le 18 Novembre 2012 par Quilaztli dans Histoire

  

Camp de concentration de Natzwiller-Struthof

 

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Situé en Alsace, dans le Bas-Rhin (67), ce camp de concentration est l’un des seuls qui reste en France. Créé par le Troisième Reich (Terme qui désigne l’Etat Allemand Nazi qui était dirigé par Hitler de 1933 à 1945) alors que l’Alsace et la Moselle était annexée par l'Allemagne. 

Le camp a été construit, à l’écart, sur la commune de Natzwiller, un petit village situé à une soixantaine de kilomètres de Strasbourg. Le camp fût installé au Struthof durant la seconde guerre mondiale. 

Son nom officiel : KZ Natzweiler-Struthof, KZ ou Konzentrationslager signifie en français : Camp de concentration 


 

LE CAMP DE CONCENTRATION

 

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Le camp de concentration du Struthof ne fût construit qu’après la découverte par le SS Karl Blumberg d’une carrière de granit rose. C’est Albert Speer, un haut responsable du Troisième Reich, qui décida de faire le camp (Albert Speer fut, plus tard, condamné à 20 ans de prison lors du procès concernant Nuremberg. Il fut déclaré coupable de crime contre l’humanité). 

Le camp du Struthof a été officiellement ouvert le 21 avril 1940. Il est prévu pour accueillir 2000 prisonniers de tous les horizons. Cependant, il y aura plus de 7000 prisonniers vers la fin de l’année 1944. 

L’administration et l’intendance est assurée par 80 SS mais le camp comprend aussi 70 Kommandos (ce sont des unités de travaux forcés). Le camp va fonctionner jusqu’à l’arrivée des troupes alliées en septembre 1944 puis il sera évacué par les SS. 

Le 23 novembre 1944, à l’arrivée des soldats de la 6è armée américaine, le camp est totalement vide. Les prisonniers ont été transférés dans d’autres camps de concentration dont Dachau et Nuremberg. Le camp du Struthof est l’un des premiers camps de concentration qui sera découvert par les forces alliées. Le camp fut classé « Camp de niveau III » ce qui veut dire que le camp était l’un des plus difficile du système et que son objectif était d’anéantir les ennemis du Reich. Le nombre de prisonniers ayant été interné dans ce camp est affolant, on peut dénombrer 52000 prisonniers qui étaient de tous les horizons. (Pologne, France, Pays Bas, Union Soviétique, Italie et même d’Allemagne). De nombreux juifs de Hongrie ont été internés. 

Plus de 22000 détenus ont trouvé la mort dans le camp. Certains sont décédés suite aux différents sévices des Kapos (Les Kapos sont parfois recrutés parmi les prisonniers et ils ont la responsabilité de surveiller les autres prisonniers. Généralement les Kapos sont des prisonniers violents. Une fois recrutés, ils vont échapper momentanément à ce qu’on appelait les « charrettes » pour l’extermination. 

Fin Avril 1945, le camp est totalement évacué avec ce que l’on nomme « les marches de la mort ». Ces marches se font sous forme de convois de prisonniers au mépris de leur vie. Certains mourront d’épuisement. Ces marches de la mort feront plus de 5000 morts. 

Le camp de concentration du Struthof est l’un des camps les plus meurtriers avec celui de Mauthausen (Ce camp est situé en Autriche). Il est dirigé de 1942 à 1944 par Joseph Kramer. Joseph Kramer est un militaire Nazi. Il occupera la fonction de commandant du camp du struthof. 

 

LES CAMPS ANNEXES DE NATZWILLER-STUTHOF DE 1942 À 1945


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Le camp du Struthof a des annexes qu’il administre. Ces annexes se trouvent en Allemagne mais aussi en Alsace annexée. Ces camps dépendent totalement du camp principal car dans celui-ci se trouve les registres d’immatriculation des déportés ainsi que les dates de décès. Les camps annexes ont été créés par les SS dès 1942. Tous les déportés doivent alors entretenir les écoles et les camps d’instruction pour les SS. Les camps annexes créés en 1943 seront différents. Les déportés devront travailler pour l’industrie nazie. 

Dans ces camps, le travail est pénible car ils sont enterrés dans des mines ou des tunnels afin d’être protéger contre les bombardements des alliés. L’absence de lumière, la faim, les maladies, le travail et le manque de soin provoquent des épidémies et la mortalité pourra atteindre les 80 %. 


 

Les déportés


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Les déportés portent un uniforme identique pour tous : une chemise, un pantalon, une veste, des claquettes en bois. Les vêtements sont sous forme de pyjama ou encore de vieux vêtements récupérés dans d’autres camps. 

Les déportés sont immatriculés, ils ont un numéro dès leur entrée dans le camp. Ils sont classés par catégorie pour les distinguer et être identifiés grâce à des triangles de couleurs : 

 

  • rose pour les homosexuels, 
  • rouge pour les politiques, 
  • vert pour les droits communs, 
  • violet pour les sectes religieuses, 
  • noir pour les Tziganes et les prisonniers réfractaires aux travaux, 
  • une étoile jaune pour les Juifs.


 

Le Bunker



Il contient 20 cellules. Chaque matin, les prisonniers étaient sortis l’un après l’autre par un SS. Ils sont ensuite emmenés dans une pièce à côté où durant plus de 30 minutes, ils sont battus avec un gourdin ou encore un ceinturon. Puis les prisonniers sont reconduits dans leur cellule et y restent jusqu’au lendemain. Tous les 4 jours, ils ont droit à une soupe chaude et le reste du temps leur repas sera du pain (250 grammes) et de l’eau. 

 

Le four crématoire

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Le bâtiment ne servait pas qu’au four crématoire mais aussi une salle d’opération, une salle de désinfection, des douches et des bureaux. Dans le sous sol, il y avait des pièces où l’on déposait les cadavres. 

Dans le four crématoire, les SS pouvaient brûler jusqu’à 6 cadavres en même temps. Ensuite les cendres étaient mises dans des brouettes puis déversées dans un talus ou alors, elles servaient d’engrais pour le jardin du commandant du camp de concentration. 

 

LES EXPÉRIENCES MÉDICALES

 

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Le camp du Struthof est réputé pour ses expériences sur les détenus. Des pseudo-scientifiques ont aménagé une salle de dissection. Le camp possède aussi une chambre à gaz qui est situé en contre bas du Struthof. Elle fut construite pas la Wafen SS (une branche militaire conçue par Himmler). 

Certains détenus venant du camp de concentration d’Auschwitz : 30 femmes et 57 hommes ont été assassiné avec du sel de cyanhydrique (cyanure). 86 prisonniers d’origine juive ont été gazés personnellement par le commandant du camp Joseph Kramer. 

La chambre à gaz a été ensuite utilisée pour expérimenté le gaz phosgène par un virologiste nommé Otto Bickenbach. Il a exterminé pour ses expériences des Tziganes. 

Un autre médecin, Eugen Haagen, a fait des injections de lèpre, de peste ou autres maladies afin de voir l’évolution et de déterminer les effets de la contamination. Si les prisonniers arrivaient à survivre à l’expérience, ils étaient par la suite assassinés puis incinérés. Il y aura ensuite des expériences sur le Typhus. Venus du camp d’Auschwitz, 200 tziganes furent mis à disposition pour le professeur Haagen. Cette expérience fut une catastrophe vu qu’elle finit en épidémie en 1944. 

Le nazisme est fondé sur des procédés racistes, antisémites qui confirment la supériorité de la race « Aryen ». D’après les nazis, cette « race » serait une pure race allemande par rapport aux autres êtres humains. Dans le cadre de cette affirmation, des professeurs et médecins ont continué des expériences notamment avec le gaz moutarde nommé aussi Ypérite. C’est Hirt, professeur d’anatomie qui procède aux expériences. Hitler avait décidé de constituer une collection de squelette humain à partir de corps de 86 juifs qui ont été déporté du camp d’Auschwitz. Ils ont tous été gazé en août 1943. 


 

Les sévices, les maladies, la mort


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Le quotidien des prisonniers se résume aux sévices pratiqué par les expériences médicales, les maladies, l’épuisement qui les amènent jusqu’à une mort certaine. Certains souffrent de blessures qui sont dues aux coups qu’ils reçoivent par les SS ou encore les Kapos. Ils sont aussi attaqués par les chiens des SS qui sont dressés pour mordre ou attaquer. 

Les déportés peuvent être condamnés à des peines d’enfermement dans le bunker ou encore punis à coup de fouet ou encore sur le chevalet de bastonnade. Ce chevalet sert pour flageoler les prisonniers. Leurs jambes et leurs bras sont entravés par des planches. Et les SS les frappaient à grand coup de Gummi (une matraque). Le prisonnier souffrait tellement des coups qu’il s’évanouissait. S’il revenait à lui, les coups recommençaient. Le taux de mortalité dans le camp est de 40 % et dans les camps annexes, le pourcentage peut atteindre les 80 %. 

Les déportés qui tentent de s’évader où qui sont soupçonné d’y avoir simplement pensé encourent la peine de mort par pendaison ou le peloton d’exécution. La Gestapo utilise le camp du Struthof pour ses exécutions. Si la population masculine refuse d’être incorporée dans la « Wehmarcht » où tenter de quitter la zone annexée, ils sont envoyés au camp pour être fusillés. 
En 1944, au mois de septembre, juste avant que le camp ne soit libéré, un groupe de maquisards et un groupe de la résistance du réseau alliance ont été déportés et exécuter. Ils meurent tous dans le four crématoire. 


 

LES EXÉCUTIONS MASSIVES

 

Le camp a servi pour exécuter les résistants qui ont été condamné par la Gestapo (police politique de l’Allemagne). 

Beaucoup de témoignage de survivants nous apprendront que les prisonniers étaient fusillés par 500, à l’aide de révolver un tir dans la nuque ou encore à l’aide de mitraillette. 

Ces exécutions n’étaient pas répertoriées dans les registres du camp. 


 

 

LE QUOTIDIEN DANS LE CAMP

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Les déportés doivent s’adapter à certaines conditions de vie dans le camp. En premier lieu, l’appel. Cet appel se fait 2 fois par jour et les SS comptent sans relâche les déportés qu’ils soient morts ou vivants. Qu’il fasse chaud, froid, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il y ait du vent, les prisonniers doivent se tenir debout et attendre que les SS leur donne le signal pour qu’ils puissent rentrer dans les baraquements ou partir en Kommando. 

Les déportés sont sous alimentés et lorsque les SS donnent à manger à leurs chiens, les prisonniers affamés tentent de récupérer les gamelles des animaux. Les prisonniers doivent travailler toute la journée de 6 heures du matin à 18 heures pour certains et d’autres durant la nuit. Ils rejoignent leur Kommando de travail et généralement, ils vont à la carrière à l’extérieur du camp pour y extraire les pierres, les granits ou du gravier. 

En 1942, les déportés travailleront à la réparation des moteurs d’avions puis en 1943, ils commenceront à construire une cave à pommes de terre « kartoffelkeller ». Ce bâtiment n’est pas réalisé pour ces légumes, cependant personne ne saura réellement à quoi il aura servi car il n’y a aucun document pour l’attester. À la fin de leur longue journée de travail dans des conditions misérables, les déportés pouvaient rejoindre leur baraquement et manger une faible ration de nourriture. Puis épuisés, ils s’endormaient sur des châlits en bois. Au petit matin, ils peuvent se laver. Une toilette rudimentaire, rapide. Certains déportés ont le droit de recevoir des colis où des lettres, ce sera le seul lien qu’ils auront vers l’extérieur. 


 

L’ÉVACUATION DU CAMP

 

C’est en septembre 1944 que le camp sera libéré mais il ne reste que très peu de prisonniers, les autres étant déféré à Dachau juste avant que les alliés n’arrivent. Ces prisonniers sont sous la garde d’une poignée de SS. 

Le 23 novembre, jour de la libération de Strasbourg, l’armée américaine arrive dans le camp. 


 

 

LE CAMP DE NOS JOURS

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En 1945 le camp devient un pénitencier. 
En 1950 le camp est classé monument historique 
En 1951 c’est au tour de la chambre à gaz d’être classé monument historique 
En 1954, les baraquements menacent de s’effondrer alors on n’en gardera que 4 dont la baraque des cuisines, du four crématoire et du bloc cellulaire. 


Aujourd’hui le camp du Struthof ouvre ses portes aux nombreux visiteurs. 

Le site pour tous renseignements : 


struthof.fr 
Durée de la visite : 1 heure 30. 
Brochures : anglais, français, allemand, portugais et italien. 
Visites : possibilité de faire une visite en français uniquement avec un guide (groupe ou individuel). 
 
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Recommandations importantes pour la visite 

Une tenue correcte est exigée. 
Les enfants doivent être accompagnés d’un adulte et les animaux de compagnie ne sont pas acceptés. 
La direction peut refuser l’entrée à toute personne qui ne respecterait pas le lieu et surtout la mémoire des victimes. 
 
 

Visite virtuelle du camp 
http://visite-virtuelle.struthof.fr/

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