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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Le Camp du Struthof

Publié le 7 Mai 2011 par Quilaztli in Histoire

Durant la guerre de 1941, un seul camp de concentration a vu le jour en France. En Alsace, plus précisément, près d'un petit village nommé Natzwiller. Une lourde histoire repose sur ce camp, qui fût le spectateur de nombreux massacres et expériences médicales par les médecins Nazis du Reich. Ce camp sera le plus meurtrier durant les années 1941 à 1945.

Le Struthof est au départ, un lieu très prisé et touristique dans la région alsacienne, à plus de 800m d'altitude. Mais lorsqu'il fût décidé d'y mettre le camp par les Allemands, ce fut parce que le site regorgeait de granit rose exploitable. La décision d'ouverture fut prise par Himmler.

Le camp fut construit avec des baraquements en bois par les premiers déportés au mois de mai 1941 et ne fut achevé qu'en 1943. Les déportés arrivaient de tous les horizons. Déportés politiques, juifs, Tziganes, et même homosexuels qui, une fois passé la grande porte du camp, se retrouvaient avec un numéro pour toute identité. Plus de 53000 personnes de différentes nationalités ont été déportées.

Pour y accéder, une route faite par les déportés eux-mêmes. Le plus jeune des déportés avait 11 ans et le plus âgé avait 78 ans. Ils avaient un uniforme se composant d'une chemise, un pantalon et une veste ressemblant à un pyjama rayé noir et blanc.

La chambre à gaz fût créée en 1943 par Josef Kramer pour des expériences médicales.La vie dans le camp n'était que souffrance, les coups que les déportés prenaient, l'épuisement au travail, les blessures dues aux chiens des SS dressés pour attaquer.

Les déportés laissés sans soins mourraient. Certains ont tenté de s'évader, mais à leur retour le peloton d'exécution les attendait ou le four du crématoire dont on voyait la fumée depuis le premier village et dont on sentait les odeurs de chairs brûlées.

Auguste Hirt, professeur d'anatomie, fit le "gaz moutarde" et décida de faire une collection de squelettes de 86 juifs. Haagen, virologiste, fit des expériences sur les différents effets du typhus et Bickenbach, professeur de médecine, sur le gaz phosgène.

Le camp fut libéré par les alliés en 1944. Quelques rescapés ont décidé de témoigner pour que ce genre d'évènement historique ne se reproduise plus jamais et pour perpétuer la mémoire de cette guerre terrible. Aujourd'hui, on peut visiter le camp et le mémorial juste à côté. Pour ne jamais oublier !

Four crématoire, camp du Struthofle camp du Struthof