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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Histoire, Les Geisha

Publié le 14 Juillet 2012 par Quilaztli in Histoire

Les Geishas

 

 

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S’il existe un mythe qui dure et perdure dans le temps, c’est bien celui des Geishas. Un mythe qui a tout de même la vie dure car les Geishas sont associées à la prostitution. Cette tradition a été totalement dévalorisée à cause de ce cliché. En Occident, lorsqu’on prononçait le mot Geishas, l’idée qui venait à l’esprit était « érotismes et fantasmes plus ou moins douteux »

 

Il est aussi juste que certaines Geishas de bas niveau s’adonnaient à la prostitution.  Mais il en est autrement pour les vraies Geishas, celles qui en grande majorité, étaient des professionnelles de la beauté, du bon goût et de la sophistication. Ces Geishas sont loin des rumeurs dont on les qualifie.

 

Le domaine des Geishas porte bien son nom. Celui-ci vient du japonais : « GEI » pour art et « SHA » pour la personne. La profession veut que la Geisha sache animer une soirée avec sa culture lors d’un repas avec des invités prestigieux ou en réunion. Elles doivent être capables de divertir des personnalités riches et célèbres grâce à leur art du chant, de la danse et de la poésie.

 

Une Geisha doit être initiée aux arts du jeu de shamisen (3 instruments à corde), aux tambours, à la cérémonie du thé, aux danses, aux chants traditionnels, à l’art de faire la conversation et à la calligraphie.

 

C’est à Kyoto qu’on trouve la plupart des Geishas. Elles sont nommées « Geiko ». Elles ont des apprenties qu’on appelle « Maiko ». Ces deux catégories font partie de la grande tradition japonaise, c’est un gros héritage de cette culture. Les Geishas ont un grand rôle culturel mais que certains occidentaux ont encore beaucoup de mal à imaginer.

 

La fonction 

 

Les Geishas sont des femmes artistes, elles sont éduquées pour les arts du divertissement. Cette fonction comprend l’art de faire la conversation, la danse mais aussi le chant. La Geisha doit utiliser tout son art pour pouvoir enchanter un repas et l’animer. Elle doit être parfaite pour les personnes présentes car généralement ce sont des politiques ou des personnes importantes. Pour qu’une Geisha soit présente à une réunion où une soirée, il faudra payer. Le prix des prestations est grand et c’est pour cela qu’une Geisha ne sera jamais demandée par de grandes sociétés ou certains partis politiques. Comme son art est un art « vivant », seuls quelques privilégiés qui ont une connaissance de la tradition japonaise, pourront assister et surtout apprécier cet art.

 

Il existe des apprenties Geishas que l’on nomme « Shikomi ». Elles doivent être formées et pour cela, elles doivent appartenir à une maison « Okiya ».

 

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La formation de la Gheisha

 

C’est depuis qu’elles sont petites que les filles sont éduquées à devenir Geisha. Certaines familles qui étaient pauvres ont vendu leur fille aux « Okiya » afin qu’elles soient bien élevées.

 

Les Okiya sont des maisons pour Geishas. Les jeunes femmes y sont éduquées. Pour entrer dans ces maisons, il faut d’abord être accepté. La mère « Okasan » est la directrice de la maison, elle s’occupe des jeunes filles comme de ses propres enfants.

Pour devenir Geisha, la jeune fille doit contacter une « Okiya » qui choisira de la prendre en charge ou pas. Si c’est le cas, l’Okasan prendra en charge non seulement son éducation mais aussi tous les frais pour sa jeune apprentie. Elle payera les kimonos et les effets personnels ainsi que les accessoires. Tout ceci est très couteux.

Plus tard, la future Geisha sera redevable à l’Okasan et devra lui rembourser cette dette. Cela sera possible, uniquement, dès que la Geisha touchera un revenu.

 

Si les jeunes filles sont arrivées alors qu’elles étaient très jeunes, elles devront durant toute leur enfance, travailler comme bonnes. Ensuite elles passeront assistante et devront parfaire leur éducation afin de pouvoir s’entrainer et plus tard de rembourser la dette. Cette dette sera très élevée, il faut donc travailler sans relâche.

 

La plus jeune fille de la maison « Okiya » doit accueillir à l’entrée les Geishas qui étaient sorties pour des rendez-vous et elle doit veiller sur l’entrée. Cet entrainement perdure encore au Japon, c’est une sorte d’entrainement pour les apprenties. De nos jours, lorsqu’un étudiant vit chez son maître, il l’aide, exécute les tâches données et l’assiste. Cela dure parfois de longues années.

 

Les futures Geishas, dès leur plus jeune âge, commencent leur entrainement par de vastes éventails d’arts. La tradition japonaise veut que les plus jeunes débutent les arts le « sixième jour du sixième mois de la sixième année » de leur vie. Mais certaines jeunes filles commençaient parfois bien avant.

 

La formation de toutes les Geishas débutent généralement par l’apprentissage d’un instrument de musique : le shamisen.

 

 

Le Shamisen

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Le shamisen « trois cordes parfumées », c’est un instrument japonais traditionnel à cordes pincées.

 

Cet instrument est l’instrument typique des Geishas. Mais elles s’exercent aussi à la flûte, à des tambours traditionnels comme le Tsutsumi.  C’est un tambour qui se tient sur l’épaule. Un autre nommé l’Okawa se tiendra au niveau des cuisses et le dernier le Taïko se pose à côté de la Geisha et elle tapera dessus avec une baguette. Certains airs de ces instruments n’ont aucune partition et la Geisha devra alors apprendre les airs grâce à leurs oreilles.

 

Le Chanoyu est la cérémonie du thé que chacun Geisha doit apprendre sans oublier, qu’elle devra avoir plusieurs dons dans la poésie, tout ce qui est littérature japonaise et l’ornement floral nommé « Ikebana ».

 

Afin que les Geishas aient une démarche dite gracieuse et élégante, elles apprendront la danse traditionnelle. Mais cet art n’est pas donné à toutes les Geishas. Seules certaines plus douées et plus belles que d’autres pourront y accéder et se spécialiser dans cet art.

 

Pour leur formation, les futures Geishas doivent suivre leur « grande sœur » et l’observer. Cette période durera environ une année. A ce moment-là, elles n’auront pas de clients et elles iront à l’école en journée puis participeront aux différentes soirées. Cette période est nommée « Minarai ». Sa signification est : qui apprend par l’observation. Les jeunes filles sont alors nommées « Shikomiko » ce qui veut dire apprentie Geisha. Elles observent et aide leurs ainées et en même temps, elles apprennent l’art de la conversation, le port du kimono « Kitsuke », l’art de divertir ainsi que différents jeux. L’un d’eux par exemple sera de boire plus que le client.

 

Une fois qu’elles sont devenues apprenties Geisha « Maïko », elles peuvent enfin accompagner les Geishas dans les maisons de thé. Mais aussi aux banquets et dans les réceptions.  Durant ce laps de temps, leur « oonessan » (grande sœur) leur transmettra son savoir de Geisha et son expérience.

 

En échange de ces informations, elle percevra un pourcentage sur les gains de la Maiko.

 

La fin de l’éducation de la Geisha se termine par une cérémonie « Erikae » ce qui veut dire « changement de cols ». La future Geisha remplace alors son col de couleur rouge par le col blanc des Geishas qui ont été confirmées.

 

C’est à ce moment que la tradition veut que la Maiko, qui est alors jugée digne de devenir une Geisha, soit mise aux enchères.  A une certaine époque, l’époque Edo, c’est la virginité des Maiko alors âgée de 14 ans environ qui était vendue au plus offrant.

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Ce n’est que dans les années 50, que ce genre de pratique changera un peu et qu’on attendra les 18 ans de la Maiko pour faire des enchères. La virginité des Geishas n’a pas de prix, elle peut atteindre des sommes folles que seuls les gros industriels pourront s’offrir. Il est dit qu’ensuite, le prestige en rejaillira sur leurs entreprises. Ces personnes ont le nom de « Danna » car ils n’achèteraient pas que la toute première nuit (mizuage) mais une grande partie de l’année. D’autres personnes richissimes et mariées n’achèteraient pas la Maiko pour avoir des relations mais uniquement pour l’admiration de leurs pairs.

 

De nos jours, les futures Geishas ne vont plus aussi jeunes dans les maisons. Apprendre à être Geisha est désormais un acte volontaire. La jeune femme se décide, généralement, vers ses dix-huit ou dix-neuf ans. Etant donné qu’il devient de plus en plus difficile de recruter des Geishas, les ainées sont aux petits soins lorsqu’une apprentie arrive. La formation reste tout de même longue et difficile.

 

 

L’apparence de la Geisha

 

L’habillement de la Geisha

 

kyotomaikothreebackC’est à Kyoto que l’on trouve le plus de Geishas, c’est la ville où les premières Geishas ont fait leur apparition.

 

Les Geishas portent un kimono de soie qui est décolleté dans le dos. Le surnom de ce kimono est Obebe. Les couleurs sont choisies selon la saison ou encore l’âge de la Geisha. Les plus jeunes porteront des couleurs très vives tandis qu’à la trentaine, elles porteront des couleurs plus discrètes.

 

Le Kimono d’été nommé « Ro » est fait en simple gaze de soie, celui pour l’automne « Hitoe » est aussi en soie mais non doublée. Et enfin, « Awase » le kimono pour l’hiver, est doublé de crêpe, un tissu à l’aspect ondulé.

 

Le Kimono possède une large ceinture qui sera nouée dans le dos. La ceinture est nommée « Obi ».  Selon l’âge des Geishas, le Obi ne se noue pas pareil.  Pour les femmes mûres, le nœud sera porté « en tambour », pour les Maikos « en traine » avec un nœud qui va remonter jusqu’aux omoplates et le bout qui trainera jusqu’à parterre. Pour avoir un tel nœud, il faudra que le Obi mesure plusieurs mètres. C’est grâce à ce nœud que l’on peut distinguer les différentes Geishas des « oirans » (courtisanes) et des prostituées.  Ces dernières nouaient leur Obi sur le devant afin de pouvoir l’enlever et le remettre plusieurs fois par jour.

 

Pour mettre un Kimono et un Obi, cela est parfois bien complexe. Tous les kimonos sont de la même longueur, il n’y a pas de tailles définies. C’est un kimono qui doit s’adapter pour n’importe quelle femme. Si la Geisha est petite, il faudra replier le kimono sous le obi. Si la femme est de grande taille cette opération ne sera pas nécessaire. Certaines Geishas préféreront demander à un tailleur de leur faire leur propre kimono

 

 kyotomaikothreefront-copie-1.jpgPar contre, les kimonos qui sont fabriqués et qui sont peints à la main sont très couteux. Un  bon kimono peut vous couter entre cinq mille et six mille euros.

 

Il existe des kimonos pour les fêtes, les cérémonies spéciales. Ceux- ci sont de leur Okiya.

 

En ce qui concerne les sous-vêtements des Geishas, elles portent un couvre hanche nommé « Koshimaki ». C’est une simple bande qui sera nouée autour des hanches puis il y aura une combinaison. Cette combinaison sera de la même couleur que celles du kimono car elle apparaitra au niveau des chevilles et au niveau du col. Au niveau des chevilles, cette combinaison sera aperçue que lorsque la Geisha devra soulever son kimono pour marcher. Et au niveau du col, la combinaison sera alors cousue, tous les matins, à celui-ci puis décousue le soir afin de pouvoir le lavé.

 

Les Geishas portent des « tabi » aux pieds, ce sont des chaussettes et des « geta » sorte de petites sandales de bois.

 

La coiffure

 

Toutes les Geishas portent des chignons traditionnels japonais. Elles doivent se rendre chez des coiffeurs afin de réaliser leur chignon et celui-ci doit absolument tenir une semaine. Lorsqu’elles vont se coucher et afin de ne pas aplatir leur chignon, les Geishas dorment sur un « repose-nuque ».  C’est le « Takamakura ».

 

Malheureusement, pour certaines anciennes Geishas, le fait de tirer sur les cheveux afin de faire ce chignon a provoqué un début de calvitie. De nos jours, cette situation disparaît un peu car les Maikis ne débutent que vers leur dix-huit ans mais aussi parce que la plupart des Geishas utilisent désormais des perruques.

 

Les Maikis ont une coiffure spécifique qui permet de les reconnaître. Elles ont une coiffure typique en forme de « pêche fendue ». Il s’agit de faire un chignon mais il sera divisé en deux. Au milieu de ce chignon apparaitra une étoffe de soie rouge.

 

Les Geishas qui sont un peu plus âgée portent une autre sorte de chignon « marumage ». Ce sont des chignons qui possèdent un peigne et des épingles à cheveux nommées « Kansashi ».

 

 

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Le maquillage

 

Les Maikos et les Geishas ont le même maquillage. Tout le visage sera fardé de blanc et au-dessus sera appliquée une « bintsuke-abura ». C’est une huile. Le maquillage sera ensuite étalé grâce à une brosse de bambou. L’excédent sera retiré à l’aide d’une éponge. A l’heure actuelle, ce maquillage est remplacé par de la poudre de riz.

La nuque sera également en blanc. Puis au niveau des joues, des yeux ainsi que des lèvres la couleur sera de rose.  La bouche sera entièrement rouge et les sourcils seront teintés avec du crayon noir.

Au début les Maikis sont fardés et bien maquillées mais lorsque la Geisha va sur la trentaine, celle-ci ne se maquille presque plus sauf dans de grandes occasions.

 

 

 

 

 

 

Le travail de Geisha

 

Toutes les Geishas vivent dans un quartier qui leur est réservé, le « hanamachi ». Cela signifie « ville fleur ».  A Kyoto, il existe deux hanamachi très connus : Gion et Ponto-cho. Même si elles ne vivent pas dans une Okiya, elles y sont toujours rattachées. Peu d’hommes sont autorisés à pénétrer dans ces maisons.

 

Une Okiya ne peut que se transmettre par une succession. La Geisha héritière est nommée « atotori ».  Cette héritière peut être une fille naturelle de la Okasan ou alors une Geisha qui serait très talentueuse et qui aurait été adoptée par la maison Okiya.

 

De nos jours, les Geishas peuvent choisir deux modes de vie. Soit elles peuvent vivre dans un Okiya qui va leur fournir un appartement et des kimonos. Mais l’Okiya percevra alors une partie des gains de la Geisha en échange.  Soit la Geisha décide d’être indépendante, elle sera alors « jimae ». Elle devra alors vivre dans son propre appartement et se payer ses propres kimonos et autres affaires. La grande différence c’est que ces Geishas conservent tous les gains qu’elles auront gagnés. Elles sont tout de même rattachées à la maison Okiya en ce qui concerne leur futur rendez vous, elles devront donner une petite commission en échange de ce service.

 

Les Geishas doivent pour être indépendante avoir un « danna » qui s’occupera d’elles. Ce protecteur est généralement un riche homme d’affaire qui va lui offrir beaucoup de cadeaux mais cela ne le dispensera pas de payer la Geisha pour ces prestations. Le Danna et la Geisha sont unis lors d’une cérémonie. (Voir la formation de la Geisha). Le danna est choisi par l’Okasan et l’Okiya selon sa richesse et son prestige. En aucun cas se sera la Geisha qui choisira.

 

Toutes les Geishas sont normalement célibataires. Celles qui auront envie de se marier devront abandonner leur métier. C’est à ce moment précis qu’elles pourront organiser une cérémonie nommée « Hiki-iwai ».  C’est à cette occasion qu’elles offriront du riz bouilli à leur ooneesan  ainsi qu’à leur okasan.

 

 

 okiya.jpgHistoire des Geishas

 

L’art des Geishas a débuté durant la période de Tokugawa en 1600 jusqu’en 1868 au pays du soleil levant, le Japon. Ce n’est qu’à la période de Meiji en 1868 jusqu’en 1910 que la Geisha va s’épanouir.

 

A l’origine, les Geishas étaient des hommes qui étaient appelés pour amuser le « monde de l’eau » ou encore le « mondes des fleurs et des saules ». C’est aussi le monde des prostituées, de la nuit, des patrons ivres et des amuseurs. Comme cela n’allait pas parce que c’était des hommes et que c’était mal vu, des femmes se rajoutèrent à ce monde jusqu’à ce que les hommes disparaissent totalement. Ce fut la naissance des Geishas.

 

Les Geishas différentes des prostituées séparèrent leur « travail ». Les Geishas devinrent populaires en amusant les hauts dignitaires dans les maisons de thé. La Geisha eut un rôle important dans le changement du gouvernement de Tokugawa en Meiji. La révolution atteint même les maisons de thé mais la Geisha resta bien silencieuse face à cette révolution. Elle protégea même les révolutionnaires durant un certain temps contre les fonctionnaires. Ceux-ci les ont remerciées lorsque le changement fut effectif. Les révolutionnaires ont apprécié le soutien des Geishas.

 

Avec la période des années 20 à 30, période de Taisho et de Showa, les Geishas ont tenté de se modernisé avec l’évolution du temps mais elles se sont vite aperçues que si elles changeaient, elles perdraient toutes les choses qui ont fait d’elles des êtres spéciaux.  Ce fut une période très confuse pour le monde des Geishas. A l’arrivée de la seconde guerre mondiale, les Geishas sont un peu passé au second plan. Elles ont été congédiées. Ce n’est qu’après la guerre qu’elles réapparaissent et qu’elles reviennent mais elles sont moins nombreuses qu’auparavant.

 

Les Geishas sont devenues les conservatrices des arts mais aussi de la culture traditionnelle.

Mais de nos jours, les Geishas sont de moins en moins.

 

 

Filmographie sur les Geisha

 

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Mémoire d’une Geisha de Rob Marshall en 2005

 

Ma Geisha de Jack Cardiff en 1962

 

Sakuran de Mika Ninagawa en 2007

 

Les sœurs Gion de Kenji Mizoguchi en 1936

 

Yohkiro, le royaume des Geishas de Hideo Gosha en 1983

 

L’empire des sens de Nagisa Oshima en 1976

 

La maison des Geishas de Kinji Fukasaku en 1999