Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Le Pirate : Bartholomew Roberts alias le Baronet Noir

Publié le 31 Juillet 2012 par Quilaztli in Histoire

 

 

Le Pirate : Bartholomew Roberts alias le Baronet Noir

 

 

bartholomew.jpg

 

Bartholomew Roberts est l’un des pirates les plus célèbres où devrais-je dire l’un des boucaniers les plus importants dans les années 1700 et ce, jusqu’à sa mort en 1722. Il était aussi nommé le « Baronet Noir ». Il est connu pour avoir capturé plus d’une centaine de navires en moins de deux ans. Il réussit à faire une grosse prise de 22 navires en une seule et unique prise.

 

 

Naissance d’un futur pirate

 

Bartholomew Roberts est né le 17 mai 1682, de son vrai nom John Roberts. Il est surnommé le Baronet Noir mais sera aussi appelé « le pirate puritain » car il va interdire toute conduite immorale à bord de ses navires. Sur ceux-ci, il n’y aura jamais de femmes et pas d’alcool). C’est un pirate très célèbre pour son époque. Il est né au Pays de Galles à Casnewydd-Bach. Il meurt le 10 février 1722.

 

 

Bartholomew-Roberts.jpg

Les tout premiers pas du Baronet Noir

 

Il est difficile de savoir exactement quand il a prit pour la première fois la mer, on suppose que c’était vers l’âge de 13 ans en 1695.

 

Ce n’est qu’en 1718 que l’on retrouve sa trace lorsqu’il est engagé comme second sur un sloop de la Barbade. (Frontière entre la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique).

 

En 1719, il embarque sur le navire « Princess » qui transporte des esclaves et qui sera capturé plus tard, en juin par un pirate nommé Howel Davis. Le Baronet Noir à 37 ans à ce moment-là. Quelques temps après sa capture, c’est la flottille de Davis qui sera prise en embuscade par le gouverneur de l’île du Principe. La bataille fera des morts dont Howel Davis.

 

Bartholomew Roberts a pu démontrer ses talents et sa supériorité lors des combats, il sera alors élu, par l’équipage, capitaine d’un bateau pirate nommé « Royal Rover ». A cet instant précis, Bartholomew Robert aurait dit à son équipage :

 

« Il vaut mieux être un commandant qu’un homme normal, puisque j’ai plongé mes mains dans l’eau boueuse, je dois être un pirate »

 

Dans les années qui suivirent, il dirigea les navires comme le « Fortune », le « Royale Fortune » et le « Good Fortune ».

 

 

drapeau-du-baronet-noir.jpg

La personnalité du Baronet Noir

 

D’après ce qui est dit, Bartholomew Roberts ne correspondait pas du tout au stéréotype du pirate. Il y a certaines informations à son sujet rapportées par des écrits :

 

  • Il avait de très bonnes manières
  • Il était toujours très bien habillé
  • Il ne buvait pas d’alcool à part du pimps
  • Il était toujours très bien rasé
  • Il aimait avoir des musiciens à son bord et appréciait la musique classique
  • Il avait une belle écriture manuscrite
  • S’il mourait dans la bataille, il voulait et avait ordonné que son équipage le jette à la mer
  • Ce fut lui qui fit entrer dans l’histoire une grande partie du « Code des Pirates »

 

L’âge d’or des pirates

 

 

navire.jpg

Bartholomew Roberts quitta l’île de Principe (Ile du Prince situé près de Sao Tomé-et-Principe). Il fit route avec le navire « Royal Rover » vers le Brésil.

 

Durant le trajet vers le Brésil, il captura un  navire hollandais puis plus loin, il coula un navire britannique qui transportait de nombreux esclaves. En 1720, le navire de Bartholomew Roberts croise un convoi qui comporte 42 navires portugais. Ce sont des navires marchands qui sont escortés par 2 navires de combat. Ces navires sont équipés de 70 canons chacun.

 

Bartholomew décide, très sûr de lui, d’attaquer le convoi et il capture un navire bien plus gros que le sien, à bord duquel il trouvera une grande quantité d’or, des pièces d’or pour une valeur estimée à plus de 30 000 livres sterling.

 

Pendant que Bartholomew est sur le navire capturé, un homme de son équipage nommé Walter Kennedy, qui était resté seul sur le « Royal Rover » en profita pour s’enfuir avec le navire et son chargement d’or.

 

Bartholomew va alors donner le nom de « Fortune » au sloop sur lequel il se trouve et il va piller 4 autres navires puis s’enfuir avec le reste de son équipage car un navire britannique est lancé à sa poursuite.

 

En juin de l’année 1720, Bartholomew Roberts va écumer les mers et particulièrement les côtes du Nouveau Monde. Il va capturer 26 sloops ainsi que 150 bateaux de pêche. Il va détruire de nombreuses constructions et beaucoup de machines. Il réussit même à capturer une galère qui possède 18 canons. Cette galère, il décide de l’échanger contre un navire français de 28 canons. Il continuera ensuite sa route vers le sud. Sur son chemin, il va piller plus d’une douzaine de navires marchands britanniques.

 

 

Chaloner-Ogle.JPG

 

 

 

 

En 1720, au mois de septembre, Bartholomew Roberts atteindra enfin les Antilles. Et une fois là, il va attaquer le port de Saint Kitts. Il va capturer un navire et va en couler 2 autres. Il quitte ensuite le port mais décide d’y retourner dès le lendemain. Mais des tirs de canons vont endommager le « Royal Rover » lors de son approche ainsi que plusieurs autres navires.

 

Bartholomew Roberts doit alors se rendre à Saint-Barthélemy pour pouvoir réparer ses navires.  Et ce n’est qu’en octobre de la même année, qu’il retourne à Saint Kitts pour attaquer une nouvelle fois. Il arrivera à piller 15 navires français et britanniques.

 

 

 

 

 

 

 

La Martinique

 

En 1721, Bartholomew Roberts va ajouter à sa flotte, un navire destiné au transport d’esclaves. Ce navire est hollandais et il va l’utiliser pour tromper les habitants de l’île. A l’aide de ce navire, il passe sans soucis à proximité des ports. Il signale aux Français son intention de se rendre à Sainte-Lucie. Il dit qu’il va y faire du commerce d’esclaves.

 

Il s’installe incognito à la Martinique, à Sainte-Lucie et attend ses proies tranquillement. C’est ainsi qu’il va détruire et capturer 14 navires français. Tous les prisonniers sont torturés et certains d’entre eux vont être tués.

 

Roberts.jpg

L’un de ces navires, un brigantin, va alors devenir, le navire amiral de la flotte de Bartholomew Roberts. Il va le rebaptiser « Good Fortune ». Bartholomew Roberts va ensuite capturer un bâtiment de guerre français. Celui-ci est armé de 52 canons et à bord se trouver le gouverneur de la Martinique.

 

Bartholomew Roberts va pendre le gouverneur et il décide de garder le navire qu’il va nommer « Royal Fortune ». Bartholomew Roberts possède à ce moment-là, trois navires dans sa flotte : Le « Fortune », le « Royal Fortune » et le « Good Fortune ».

 

C’est à ce moment-là que Bartholomew Roberts va arrêter brusquement d’écumer les mers de la côte de la Nouvelle-Espagne après avoir passé plus d’un an dans les Caraïbes qui étaient infestées par la Royal Navy.

 

Bartholomew Roberts va traverser l’Atlantique afin de piller les côtes africaine et aussi de vendre ses marchandises.

 

Les côtes Africaines 

 

Bartholomew Roberts devient de plus en plus tyrannique avec son équipage. Durant le trajet vers l’Afrique, en avril 1721, le navire « Good Fortune » est volé par Thomas Anstis qui en était le dirigeant.

 

Bartholomew Roberts atteint enfin l’Afrique. Il va capturer 3 navires et il décidera d’en garder un qu’il va renommer « Ranger ». Il décide ensuite de partir vers le Libéria où il va capturer un navire de la Compagnie Royale d’Afrique, le « Onslow ». Dans la cale de ce navire, Bartholomew va trouver une cargaison d’une valeur de 9000 livres sterling. Il va garder le « Onslow » pour l’utiliser à la place du « Royal Fortune ».

 

Bartholomew Roberts va ensuite prendre pour cible le pays de la Côte d’Ivoire. Il va capturer une fois encore des navires et prendre leur cargaison. Six navires en feront les frais.

 

En juin 1721, Bartholomew va capturer onze navires qui transportent des esclaves. Il va demander une rançon de huit livres d’or (de la poudre) par navire. Un des capitaines va refuser de payer ce tribut alors Bartholomew furieux, va couler le navire avec tout ce qu’il transporte c'est-à-dire, l’équipage et les esclaves.

 

Bartholomew-Roberts.jpg

 

Il va rajouter un nouveau navire à toute sa flottille qu’il va nommer « Great Ranger ». Ce navire possède 32 canons. Ainsi paré, Bartholomew Roberts va être une grande menace pour les compagnies de commerce britanniques. Ces compagnies vont lancer plusieurs chasseurs de pirates à sa poursuite dont un navire nommé « l’Hirondelle ».  C’est un navire de guerre de la couronne britannique qui a été envoyé en Afrique pour justement poursuivre les pirates. Son commandant est Chaloner Ogle.

 

Chaloner Ogle est un officier britannique qui a mené plusieurs combats.

 

 

 

 

 

 

La grande bataille

 

La grande carrière de pirate du Baronet Noir va s’arrêter brutalement en février 1722 au Gabon près du Cap Lopez.

 

C’est le 5 février 1722 que le bâtiment de guerre « L’Hirondelle » commandé par Chaloner Ogle va attaquer la flotte de Bartholomew Roberts.

 

Les avis sont totalement différents sur la fin de l’aventure du Baronet Noir. Certains pensent que Bartholomew Roberts aurait confondu le navire « L’Hirondelle » avec un navire marchand portugais et qu’il aurait voulu l’attaquer.

 

 

2726543540_1.jpg

D’autres racontent que c’est le commandant Chaloner Ogle qui aurait trouvé les navires de Bartholomew Roberts qui étaient ancrés sur la côte et comme la plupart des hommes étaient saouls car ils avaient fêté une victoire, Bartholomew aurait alors foncé vers « l’Hirondelle » avec son navire le « Royal Fortune », tentant alors de le prendre de vitesse grâce à l’aide du vent.

 

Que ce soit dans un cas où dans l’autre, la fin de l’histoire est la même. Lorsqu’ils sont arrivés à portée de tir, les canons ont tirés une salve et le « Royal Fortune » a riposté. Malheureusement, Bartholomew Robert est tué dès la seule et unique salve car une volée de chaines tirées d’un canon va lui briser les os du cou.

 

Chaloner Ogle n’a pas eut le temps d’emporter le corps et Bartholomew Roberts fut jeté par-dessus bord. C’était son souhait, il voulait reposer en mer à tout jamais.

 

Son équipage a tenté de s’enfuir mais il a été vite rattrapé et fait prisonnier. Les navires ont été détruits au niveau des mâts et des voiles si bien qu’ils ne peuvent plus naviguer.

 

Les membres de l’équipage de Bartholomew Roberts ont été jugés au Ghana, à Cape Coast. Il y aura 74 de ces hommes qui seront acquittés et 70 pirates noirs qui retourneront à l’esclavage. D’autres de ses hommes seront pendus, environ 54 et 37 seront condamnés à des peines un peu plus légères.

 

Ce fut, peu de temps après ces évènements, la fin de l’âge d’or de la piraterie.

 

 

Baronet-noir.jpg

« Le Code des Pirates

 

Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importance et aura un pouvoir de se servir quand il voudra des provisions et des liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote.

 

Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin : une chemise de toile. Mais, s'ils cherchent à dérober à la compagnie de l'argenterie, des bijoux ou de l'argent d'une valeur d'un dollar, ils seront abandonnés sur une île déserte Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelque endroit inhabité et désert.

 

 

Il est interdit de jouer de l'argent aux dés ou aux cartes.

 

 

Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière.

 

 

Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et leurs pistolets toujours propres et en état de fonction.

 

La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera en train de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort.

 

 Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat serait puni de mort ou abandonné sur une île déserte.

 

Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au pistolet. Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartier-maître et feront feu aussitôt. Si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur.

 

 

 Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, touchera une somme proportionnelle.

 

Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butin, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les autres officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun.

 

 Les musiciens auront le droit de se reposer le jour du sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur. »

 

 

navire 2

(source wikipédia « chasse-Partie »)

 

 

bataille.jpg