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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Irena Sendlerowa, Sendler, née Kryzanowska Histoire seconde guerre mondiale

Publié le 11 Février 2015 par Quilaztli dans Histoire

Irena en 1942

Irena en 1942

Irena Sendlerowa, Sendler, née Kryzanowska

Histoire seconde guerre mondiale

Irena Sendlerowa, née Kryzanowska a vu le jour le 15 février 1910 à Varsovie en Pologne.

Elle est décédée le 12 mai 2008 à l'âge de 98 ans.

Irena était une femme polonaise de la résistance. Elle sauva 2500 enfants juifs.

Irena fut élevée à Otwock qui est une petite banlieue ouvrière de la ville de Varsovie.

Son père était médecin et s'était engagé dans l'action sociale auprès des familles pauvres. Il dirigeait aussi un hôpital et soignait tout le monde.

Irena visitait aussi ces personnes malades et les connaissait très bien.

Son père était aussi membre du Parti socialiste Polonais. Il est décédé en 1917 du Typhus.

Son père avait dit que les gens devaient être séparés en 2 catégories : les bons et les méchants, leur race ou religion n'avait aucune importance.

Elle s'engagea donc dans l'Union gauchiste de la jeunesse démocratique avant la guerre.

Elle était contre l'antisémitisme et elle a donc finit par aller à des manifestations contre les discriminations des étudiants Juifs.

Irean fut mariée à Mieczylaw Sendler et ils divorcèrent après la guerre.

Elle fut remariée mais cette fois-ci avec un clandestin Stefan Zgrzembski.

Elle eut 3 enfants de cette union : une fille et 2 garçons. (vivants surement encore à l'heure actuelle, ils l'étaient en 2008)

Durant l'occupation allemande, Irena travaillera au Département de l'Aide Sociale qui se trouvait à la Mairie de Varsovie. Elle va organiser l'aide pour les pauvres.

Un groupe clandestin sous la direction de l'écrivain Jan Dobraczynski va se former et venir en aide aux enfants qui ont été abandonnés après 1939.

Cette aide est pour les enfants qui sont sortis clandestinement du Ghetto de Varsovie. Certains enfants se sont enfouis par des trous dans les murs.

Le groupe va donc leur préparer de faux papiers, des certificats de naissance etc... afin que ces enfants puissent être placés dans les orphelinats ou encore des familles d'accueil.

Irena fait donc cela depuis 3 années déjà.

Le gouvernement polonais en exil à Londres (Angleterre) va envoyer des fonds et va créer Zegota.

Le Zegota est un nom de code pour la commission d'Aide aux Juifs. C'est une organisation clandestine de la résistance polonaise qui opérait durant l'occupation allemande de 1942 à 1945.

Ce réseau s'étendra ensuite à Cracovie, Lwow, Lublin et Zamosc.

Les forces allemandes ont imposé en Pologne, la loi la plus dure en Europe occupée.

Cette loi punissait de mort toutes les personnes habitant un foyer où un Juif caché serait découvert. A cause de cette loi rude, il était donc difficile de trouver des familles qui voulaient bien aider les Juifs.

Le Zegota tentait toujours de trouver des cachettes pour les enfants et à l'aide des faux papiers, ils pouvaient les héberger dans des familles d'accueil, des orphelinats ou autres institutions religieuses.

C'est ainsi que Irena a réussi à placer plus de 2500 enfants Juifs sortis du Ghetto.

Zegota a permit de sauver environ 100 000 Juifs Polonais.

En décembre 1942, la commission d'aide aux Juifs nomme Irena chef du département de l'enfance.

C'est à ce moment-là qu'elle va organiser le passage clandestin des enfants.

Le 20 octobre, Irena sera arrêtée par la Gestapo et enfermée à la prison de Pawiak.

La Gestapo est la police secrète d'Etat, police politique du 3è Reich qui fut fondée en Prusse par Hermann Göring.

Irena va subir des tortures qui vont la blesser à vie mais elle n'avouera jamais rien sur son réseau.

Elle sera condamnée à mort mais le Zegota va réussir à la sauver en achetant les gardiens de la prison.

Irena va faire une liste des enfants qu'elle a sauvé et sortis du Ghetto. Elle va noter ces noms et les mettre dans une jarre en verre qui sera enterrée derrière un arbre au fond de son jardin, derrière sa maison.

Après la guerre, elle fera tout pour localiser les parents et réunir les familles mais malheureusement la plupart avaient été gazées.

Elle fut reconnue "Juste parmi les nations'' Par Yad Vashemen en 1965.

Juste parmi les nations est une expression du judaïsme.

Elle fut aussi proposée pour le Prix Nobel de la paix mais ne fut pas retenue.

Elle devint Citoyenne d'Honneur de l'Etat d'Israël.

En 2003, elle reçu l'Ordre de l'Aigle Blanc, une haute distinction civile polonaise

En 2007, elle eut la distinction de l'Ordre du Sourire. (attribution décernée aux personnes qui ont oeuvré pour le bonheur et le sourire des enfants.

En 2009, à titre posthume, elle eut le prix humanitaire d'Audrey Hepburn.

Irena Sendlerowa, Sendler, née Kryzanowska  Histoire seconde guerre mondialeIrena Sendlerowa, Sendler, née Kryzanowska  Histoire seconde guerre mondiale
Irena Sendlerowa, Sendler, née Kryzanowska  Histoire seconde guerre mondiale
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Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration

Publié le 9 Février 2015 par Quilaztli dans Histoire

La famille Frank

La famille Frank

Anne Frank, son journal, sa vie

Anne Frank, la plupart de nous, la connaissons ne serait-ce que pour son journal, c'est d'ailleurs un monument de la littérature contemporaine.

C'est l'un des textes les plus émouvants et les plus vibrants qu'il m'ait été donné de lire.

Cette jeune fille a retranscrit son quotidien, celui de demoiselle juive qui a fuit l'Allemagne pour les Pays-Bas, qui a vécu dans la clandestinité avec toute sa famille durant 2 années.

Mais voilà, malgré toutes les précautions que la famille a prise, Anne fut arrêté par la police allemande.

Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort-sur-le-Main en Allemagne. Elle vit sous la république de Weimar.

Elle est décédée, 2 mois environ avant la capitulation allemande) en février ou mars 1945 dans le camp de concentration de Bergen-Belsen (Allemagne nazie).

La famille de Anne Frank était partie d'Allemagne dès 1933 pour aller en Hollande afin d'échapper à l'antisémitisme qui grandissait de plus en plus et qui visait la communauté juive dès les élections d'Hitler.

Son père Otto Frank va entreprendre une entreprise à Amsterdam et Edith, sa mère va le suivre ainsi que sa soeur Margot.

Ils vont vivre dans un appartement sur la Merwedeplein. Toute la famille va se sentir en sécurité dans ce nouveau pays.

Margot et Anne vont à l'école et Otto, le père, travaille beaucoup. Edith soigne son intérieur.

La seconde guerre mondiale arrive alors....

Le 10 mai 1940, l'Allemagne va envahir les Pays-Bas et la famille Frank se retrouve une fois encore en danger.

Les Pays-Bas sont occupés et les restrictions imposées ne cessent d'augmenter pour l'entreprise d'Otto.

Une convocation va arriver pour Margot, la soeur aînée d'Anne, afin qu'elle aille travailler dans un camp allemand, le 5 juillet 1942.

C'est à cet instant que Otto et Edith jugent que la situation devient très dangereuse pour leur famille alors ils vont entrer dans la clandestinité et se cacher dans l'endroit qu'ils ont aménagé depuis des mois, dans l'entreprise d'Otto.

Une autre famille va les rejoindre : les Van Pels.

Et enfin un autre clandestin va rejoindre le petit groupe qui était déjà au nombre de 7.

Le 8è fut Fritz Pfeffer.

Pour la nourriture, ils seront aidés par les employés d'Otto qui leur fourniront tout ce dont ils ont besoin.

Anne a 13 ans environ à ce moment-là. Ils vont passer 2 années dans cet endroit bien caché mais le groupe sera trahi et ils vont être déporté vers les camps d'extermination nazis.

Pour son 13è anniversaire, le 12 juin 1942, Anne avait reçut un carnet et lorsqu'elle écrit dedans, elle s'adresse à Kitty, une amie imaginaire.

Anne avait décidé que ce carnet serait son journal et elle y écrivit tout de suite, tout d'abord en se décrivant personnellement, puis sa famille et son entourage. Elle parla de l'école, de sa vie, des admirateurs qu'elle avait, des endroits qu'elle aimait visiter.

Elle va tout décrire, de sa vie tranquille aux changements qui vont s'opérer avec les débuts de l'occupation allemande.

Elle va fournir des détails sur l'oppression qu'ils vont subir. Elle va écrire à propos de l'étoile jaune que tous les Juifs doivent porter durant l'occupation des nazis que les Juifs devaient la porter en public!

Anne va expliquer aussi sa vie dans leur cachette qui débutera le 6 juillet 1942. Leur appartement officiel sera laisser sans dessus dessous pour faire croire à un départ précipité et Otto Frank a laissé un mot disant qu'il partait avec sa famille en Suisse.

Malheureusement ils abandonnèrent le chat d'Anne nommé Moortje.

Pour aller dans leur cachette, ils durent faire plusieurs kilomètres et comme les Juifs n'avaient pas le droit de prendre les transports en commun, ils durent marcher alors que chacun d'eux avait sur le dos, plusieurs couches de vêtements.

Leur cachette était sur 3 niveaux à l'arrière du bâtiment de l'entreprise d'Otto. Le premier niveau était composé d'une salle de bain et de toilettes. Le 2è niveau était un vaste espace et enfin le grenier dans lequel on accédait par une échelle.

L'entrée de leur cachette fut dissimulée par une bibliothèque afin qu'ils ne soient pas repéré facilement.

Otto Frank avait 4 employés : Bep Voskuiji, Victor Kugler, Johannes Kleiman et Miep Gies. Ils savaient où se cachait la famille.

Jan Gies qui était le mari de Miep Gies ainsi que Johannes Hendrik Voskuiji qui était le père de Bep, les ont aidés durant toutes les années de leur confinement.

Ils étaient leur seul contact avec l'extérieur.

Anne va en parler dans son journal et elle va évoquer combien ces personnes sont dévouées pour eux et l'aident qu'ils apportaient mais aussi, le fait qu'ils risquaient gros : la peine de mort s'ils étaient découverts pour avoir cachés des Juifs.

La plupart du temps, la famille doit rester silencieuse dans son abri afin que personne ne les entendent durant la journée.

Le 13 juillet 1942, la famille Frank sera rejointe par d'autres personnes. Anne changeait les prénoms et les noms. Il y avait Peter âgé de 16 ans et Hermann qui fut rebaptisé Petronella, la famille Van Pels. (rebaptisée Van Daan).

Fin novembre arriva Fritz Pfeffer, un dentiste.

Un peu plus de monde et de nouvelles têtes fait du bien à Anne mais les tensions débutent tout aussi rapidement dans le groupe.

Anne passait son temps à lire et à écrire c'était sa passion. Elle eut des sentiments pour Peter et ils eurent une liaison. Elle dit aussi qu'elle avait une forte envie de devenir journaliste plus tard ou écrivain. Elle confiait tout à son journal et elle grandit, murit au fil du temps.

Jusqu'au printemps 1944, Anne écrivit des lettres uniquement pour elle puis elle entendit à la radio qu'il faudrait rassembler tout ce qui existait sur les souffrances du peuple néerlandais durant l'occupation allemande.

Alors elle fit un travail de titan, elle reprit tous les écrits qu'elle avait fait et tria ce qui était bien à dire et les détails sans importance. Elle voulait que son travail de réécriture soit un livre qui serait publié après la guerre.

Elle continua néanmoins à écrire dans son journal d'origine jusqu'au 1er août 1944.

C'est au matin de ce jour là, entre 10 heures et 10 heures 30 que leur cachette fut découverte par la police allemande sur les indications d'un informateur. Cet informateur ne fut jamais identifié.

C'est Karl Silberbaueur aidé de la police allemande qui entra dans la maison et se dirigea d'un pas sur vers la bibliothèque qui cachait l'accès à la cachette de la famille Frank.

Karl Silberbaueur interrogea Otto Frank pour savoir s'il y avait des bijoux ou objets de valeurs et Otto lui montra l'endroit. Dans une sacoche en cuir, se trouvait des papiers et le journal d'Anne Frank.

Les occupants furent tous embarqués dans des camions. Ceux qui les avaient aidés furent emprisonnés : Victor Kugler et Johannes Kleiman.

Miep Gies et Bep Voskuyl ne furent pas interpellés. Ce sont eux qui trouveront le journal d'Anne Frank, lorsqu'ils revinrent à la cachette. Il y avait plus de 300 pages manuscrites qui étaient éparpillées sur le sol.

Miep voulait les rendre à Anne après la guerre.

Anne et sa famille furent interrogés par la Gestapo et détenus toute une nuit et le 5 août, ils furent envoyés en maison de détention.

Puis vers le camp de transit de Westerbork.

C'est là que 100 000 Juifs transitèrent.

Le 3 septembre, Anne et sa famille ainsi que les autres membres du groupe furent déporté dans le dernier convoi pour le camp d'extermination d'Auschwitz!

3 jours de voyages dans des conditions terribles.

A leur arrivée, ils furent séparés selon leur sexe et ils ne se revirent jamais.

Anne venait d'avoir ses 15 ans, 3 mois plus tôt alors elle fut épargnée mais les moins de 15 ans étaient dirigés vers les chambres à gaz afin d'y être exterminés.

C'est ainsi que sa mère Edith, Margot sa soeur et elle furent ensemble dans le même baraquement.

Les maladies étaient très présentes et les baraquements remplis à craquer durant la nuit. La journée, les femmes devaient travailler comme des esclaves.

Le 28 octobre, l'avancée de l'Armée Rouge fit en sorte que le camp fut évacué et Anne fut relogée dans le camp de Bergen Belsen.

Margot était avec elle mais Edith est restée à Auschwitz.

Le camp de Bergen Belsen était déjà bien surpeuplé, Anne et Margot furent abrité dans des tentes mais après une tempête les tentes furent toutes détruites.

Elles allèrent alors dans les baraquements. On les fit travailler au recyclage des chaussures.

Margot était malade et restait allongée sur sa couchette bien trop faible pour marcher. Anne était aussi malade, elle avait les traits émaciés et tremblait.

Anne et Margot souffrent du froid en hiver 1945, il neige souvent et parfois elles sont privées de nourriture durant de longues périodes. Elles ne possèdent plus de vêtements chauds et deviennent trop faibles pour se lever.

Une épidémie de Typhus va se propager dans tout le camp tuant 17 000 détenus. Les conditions d'hygiène sont dramatiques et la nourriture manque cruellement.

Le camp ne sera libéré que le 15 avril 1945 par les Britanniques.

Trop tard pour Anne qui est certainement morte du Typhus. Les corps de Margot et d'Anne ont été surement mis dans les fosses communes de Bergen Belsen.

Le seul survivant de la famille fut Otto Frank, le père d'Anne. Il a survécut au camp de concentration d'Auschwitz et il décédera en Suisse à l'âge de 91 ans.

Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentrationAnne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
la cachette.... 2. photo actuelle de la maison d'Anne Frank
la cachette.... 2. photo actuelle de la maison d'Anne Frank

la cachette.... 2. photo actuelle de la maison d'Anne Frank

Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
Anne Frank, son journal, sa vie, camp de concentration
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Gross Rosen, Camp de concentration, Basse Silésie

Publié le 8 Février 2015 par Quilaztli dans Histoire

Plan du camp

Plan du camp

Gross Rosen, Camp de concentration, Basse Silésie

Ce camp de concentration avait pour nom Rogoznica, en Polonais. Il était situé à un kilomètre et demi au sud du village de Rogoznica. La région regorgeait de carrières de granit.

Au départ en 1940, le camp servait de camp de travail, de sous-camp de concentration de Sachsenhausen. Il avait pour objectif d'exploiter les carrières des alentours qui produisaient du granit.

Le camp fut bientôt transformé en camp de concentration autonome et par la suite, il y eut une centaine de camps de travail, tous situés en Basse Silésie. Ces camps furent rattachés au camp de Gross Rosen.

En 1942, dans la partie ouest du camp, une nouvelle partie fut réalisée et elle fut rattachée comme sous-camp d'Auschwitz.

Une autre dépendance de ce camp abrita les Juifs de Schindler qui survécurent à l'Holocauste. Cette dépendance était dans la ville de Brunnitz en Tchécoslovaquie.

Le camp ainsi que tous les sous-camps ont eut plus de 125 000 détenus avec une grande majorité de Juifs et de Polonais.

Le nombre de victime dans ce camp est d'environ 40 000 personnes.

Le DR Karl Babor était un médecin du camp, c'était un expert de la seringue de phénol.

Après la guerre, il fut interné par les Alliés, mais il fut par la suite libéré car il n'avait "rien fait de mal". Il reprit donc des études de médecine à Vienne et devint médecin officiel.

Les anciens détenus du camp de Gross-Rosen l'ont traqué mais Karl Babor s'enfuit alors en Afrique.

La plupart des prisonniers devaient construire un grand nombre de sous-camps et tout allait en s'accélérant durant l'été 1943.

Les Juifs représentaient le plus grand groupe parmi les victimes de Gross-Rosen. A partir de la fin de 1943, il y avait 57 000 Juifs dont 26 000 femmes.

Le 18 juin 1941, les premiers prisonniers Juifs qui arrivèrent au camp furent envoyé au camp de concentration de Dachau. Ils étaient 48 à ce moment-là. Puis 32 partirent pour Sachsenhausen le 13 août, 21 le 18 septembre et enfin 94 le 20 septembre.

En 1942, le taux de mortalité restait tout de même très élevé. A la fin de 1941, on comptait 84 morts et d'autres détenus devinrent des squelettes vivants.

En 1941, au mois de décembre, certains détenus furent victimes d'une sélection pour le programme d'euthanasie.

Les détenus qui étaient considérés comme "handicapés" furent envoyé à Dachau, d'autres au nombres de 37 furent dirigés vers Auschwitz le 16 octobre de cette même année.

C'était dans le cadre de l'élimination des Juifs qui étaient situés dans les camps du Reich.

Durant une période de 12 mois, le camp de concentration de Gross-Rosen fut "Juden-Frei"

c'est à dire "Sans JUIFS".

1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit
1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit
1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit
1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit1. le Camp 2. baraquement N° 40  3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit

1. le Camp 2. baraquement N° 40 3. vue du camp 4. le crématorium à la libération du camp. 5, le crématorium aujourd'hui. 6. la fosse des victimes 7. la carrière de granit

Dr Karl Babor, médecin du camp 2. le dentiste du campDr Karl Babor, médecin du camp 2. le dentiste du camp

Dr Karl Babor, médecin du camp 2. le dentiste du camp

le camp de nos joursle camp de nos jours
le camp de nos joursle camp de nos jours
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le camp de nos jours

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Bergen-Belsen, Camp de concentration, Basse-Saxe, Allemagne

Publié le 6 Février 2015 par Quilaztli dans Histoire

Bergen-Belsen, Camp de concentration, Basse-Saxe, Allemagne

Bergen-Belsen, Camp de concentration, Basse-Saxe, Allemagne

Ce camp de concentration se trouvait en Basse-Saxe en Allemagne. C'était un camp de travailleurs au départ puis c'est devenu un camp d'entrainement de la Werhmacht, puis un dépôt de matériel et enfin, ce camp fut transformé en camp d'internement de prisonniers de guerre en 1940.

Il fut agrandi en vue de la guerre contre l'URSS.

En 1943 à 1944, le camp est devenu un camp d'échange où se trouvent des Juifs qui possèdent une nationalité de pays neutre tout comme les Turcs ou encore les Espagnols de Salonique. Il y a aussi des Juifs avec des papiers sud américains, des polonais qui ont la double nationalité, des Juifs palestiniens, des femmes françaises et leurs enfants.

La Werhmacht, pour la petite explication, c'est la force défense qui est nommée ainsi. C'est l'armée allemande durant le IIIe Reich de 1935 à 1946.

Les tout premiers Häftlinge (prisonniers) arrivèrent dans le camp au printemps 1943. Ils vont remplacer les prisonniers de guerre qui vont être envoyé ailleurs.

Le camp était une place qui était réservée aux Juifs à échanger. C'est-à-dire que Himmler avait décidé de cette opération, il voulait absolument organiser un échange contre des allemands prit en Palestine.

Ces Juifs étaient entre 2300 et 2500, c'étaient des Juifs polonais avec un passeport d'Amérique latine. Ils étaient arrivés en juillet 1943.

Finalement, l'échange n'eut pas lieu et c'est à ce moment précis que ces Juifs furent envoyés dans le camp de concentration d'Auschwitz.

Ils furent exterminés.

D'autres Juifs furent conduits dans le "Sternlager". C'est le camp de l'étoile. C'est ainsi qu'il fut nommé car ces Juifs à échanger portaient l'étoile jaune cousue sur leurs vêtements.

Il y avait 441 Juifs qui étaient d'origine d'espagnole. Ils arrive en août 1943 et vont être envoyé en Espagne en février 1944.

D'autres comme les grecs, les portugais et hollandais vont aussi arriver dans ce camp et ils vont être échangé au mois de juin 1944.

4 100 seront libérés et pourront parvenir à Haïfa le 10 juillet 1944 en passant par les villes de Vienne, Budapest et Istanbul.

Mais dans le camp de Bergen Belsen, d'autres cas sont aussi traités mais à part.

Par exemple, le camp des Juifs Hongrois qui fut créé en juillet 1944. C'est un camp dit neutre qui est composé de 2 baraquements pour les Juifs ressortissants d'Espagne, du Portugal, d'Argentine et aussi de Turquie (pays dit neutres)

Bergen Belsen est aussi un camp de repos. C'est-à-dire que les détenus des autres camps qui sont incapables de travailler car trop fatigués et trop âgés vont venir là.

Le premier convoi arrivera de Dora avec 1000 déportés qui ont tous la tuberculose. Dedans se trouve 200 français, c'était le 27 mars 1944.

Le camp est divisé en plusieurs secteurs, cela va jusqu'à 8 ce qui correspond à des groupes distinctifs et à des régimes différents.

4 secteurs sont pour les Juifs pouvant être échangés, 3 des secteurs sont pour les détenues qui viennent d'être transférées et le dernier secteur en 1944 va recevoir les détenus dont je parlais plus haut qui nécessitent des soins et du repos.

Beaucoup de détenus arrivent des camps d'Auschwitz, Buchenwald, Ravensbrück, Flossenburg et Mauthausen (voir mes autres articles sur le sujet)

Maintenant le camp compte 15 000 détenus (novembre 1944) et 60 000 en 1945 au mois d'avril.

C'est dans ce camp que vont décéder 35000 personnes dont Anne Frank (ainsi que sa soeur Margot Frank) et Hélène Berr.

Anne Frank, de son vrai nom Annelies Marie Frank (née le 12 juin 1929 en Allemagne, vivant aux Pays Bas et morte en février ou mars 1945 à Bergen-Belsen. Juste 2 mois avant la capitulation des Allemands.

Elle a écrit le "Journal d'Anne Frank", c'était une adolescente allemande juive.

Hélène Berr (née le 27 mars 1921 à Paris, morte en avril 1945) était une jeune française juive. Elle était l'auteur d'un journal relatant sa vie de 1942 à 1944.

Avec le surpeuplement dans le camp de Bergen Belsen, les conditions de vie ne sont pas bonnes. Il y a désormais des épidémies et la mortalité est très importante.

Les Juifs du camp de l'étoile, du camp hongrois, les neutres et le camp spécial vont être évacués par 3 trains.

Le dernier train va être "perdu" est libéré par l'armée Rouge le 23 avril.

Le camp fut libéré par les Britanniques le 15 avril 1945. Mais l'épidémie de Typhus avec causé une grande mortalité et les Britanniques n'arrivèrent pas à endiguer celle-ci, faute de moyens.

Finalement le camp va être mis en quarantaine et les baraquements furent brûlés. Les cadavres furent enterrés dans de grandes fosses communes.

70 000 personnes trouvèrent la mort dans ce camp, dont 20 000 soviétiques.

Malgré le nombre immense de morts, certains ont survécu : 125 000 détenus furent emprisonnés dans ce camp mais on compte des survivants.

Par exemple :

* Yves Castet résistant français (1922 à 1968)

* Otto Frank (1889 à 1980) le père d'Anne et Margot Frank.

* Boris Pahor (1913) écrivain Slovène.

* Lucienne Soubbotnik (1911 à 2014) résistante française

* ZEvi Koretz (1884 à 1945) rabin de Salonique, mort du typhus peu de temps après la fin de la guerre.

et .....

Plus connue pour Nous...

* Simone Veil, née en 1927, femme politique française.

Rescapée de la Shoah. Déportée. Tout d'abord en transit dans le camp de Drancy (France) puis destination le camp d'Auschwitz Birkenau.

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Libération du campLibération du camp

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Ilse Koch, la Sorcière de Buchenwald (camp de concentration) 2e guerre mondiale

Publié le 5 Février 2015 par Quilaztli dans Histoire

Ilse Koch, la Sorcière de Buchenwald  (camp de concentration)  2e guerre mondiale

Ilse Koch, la Sorcière de Buchenwald

(camp de concentration)

2e guerre mondiale

Ilse Koch est née le 22 novembre 1906 à Dresde en Allemagne et décédée le 1 septembre 1957 à Aichach.

Elle a épousé Karl Otto Koch (né en 1037, décédé en 1945). Ils ont eu 4 enfants : Gisela Koch, Gudrun Koch, Uwe Köhler et Artvin Koch.

Ilse Koch est très connue sous le nom de la Sorcière de Buchenwald ou encore "la Chienne de Buchenwald" .

Son époux était le commandant du camp de concentration de Buchenwald de 1937 à 1941, ainsi que de celui de Majdanek de 1941 à 1943. Mais aussi d'autres camps comme Sachsenhausen, Esterwegen.

Ilse Koch grisée par le pouvoir de son mari s'est rendue coupable de nombreuses atrocités à l'encontre des détenus du camp de Buchenwald.

A Buchenwald, les prisonniers surnomment Ilse Koch : 'la Kommandeuse" ou encore 'la sorcière' ou la "chienne" de Buchenwald.

Elle se promène dans le camp à cheval et elle frappe les détenus à coup de cravache. Elle exhibe des tenues provocantes et signale à son mari les prisonniers qui l'auraient un peu trop regardée afin qu'ils soient punis devant elle.

Karl Koch, son mari, pratique l'extorsion des prisonniers et il détourne une partie des fonds qui étaient destinés au camp afin de se faire construire une villa et un manège à l'intérieur du dit camp!

Il y a un témoignage, celui de Harry Herder Jr. A l'époque il avait 19 ans et il était caporal américain. Il témoigne dans 'la Libération de Buchenwald".

Je le cite :

"Le sergent nous raconta quelques faits à propos du commandant de Buchenwald et de sa femme. De là où nous étions, nous pouvions voir la maison du commandant en bas de la colline, entourée d'arbres sans feuilles. Blowers nous fit une description de ces gens méprisables. La femme, Ilse Koch, adorait monter à cheval dans le camp, se promenant en botte et fouet à la main. Blowers nous raconta ceci: un jour elle ordonna que tous les prisonniers juifs du camp se déshabillent et s'alignent. Puis elle se promena entre les rangées de prisonniers et, à chaque fois qu'elle voyait un tatouage qui lui plaisait, elle le touchait avec sa cravache. Immédiatement, les gardes entraînaient le prisonnier vers l' infirmerie où les docteurs SS le tuaient, lui enlevaient le tatouage, puis le tannaient. Les tatouages étaient ensuite assemblés pour en faire des abat-jours. Dans les livres d'histoire, on a dit qu'on en avait trouvé deux. En fait il y en avait trois mais l'un d'entre eux disparut peu après notre arrivée. Quoi qu'il en soit, ceci vous donne une vague idée d'Ilse Koch, de son mari et des "docteurs" du camp."

Comme le témoignage le dit, Ilse Koch s'arrêtait devant les prisonniers qui avaient un tatouage distinctif. Elle les faisaient tuer et leur peau était tannée.

Son goût pour la collection d'abat-jour en peau tatouée a été décrit par un témoin au procès de Nuremberg après la guerre.

Il disait (je cite) :

"Les produits finis (c'est-à-dire de la peau tatouée détaché de cadavres) ont été remis à la femme de Koch, qui les avaient façonnés en abat-jour et autres articles de ménage ornementales .."

"Le plus intéressant que Frau Koch avait, c'était un sac à main d'une dame faite de la même matière. Elle était fière de son sac comme une femme des mers du sud l' aurait été à propos de ses trophées cannibales .."

Elle fut remise à la justice ouest allemande après la guerre et elle fut condamnée à la prison à vie. Elle s'est suicidée dans sa cellule en 1967.

Elle fut donc condamner à vie par le tribunal militaire international de Dachau en 1947. Sa peine fut réduite par une commission de révision et elle fut libérée par le Général Lucius Clay qui était le gouverneur américain.

Elle fut remise à la justice ouest allemande et condamnée à la prison à vie en janvier 1951 pour dénonciation et incitation au meurtre sur des détenus allemands.

Elle se suicida dans la prison Bavaroise pour femmes de Aichach.

Ilse Koch restera célèbre pour sa collection de tatouages prélevés sur les déportés et ses abats-jours en peau humaine.

Ses coupes anatomiques, pour certaines, seront envoyées dans les universités et elles serviront longtemps aux étudiants en médecine allemands.

Un de ses presses papiers servira de pièce à conviction lors de son procès... c'était une tête réduite d'un officier russe!

Ilse Koch, la Sorcière de Buchenwald  (camp de concentration)  2e guerre mondialeIlse Koch, la Sorcière de Buchenwald  (camp de concentration)  2e guerre mondiale
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