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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Le Kabuki, théâtre Japonais

Publié le 27 Mars 2015 par Quilaztli dans Histoire

Le Kabuki, théâtre Japonais

Le Kabuki, théâtre Japonais

Le Kabuki est une sorte de théâtre japonais traditionnel qui est né à l'époque Edo, début du 17e siècle.

C'était très prisé par les citadins car il était joué à l'origine par des hommes et des femmes puis il fut interprété par des troupes exclusivement masculines.

C'est une tradition qui perdure encore de nos jours.

A l'heure actuelle, ce sont donc des hommes qui jouent tous les personnes dont ceux féminins.

Ces acteurs qui sont spécialisés dans ces rôles se nomment des Onnagata.

Il existe 2 sortes de jeux de rôles : le style doux nommé Wagoto et le style violent nommé Aragoto.

Généralement, les pièces Kabuki évoquent des évènements historiques, des conflits moraux qui sont liés aux relations affectives.

Les acteurs parlent sur un ton monotone et sont accompagné par des instruments traditionnels japonais.

Sur scène, on retrouve différents équipements comme des plateaux tournants, des trappes par lesquelles la troupe peut apparaitre puis disparaitre au gré des envies de la pièce.

Il y a aussi une particularité, c'est une passerelle qui s'avance au milieu du public et qui est nommée Hanamichi.

Le Kabuki se distingue par ses costumes colorés, sa musique si particulière, ses machineries ainsi que ces nombreux accessoires.

Il est intéressant de voir les acteurs se figer dans des poses caractéristiques pour camper son personnage.

Le maquillage est aussi très important, c'est une sorte d'art très spécialisé dans l'art du Kabuki.

Le Kabuki est très apprécié de nos jours car au fil des années depuis 1868, lorsque le Japon s'est ouvert au monde occidental, les acteurs ont amélioré la réputation du Kabuki et ils ont adapter les styles qui étaient très classiques aux styles modernes.

A l'origine, les femmes....

L'origine du Kabuki remonte aux spectacles religieux d'une prêtresse Okuni en 1603.

Elle était déguisée en homme qui était entrain de prendre du bon temps dans un quartier de plaisirs.

Ces spectacles furent jugés scandaleux et donc arrêtés.

Ils recommencèrent sous la forme de spectacles donnés par les prostituées dans le lit asséché des rivières.

C'était le Kabuki des prostituées nommé Yujo Kabuki.

Ces spectacles devinrent alors très populaires et finirent par mettre en valeur les prostituées.

Le premier théâtre Kabuki fut fondé en 1624 : théâtre Saruwaka-za. Il se trouvait dans un quartier de Tokyo. Il fut fondé par Saruwaka Kanzaburo.

Un tambour était placé en haut d'une tour afin d'attirer les clients, et ce, au-dessus du théâtre.

Les représentations prirent fin avec la restriction par le Shogunat Tokugawa des prostituées à des quartiers réservés.

Le Shogunat Tokugawa est une dynastie de Shoguns qui dirigent le Japon de 1603 à 1867. (le règne Edo)

Les troupes de femmes furent donc interdites (onna kabuki) mais virent arriver la concurrence avec les troupes d'hommes (wakashu Kabuki ou Okabuki).

C'est à cause de l'interdiction des troupes de femmes que les hommes prirent le devant de la scène et avec le changement d'acteur, le changement de rôle vint normalement.

La danse changea au profit de l'action dramatique et des postures qui mettaient l'acteur en valeur.

Le kabuki masculin

Yaro Kabuki sous l'influence du Kyogen qui était un théâtre comique très apprécié du shogunat.

C'est à cette période qu'apparurent le changement de style comme je l'ai dis plus haut.

Au départ, la troupe était composé de jeunes hommes adolescents. Ils interprétaient alors des rôles de femmes au point que le spectateur pouvait s'y méprendre.

Certaines de ces représentations terminaient en querelles entre les prétendants qui souhaitaient s'assurer les faveurs des acteurs qui étaient les plus en vues et les plus convoités.

Ces spectacles furent aussi proscrit en 1652.

Ce n'est qu'en 1653, avec l'arrivée du Yaro Kabuki que tout rentra plus ou moins dans l'ordre.

Le spectacle était joué par des hommes mûrs et le Shogunat autorise alors le théâtre mais impose tout de même des restrictions.

Le Kabuki de nos jours

Le Kabuki sera relancé après avoir été rejeté, fragilisé et victime de la guerre.

Il fut relancé grâce au metteur en scène et réalisateur Tetsuji Takechi (1912 à 1988).

De nos jours, le Kabuki reste très populaire et typique du théâtre traditionnel japonais.

Les acteurs possèdent désormais une grande notoriété et peuvent faire par la suite des apparitions dans des films ou téléfilms.

Le Kabuki se joue généralement dans de grandes salles, dans de grandes agglomérations.

Particularités du Kabuki

* Hanamichi :

Le Kabuki se joue dans différents style de théâtre. Une des scènes a une particularité et servait autrefois à recevoir des fleurs que le public destinait aux acteurs.

C'était nommé "Le chemin de fleurs".

La scène était composée aussi de 2 passerelles pour contourner l'auditoire et se projeter jusque dans l'arrière salle ce qui permettait l'entrée ou la sortie des personnages.

Elle était aussi équipée de trappes qui faisaient l'illusion que le personnage avait des pouvoirs surnaturels car il disparaissait d'un seul coup ou apparaissait de la même façon.

Ces trappes sont nommées Suppon.

* Le maquillage :

C'est l'un des aspects les plus important du théâtre Kabuki, il est nommé Kesho.

Il existe 2 formes de maquillage : le blanc qui est classique et porté par la plupart des acteurs. Il est symbole de pureté, de raffinement et d'aristocratie.

Le 2è se nomme Kumadori, c'est un style de maquillage qui a évolué avec les styles et dont les couleurs sont plutôt vives avec des motifs.

Le rouge exprime, par exemple, la vertu, la puissance et la passion.

Le bleu et le noir représentent les émotions.

Les acteurs se couvrent le reste du corps (mains, cou et bien sûr le visage) avec une poudre de riz.

* La musique :

Elle est inspirée du théâtre du Bunraku et fait partie intégrante de l'art de Kabuki.

Les récits sont chantés et entrecoupés par des dialogues et des passages lyriques. Ils sont aussi accompagnés par des instruments traditionnels comme le Shamisen. (Instrument à cordes pincées).

Pièces célèbre de Kabuki :

- Shibaraku

- Kanjincho

- Narukami.

Okuni la prêtresse (1603)

Okuni la prêtresse (1603)

Le Kabuki, théâtre Japonais
Le Kabuki, théâtre JaponaisLe Kabuki, théâtre Japonais
Le Kabuki, théâtre JaponaisLe Kabuki, théâtre Japonais
Le Kabuki, théâtre JaponaisLe Kabuki, théâtre Japonais
maquillage. Merci au site : http://www.glopac.org/Jparc/index.htmlmaquillage. Merci au site : http://www.glopac.org/Jparc/index.html
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Minamiza, le plus vieux théâtre de Kabuki Japonais. Auteur de la photo : Michael Maggs (photo1) Minamiza, le plus vieux théâtre de Kabuki Japonais. Auteur de la photo : Michael Maggs (photo1)

Minamiza, le plus vieux théâtre de Kabuki Japonais. Auteur de la photo : Michael Maggs (photo1)

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Les avions Kamizaze Japonais Ohka, Yokosuka Mxy-7

Publié le 18 Mars 2015 par Quilaztli dans Histoire

Les avions Kamizaze Japonais Ohka, Yokosuka Mxy-7

Les avions Kamizaze Japonais Ohka, Yokosuka Mxy-7

C'est un avion suicide conçu par les Japonais durant la seconde Guerre Mondiale. Cet avion se nommait l'Ohka ce qui veut dire en japonais "fleur de cerisier".

L'Ohka fut conçu afin de contrer les Etats-Unis.

L'Ohka était un planeur monoplace, réalisé pour les opérations kamikaze japonaises.

Il était construit par l'Arsenal technique aéronaval de Yokosuka. Le premier vol d'essai fut effectué en octobre 1944 mais il fut mis en service à la fin de la guerre en 1945.

L'Ohka fut construit en 850 exemplaires. Il possédait 3 moteurs fusées. Mesurait 5 mètres d'envergure, 6 mètres de long pour une hauteur de 1 mètre.

Une fois armé, l'Ohka pesait 2 140 kg. Sa vitesse de croisière était de 840 km/h et maximale 1040 km/h.

Son rayon d'action était de 36 km.

L'Ohka était accéléré par des fusées et devait être transporté par un bombardier, un Mitsubishi G4M qui avait été transformé.

L'avion suicide était largué du bombardier alors qu'il était à 30 km de sa cible, à 7 000 mètres d'altitude pour l'atteindre avec une vitesse de 1000 km/h.

L'appareil n'est pas radioguidé c'est ce qui fait la différence avec un missile ou encore une torpille.

L'Ohka devait donc être piloté par un pilote.

Les marins Américains l'avaient surnommé "Baka" ce qui voulait dire "Stupide" en Japonais.

Lors de sa "libération" du bombardier, le pilote devait glisser vers sa cible et lorsqu'il était assez proche, il plongeait avec l'avion suicide contre le navire à détruire.

C'était une approche imparable car l'avion durant son "glissement" gagnait en vitesse.

Sur cet avion suicide était bien plus meurtrier pour les pilotes japonais que pour les marins de l'US Navy.

Lorsque l'Ohka dépassait les 900 km/h, il souffrait d'un terrible manque de maniabilité, ce qui limitait fortement son efficacité.

Le 21 mars 1945, la première attaque fut composée par 16 bombardiers Mitsubishi G4M qui étaient escortés par 55 Mitsubishi A6M (les fameux Zéros) dont la moitié du faire demi-tour à cause de défaillances de moteur.

Ce tout premier assaut était pour attaquer la Task Force 38 mais l'escorte ne protégeait pas assez le raid et celui-ci fut décimé par les 50 F6F Hellcat qui venaient les intercepter.

Nombre de pertes : 160 mais aucun navire américain ne fut touché.

Le 1er avril 1945, 6 Mitsubishi G4M attaquent la flotte américaine à Okinawa.

Un seul Ohka toucha une cible mais ne causa que de léger dommages.

Le 12 avril, 9 GM4 attaque à nouveau la flotte américaine à Okinawa. L'USS Mannert L. Abele est touché et va se fendre en 2 juste avant de sombrer.

L'USS Jeffers va détruire un Ohka à l'aide des canons anti aériens mais l'explosion de l'avion suicide est très puissante et va causer d'importants dommages au navire. L'USS Stanly est attaqué par 2 Ohka.

Bombardier Mitsubishi G4M

Bombardier Mitsubishi G4M

Les pilotes

Les pilotes

Les avions Kamizaze Japonais Ohka, Yokosuka Mxy-7Les avions Kamizaze Japonais Ohka, Yokosuka Mxy-7
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Les Kaiten, torpilles humaines japonaises, seconde guerre mondiale

Publié le 17 Mars 2015 par Quilaztli dans Histoire

Les Kaiten, torpilles humaines japonaises, seconde guerre mondiale

Les Kaiten, torpilles humaines japonaises, seconde guerre mondiale

Les kaiten étaient des "armes spéciales" qui furent développées par les Japonais lors de la seconde guerre mondiale.

C'était des torpilles kamikaze qui étaient dirigées par des kamikazes.

Ce genre de torpilles était très difficile à manier et demandait un grand entraînement. Celui-ci se faisait sur l'île d'Ozu dans la baie de Tokuyama.

La plupart des soldats qui étaient désigné pour diriger les Kaiten étaient le plus souvent des pilotes d'avion qui provenaient des programmes des forces d'attaques spéciales aériennes.

Il s'agissait d'un projet très secret et il était même interdit d'en dire le nom.

Le nom Kaiten se traduit par "Départ pour le ciel". C'était un sous-marin miniature qui était conçu autour d'une torpille de type 93. C'était un sous-marin suicide.

Il fut créé par la marine impériale Japonaise.

La torpille de type 93 était une torpille qui était conçue et utilisée par la Marine Japonaise, elle était nommée "long lance" par les historiens anglo-saxons.

A l'époque, cette torpille était la plus efficace et perfectionnée qui soit.

Le constructeur était le contre amiral Kaneji Kishimoto et le Capitaine Toshihide Asakuma.

Cette torpille faisait 9 mètres de long, 610 mm de diamètre, 490 kgs.

Elle allait à une vitesse de 96 km/h et avait une portée de 40 400 mètres.

(voir image 1)

Le kaiten était ce que l'on nommait une "arme jetable". Elle fut construite en grande quantité et c'était en quelque sorte l'arme du désespoir car elle fut construite sur la fin de la seconde guerre mondiale.

Le corps avait été modifié afin d'être agrandi pour une plus grande autonomie et porter aussi une charge offensive bien plus grande.

Il y avait une place pour commander celle-ci. La place était rudimentaire et petite. Le pilote était sanglé sous une bulle de plexisglas. Le Kaiten était ensuite verrouillé juste avant le lancement.

Pour les premières cela n'était pas le cas car on espérait toujours pouvoir sauver la vie du pilote.

Le Kaiten se dirigeait avec un simple manche. La vitesse était de 47 km/h

Les Kaiten furent produites à environ 400 unités pour la série 1. Ce modèle fut la seule version réellement opérationnelle et 45 exemplaires furent envoyés contre les navires américains.

Il y eut plusieurs modèles. (le type 3 ainsi que le type 6 furent abandonnés).

Pour la série de type 2, les Kaiten furent construit à quelques exemplaires. C'était en 1945.

Ils avaient un nouveau moteur qui fonctionnait au peroxyde d'hydrogène et cela leur donnait donc une vitesse un peu plus élevée.

Cependant tout cela était coûteux et très difficile à construire. Les bombardements avaient détruits une grande partie des réserves et des capacités à produire.

Le Kaiten de type 1 :

Il faisait 14,75 mètres de long, 9 tonnes, 410 kW de puissance, une vitesse de 56 km/h pouvant aller à 80 mètres de profondeur.

Côté armement, il possédait 1 550 kg d'explosifs. Et son rayon d'action était de 78 kilomètres.

Un seul pilote.

Lors des attaques, avec cette arme redoutable, les japonais détruisirent 240 navires environ.

Le Kaiten de type 2 :

Sa longueur était de 16,5 mètres, 18 tonnes, peroxyde d'hydrogène, avec une puissance de 1 110 kW.

Vitesse de 75 km/h et atteignant une profondeur de 100 mètres.

Un seul pilote avec un armement de 1 500 kg d'explosif et un rayon d'action de 83 km.

Le Kaiten de type 4 :

Il faisait la même longueur que le type 2 soit 16,5 mètres, 20 tonnes, propulsion à l'oxygène. Puissance 900 kW.

Sa vitesse était de 37 km/h et il pouvait aller à 100 mètres de profondeur.

Un seul pilote comme tous les kaiten.

Armé de 1800 kg d'explosifs pour un rayon d'action de 38 kilomètres.

Le Kaiten de type 10 :

Le Kaiten de type 10 utilisait les torpilles électriques de type 92. Celle-ci était tirée de la terre ferme.

Sa vitesse était de 3,5 km avec un armement de 350 kg d'explosif. Pouvant aller à une profondeur de 20 mètres seulement, pour une vitesse de 13 km/h et une puissance de 6 kW.

Un type qui n'était en rien égal au type 1.

Les Pilotes de Kaiten

La marine japonaise sélectionna les pilotes des Kaiten.

1375 furent formés à la fin de la guerre sur 1 426 hommes.

1075 étaient des pilotes dit apprentis de l'aéronavale du Yokaren, 244 étaient des officiers de réserves, 122 venaient d'autres écoles et il y avait 10 sous-officiers.

La plupart était de jeunes pilotes âgés entre 17 et 28 ans.

Cependant, les Japonais eurent plusieurs échecs avec leurs Kaiten.

Tout d'abord, ces sous-marins de poche avaient beaucoup d'inconvénients, ils étaient vulnérables par le fait qu'ils ne pouvaient pas plonger profond par exemple.

Le pilote se dirigeait visuellement avec un périscope donc bien plus repérable visuellement de jour.

Mais malgré tout, au niveau des pertes américaines le bilan fut de 45 Kaiten lancés = 179 morts, 3 petits navires coulés, 2 endommagés et de petits dommages.

Pertes au niveau Japonais : les pilotes au nombre de 1500.

Histoire du 24 juillet 1945

Les japonais qui avaient conçu les torpilles Kaiten pilotées par des kamikazes ont envoyé l'une d'elle sur le destroyer nommé Underhill.

C'est le commandant Saichi Oba qui le visage collé à son périscope de sous-marin surveille le destroyer américain.

Sur la coque de celui-ci un numéro d'immatriculation : DE 682.

Comme le commandant était assez proche du bâtiment Underhill, il fit signe à ses 4 pilotes kamikaze de rejoindre leur torpille.

Jun Katzuyama, le sous-lieutenant, Toyooki Seki et 2 officiers Tsutoma Kawajiri et Masahiro Arakawa saluèrent leur commandant, burent un verre de saké et récitèrent un très court poème pour l'Empereur, puis ils se dirigèrent vers les 4 Kaiten qui étaient fixés sur le pont du sous- marin du commandant Saichi Oba.

Avant de se lancer dans cette "aventure mortelle", ils avaient écrit une lettre à leurs fiancées et leurs parents.

Une fois les 4 pilotes dans leur torpille, des mécaniciens mettent dans les habitacles des bouteilles d'oxygène puis ils programment les gyroscopes de bord en fonction de la direction ainsi que de la vitesse du navire qu'ils visent.

Les 4 pilotes sont très jeunes puisqu'ils ont moins de 20 ans et ils savent qu'ils vont aussi mourir. Les 4 Kaiten s'élancent enfin par 3 mètres de profondeur selon un trajectoire qui doit leur faire couper la route du Underhill.

A 100 mètres de leur cible, ils font alors surface pour un dernier réglage à l'aide de leur périscope puis ils arment la tête de la torpille.

L'Underhill est un destroyer qui escorte un convoi transportant des marchandises et des troupes.

Personne à bord ne se doute de l'existence des kamikaze sous-marin.

Les Japonais avaient préalablement envoyé un avion de reconnaissance et l'Underhill s'attendait à être attaqué par voie aérienne.

Les opérateurs du bâtiment vont signaler des points lumineux sur leurs écrans sonar.

Le commandant Newcomb était le chef de l'Underhill.

Les hommes chargés de surveillé l'horizon aperçoivent alors des périscopes tout petits. Ce sont ceux des Kaitens qui viennent de finir les derniers réglages.

Les Américains sont surpris car les mini sous-marin japonais font surface de part et d'autres du destroyer. Ils ne peuvent répliquer car ils sont trop proches du bâtiment.

A 15 heures 15, le commandant Newcomb ordonne d'éperonner l'ennemi à tribord sans se douter un seul instant que ce Kaiten n'attend que cela.

Au moment du choc, il y a 2 explosions qui se produisent en même temps. Une à bâbord et l'autre à tribord.

Les 2 Kaiten ont déclenché leur charge en même temps et la chaudière de l'Underhill explose à son tour.

Le navire est alors coupé en 2, la proue dressée à la verticale part à la dérive.

Des patrouilleurs vont récupérer les survivants.

Bilan de cette journée : 112 morts, 122 survivants pour les Américains. Le commandant Newcomb disparut!

Les 4 kamikazes ont rejoins le paradis des kamikazes.

torpille type 93

torpille type 93

kaiten type 1 ... 2è photo auteur Morio. (Thanks) kaiten type 1 ... 2è photo auteur Morio. (Thanks)

kaiten type 1 ... 2è photo auteur Morio. (Thanks)

Kaiten type 2

Kaiten type 2

Kaiten type 4Kaiten type 4

Kaiten type 4

Les Kaiten, torpilles humaines japonaises, seconde guerre mondialeLes Kaiten, torpilles humaines japonaises, seconde guerre mondiale
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