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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Histoire, La Grande Muraille de Chine

Publié le 14 Juillet 2012 par Quilaztli in Histoire

Histoire de la Muraille de Chine

 

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La grande Muraille de Chine est réalisée sous forme de grandes fortifications militaires qui ont été construites puis détruites par endroits pour être finalement, à nouveau reconstruites. C’était entre le IIIe siècle avant Jésus-Christ et le XVIIe siècle. La Muraille était là pour protéger, marquer et défendre la frontière située au Nord de la Chine. Cette structure est la plus grande mais aussi la plus longue qui a été construite par les hommes.

 

La partie qui a été construite sous la dynastie Ming et qui part de Shanhaiguan, un territoire d’une ville qui se nomme Qinhuangdao dans la région de Hebei jusqu’à la  ville de Jiayuguan dans la province de Gansu, est désigné comme « Grande Muraille ».

 

La Longueur de la Grande Muraille varie selon les différentes sources. Par exemple, en 1990, il est établit que ses murs seraient d’une longueur totale de 6700 kilomètres.  La Grande Muraille est alors surnommée « La longue muraille de dix-mille Li » en chinois.  Le « Li » est une ancienne mesure d’unité chinoise et le chiffre dix-mille symbolise l’infini.

 

La Grande Muraille, en moyenne, mesure 4 à 5 mètres de large et 6 à 7 mètres de haut. C’est en avril 2009, que de nouveaux relevés plus précis vont déterminer que la Grande Muraille fait 8851,8 kilomètres dont 2232,5 kilomètres de barrières dites naturelles (montagnes, rivières…), 359, 7 kilomètres de tranchées et surtout 6259,6 de murs.

 

En 1987, la Grande Muraille de Chine est classée au patrimoine de l’UNESCO.

 

Histoire de la Muraille

 

Généralement, on peut considérer qu’il y a deux grandes histoires pour la Grande Muraille de Chine.

L’une qui précèdera l’unification de la dynastie Qin en 221 avant Jésus Christ, durant la période des Royaumes des Combattants et la période des Printemps et des Automnes. Divers états et royaumes divisent le pays et ils construisent des murs pour établir des frontières entre eux.

L’autre histoire, commencera lors de la construction de la Muraille « dix mille lieux de longs » par l’Empereur Shi Huangdi.

 

 

Une histoire longue

 

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La Muraille est l’unification de la Chine, et cette période va durer de 206 à 221 avant Jésus Christ. A ce moment précis, la construction de la Muraille de Chine n’a pour but que de lutter contre les envahisseurs, des peuples qui viennent du Nord. Plus tard, l’ouverture pour le développement des commerces fera qu’elle s’ouvrira peu à peu, notamment pour la route de la soie.  Certains morceaux de murs n’étaient pas reliés et c’est l’Empereur Qin Shihuangi qui ordonna que tous ces morceaux devaient être réunis pour ne former plus qu’un.

 

 L’empereur Qin Shihuangi, en 221 avant Jésus Christ, décida de construire la Muraille de Chine afin de repousser et de protéger les hordes de Mongols et de Tartares qui attaquaient la Chine et la mettaient à feu et à sang. Pour intimider les ennemis, beaucoup de souverains vivant au Nord avaient construit des murs afin de protéger leurs villes et de les fortifier. Mais cela ne suffisait pas pour arrêter les hordes. L’empereur Shishuangi décida alors de relier entre eux toutes ces fortifications afin d’en faire une muraille. Le travail était immense et colossal si bien que beaucoup de personnes moururent avant d’avoir vu la fin de la Muraille de Chine. Des milliers d’ouvriers travaillèrent dessus durant des années.

 

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La réputation de la Grande Muraille est désormais celle du plus grand cimetière du monde. Les ouvriers qui y perdaient la vie, étaient enterrés dans les environs immédiats de la muraille.

 

La Muraille de Chine est surmontée d’une route où pourront passer des cavaliers, des soldats mais aussi des chars de combat. A intervalles réguliers, tous les soixante mètres, se trouvent des tours de guets. Lorsque quelqu’un approchait, le guetteur qui était dans la tour de garde pouvait signaler à l’aide d’un drapeau, de feux ou encore de tambours l’arrivée des ennemis ou des amis.

 

C’est grâce à leurs montures, des chevaux que les hordes constituaient une grande menace pour le peuple chinois. Pour équilibrer, les chinois commencèrent, eux aussi, à avoir des chevaux. Ils décidèrent de s’en servir pour les chars de guerre.

 

La Muraille séparait la Chine dite agricole et civilisée des peuples barbares venant de la Mongolie, de la Mandchourie et de l’Asie du centre. La Muraille détermina longtemps les frontières entre ces peuples et à coïncidé pendant plusieurs siècles, avec les limites géographiques au-delà desquelles, tout le peuple chinois ne put et ne sut étendre son  mode de vie.

 

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Cette frontière fut toujours touchée par les invasions mais aussi par les influences culturelles et les échanges pour le commerce. C’est à ce moment-là, que le Bouddhisme arriva environ un siècle avant Jésus Christ. Il y eut beaucoup d’adeptes de ce nouveau mode de pensé surtout parmi les personnes qui vivaient au contact des différentes colonies de marchands venant de la Chine du Nord.  

 

Temudjin qui est le maître incontesté de toute la Mongolie va se faire proclamer chef suprême : Gengis Khan. Au printemps de l’année 1211, il va réunir une grande armée de plus de deux cent mille guerriers. Il jeûnât trois jours puis trois nuits et ordonna ensuite le départ. Pour pouvoir survivre durant le voyage, la horde de Mongols avait, avec elle, des troupeaux. Lorsqu’elle arriva en territoire ennemi, elle commença à piller des vivres aux habitants trouvés sur leur chemin. Les Mongols finirent par traverser le désert de Gobi, à la période de la fonte des neiges et finit par arriver devant l’empire chinois.

 

Gengis Khan avait juré fidélité à l’empereur Matokou mais celui-ci était mort et c’était son fils qui était devenu empereur. Ce fils n’aimait pas prendre de risque, il le craignait.

Gengis Khan avait testé les forces des ses armées. Il avait réussi à soumettre les Song qui vivaient dans la partie sud et est de la Chine. Puis il avait pu avoir les petits peuples qui vivaient en groupe,  le long de la Grande Muraille. Ces peuples étaient les Turks Ouigouts et ils étaient à l’ouest. Grâce à leurs aides très précieuses, ils purent corrompre les gardiens des garnisons chinoises qui surveillaient l’entrée des frontières.

 

Lorsque Gengis Khan arriva, avec son armée, ces traîtres lui ouvrirent les portes et il put entrer en Chine. Durant deux années, ils envahirent le pays. Ils menèrent des raides qui ont mis le pays à feu et à sang. Ils dévastèrent les champs, les cultures, toutes les récoltes mais aussi décimèrent quatre armées chinoises.

 

Pour combattre ces nomades, les paysans nommés les Mong devaient travaillés la terre du matin jusqu’au soir afin de pouvoir fournir une grande partie de la nourriture pour les soldats qui combattaient. Ils fournissaient aussi tout le pays.

Ces paysans ont aussi construit la Muraille et réalisé plus de trois mille kilomètres de routes. Certaines des ces routes étaient celles de la route de la soie, où des étrangers caravaniers faisaient le commerce avec d’autres.

 

L’empereur Qin, pour parfaire la Muraille à l’ouest et la construire, avait déporté environ trois mille familles dans une région près du fleuve jaune. La région était semi-désertique. Les Xiongnu qui avaient été obligé de vivre là sont partis dans le sud moins d’un siècle plus tard.

 

Règne de Wudi

 

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Après la mort de l’empereur Qin Shi huangdi, la dynastie des Han le remplaça. Elle était fondée par Gaozu.

 

L’entretien de la Muraille était alors presque abandonné depuis de longues années et le nouvel empereur préféra à la guerre, faire un traité de paix avec  les Xiongnu.

 

Sous l’empereur Wendi de - 180 à – 127 avant Jésus Christ, de petites troupes militaires sont tout de même placées pour surveiller les frontières et protéger les petites murailles.

 

Durant le long règne de l’empereur Wudi, l’attitude envers les Xiongnu devient offensive et en à peine quelques expéditions contre eux, ils les repoussèrent jusqu’en Mongolie. C’est ensuite vers la Muraille que l’empereur se tourne et il décide de la restaurer ainsi que de recoller les morceaux de la muraille de Qin. Un autre morceau de la muraille fut même construit à jusqu’en Mongolie intérieur, dans le pays même, au niveau du désert de Gobi. Ce morceau rajouté fera quatre cent kilomètres.

 

Le règne de Wudi est une grande période pour le développement de la Grande Muraille de Chine. Plus tard, par la suite, la Grande Muraille sera parfois délaissée à cause des situations internes en Chine, lorsque l’empire est divisé ou encore selon la menace des Xiongnu.

 

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Après une longue période de non utilisation de la Muraille par plusieurs dynasties, les Ming vont la remettre au goût du jour. Ils vont grâce à cela, pouvoir canaliser les peuples Mongols ainsi que les Mandchoues du nord.

 

La dynastie Ming va beaucoup investir dans la restauration de la Muraille de Chine et dans les édifices de défense car les Mongols se font de plus en plus agressifs. Les matériaux utilisés seront des pierres et des briques.

 

C’est ainsi que la Muraille de Chine prendra sa forme actuelle.

 

De 1966 à 1976, durant la révolution culturelle, la Grande Muraille fut considérée comme un vestige du pouvoir impérial et sera donc prise pour cible. Le résultat sera triste car la Muraille sera vandalisée et donc endommagée à certains endroits.

 

Les légendes et mythes

 



Il y a plusieurs légendes qui se racontent et qui ont été vécues sur la Grande Muraille de Chine.

 

La légende de Liang

 

Meng Jiangnu

Un jeune homme nommé Liang travaillait sur la Grande Muraille et s’en échappa alors qu’elle était encore en construction. Il se cacha dans un jardin et y vit une belle jeune femme, la fille du propriétaire. Celle-ci se nommait Meng Jiangnu. Ils tombèrent amoureux et se marièrent. Mais le destin rattrapa Liang, il fut retrouvé et capturé puis ramené pour travailler sur la Muraille.

 

Meng Jiangnu se morfond de ne plus avoir son mari et elle l’attend jour et nuit. Lorsque l’hiver est arrivé, elle eut peur que son mari eut froid alors elle cousu des vêtements chauds et se rendit sur le chantier en construction de la Muraille.

 

Arrivée sur la construction, elle chercha son mari partout mais elle ne le trouva pas. Ce n’est qu’un peu plus tard, qu’elle fut informée que son mari avait été tué et que son corps avait été enterré dans la muraille.

 

Elle pleura durant des jours et des nuits. Profondément touché par les larmes de la jeune femme, un pan de mur de la muraille s’effondra, une section de quatre cent kilomètres. Cette section effondrée mit à nu de nombreux corps et os des pauvres victimes mortes pour la construction de cette muraille.

 

Meng Jiangnu pleurant, se coupa le bout du doigt et laissa couler son sang sur les corps entassés. Son sang commença à « circuler » entre les corps et soudain s’arrêta sur un en particulier. A ce moment précis, Meng Jiangnu sut que c’était son mari.

 

Elle décida de l’enterrer dignement puis parti, le cœur triste, et alla se noyer.

 

Il existe un temple en souvenir de Meng Jiangnu.

 

Qin Shi Huangdi

Autres légendes

 

D’autres légendes ont vu le jour comme celle de Cai Kai qui contrôlait la muraille pour qu’elle reste de qualité. Cai Kai a passé de nombreuses années à faire ce dur labeur jusqu’à ce que tout soit contrôlé. Lorsque le ministère eut vent des agissements de Cai Kai, il fut décapité à la hâte.

 

Mais peu de temps après, l’empereur se rendit compte qu’il avait eu tord car un fonctionnaire dit que le mur était fort et solide. Cai Kai avait donc fait du bon travail.

 

L’empereur décida que Cai Kai avait droit à bien plus d’égards de sa part et il fit construire un tombeau et une pierre tombale pour commémorer la contribution de cet homme à la muraille. Quelqu’un grava dans la pierre « Jintang » ce qui veut dire « métal soupe ». C’était en quelque sorte pour rendre hommage à la robustesse de cette section de la muraille. C’est ainsi que le mur de Huanghuacheng sera nommé Jintang.   

 

 

Architecture de la Muraille

 

Selon les ressources de la région traversée, la Grande Muraille de Chine fut construite avec des pierres, des briques ou encore de la terre.

 

La Muraille est haute de 7 mètres environ pour une largeur de 5 mètres. Cette largeur permettait aux cavaliers et aux fantassins de manœuvrer plus facilement.

 

La Grande Muraille possède des tours ainsi que des bastions.

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Les tours de guet

 

Celles-ci sont réparties tout le long de la Muraille. Elles sont disposées tous les vingt ou trente kilomètres sur des points élevés. A leur sommet se trouvait des brasiers que les guetteurs allumaient pour prévenir les bastions si un ennemi s’approchait.

 

Les bastions

 

Les bastions sont d’une grande hauteur, environ quinze mètres.

 

Les passes

 

Les passes permettaient le passage des habitants ou de la population grâce à des doubles portes situées, généralement, à proximité des grandes villes.

Ces doubles portes étaient taillés dans d’immenses poutres de bois. Pour surveiller ces portes, il y avait des tours de guets avec trois ou quatre étages.

 

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Comment se rendre à la Muraille de Chine ?


 

Depuis Pékin, car elle se visite plus facilement de là. C’est l’endroit le plus proche de la Muraille. Vous trouverez trois sites possibles à visiter : Badaling, Mutianyu et Simatay. Les deux premiers sites sont les plus fréquentés et font des visites assez rapides. Cependant, ils sont très touristiques et peu représentatifs, moins authentiques.

 

Si vous êtes sportif et que vous avez de bons mollets, vous devez privilégier Simatay.

 

Simatay

 

Situé à cent dix kilomètres de la capitale, Simatay est l’endroit le plus authentique pour visiter la Grande Muraille de Chine. Vous pourrez encore y voir des « murs-obstacles » qui étaient destinés à repousser les ennemis qui auraient réussi à parvenir jusqu’au chemin de ronde. C’est un lieu qui est escarpé et il faut prendre tout le nécessaire pour se reposer et pique niquer.

 

La visite

 

Pour la visite, vous devrez compter entre deux à trois heures de trajet et environ quatre bonnes heures de visite.

 

Vous trouverez facilement un bus ou des taxis pour vous y rendre. Mais attention aux arnaques, les prix flambent parfois à la vue des touristes !

Pour une location de taxi pour une journée, vous devrez compter environ quarante cinq euros.

De Simatay, le site est ouvert de huit heures à dix-huit heures.

 

 

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