Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Camp de concentration : Ravensbrück

Publié le 19 Novembre 2012 par Quilaztli in Histoire

Camp de concentration de Ravensbrück

Allemagne

 

 

Ravensbruck5.gif

 

Ce camp est situé au nord de l'Allemagne, près de Fürstenberg. Le camp fut créé en 1936.

C'est un camp réservé uniquement aux femmes.

 

Ce fut Himmler, en personne, à la fin de l'automne 1938 qui décida d'ériger un camp de concentration pour femmes à Ravensbrück. L'endroit est isolé mais facilement accessible.

 

A la fin de 1938, environ 500 prisonniers furent transférés de Sachsenhausen à Ravensbrück afin de construire le camp. Il y aura 14 baraques de logement, une infirmerie, une cuisine et un petit camp destiné pour les hommes et totalement isolé de celui des femmes. 

 

Tout le terrain est entouré par des barbelés électrifiés.

 

Ravensbrück est un village d'Allemagne qui est situé à environ 80 kilomètres de la ville de Berlin. De 1934 à 1945, le régime nazi va y établir un camp de concentration uniquement pour les femmes. Les enfants y vécurent aussi.

 

C'est le camp le plus important du pays, il détient environ 132000 femmes et enfants. Malheureusement 90 000 d'entre eux seront exterminés.

 

Le camp est réputé pour fournir de la main d'œuvre féminine à l'ensemble des industries dans le domaine de l'armement et dans les mines de sels.

 

Les détenues viennent de différents pays d'Europe. Ceux-ci sont tous occupés par l'Allemagne.

 

Ce n'est qu'à partir du mois d'avril 1941 que des hommes seront déportés dans le camp mais ils seront enfermés dans un camp annexe.

 

 

 

Les prisonnières

 

 

ravensbruck.jpg

Les toutes premières prisonnières arrivèrent le 18 mai 1939. Le convoi était composé de 860 femmes allemandes et 7 femmes autrichiennes. A partir de cet instant, le nombre de déportés ne cessera de croître et à la fin de l'année 1942, les prisonnières seront passées de 10 000 à 45000 en janvier 1945.

 

Parmi les prisonnières, il y a des enfants qui sont arrivés avec leurs mères juives ou roms. Certains sont même nés dans le camp. Leur nombre va augmenter encore et encore entre avril et octobre 1944.

 

400 Tziganes autrichiennes arrivent le 29 mai et dès le 28 septembre 1939. Les premières prisonnières proviennent de Pologne.

 

Les détenues dans le camp de Ravensbrück portent un triangle coloré selon la catégorie à laquelle elles appartiennent. Une lettre au centre de celui-ci indique leur nationalité.

 

campsc5.gif

*** Rouge pour les prisonnières politiques

*** Jaune pour les juives

*** Verte pour les criminelles de droit commun

*** Violette pour les Témoins de Jéhovah

*** Noire pour les Tziganes et les prostituées.

 

Certaines prisonnières, à leur arrivée, ont le crâne totalement rasé.

 

Kennzeichen_fur_Schutzhaftlinge_in_den_Konzentrationslage.jpg

Entre 1942 et 1943, une grande partie des prisonnières juives sont déportées au camp d'Auschwitz dans le cadre de la solution finale.

 

Une liste très incomplète fut établie par l'administration du camp, celle-ci dénombre les noms de 25028 femmes qui ont été envoyées à Ravensbrück.

 

*** 25 % de Polonaises

*** 19,9 % d'Allemandes

*** 15,1 % de Juives

*** 15 % de Russes

*** 7,3 % de Françaises

*** 5,4 % de Tziganes

*** 12,4 % dont l'origine n'est pas citée.

 

La plupart sont réparties dans des catégories :

 

*** 83,54 % politiques

*** 12,35 % anti-sociaux

*** 2,02 % criminelles

*** 1,11 % témoins de Jéhovah

*** 0,78 % honte de la race

*** 0,2 % d'autres cas.

 

Cette liste a été sauvée de la destruction et c'est un document rare.

 

 

 


Les prisonnières de Ravensbrück sont l'objet d'abus permanents. Elles sont battues, assassinées lorsqu'elles ne sont plus capables d'effectuer leur travail correctement. Elles sont astreintes au travail. Tout cela si elles se rebellent ou parfois sans aucune raisons particulières.

 

Les prisonnières qui sont jugées inaptes au travail sont jugées et tuées par balle jusqu'en 1942. D'autres sont envoyées à Auschwitz ou vers d'autres camps d'extermination. D'autres mourront exécutées à l'infirmerie du camp lors d'une injection létale.

 

 

dyn002_original_320_227_pjpeg_2639081_ccf47248aa5ca7453daac.jpg

A partir de l'année 1942, il y aura des expériences médicales sur 86 détenues.

Ces expériences portent sur l'efficacité des sulfamides dans les traitements pour les blessés de guerre. Une autre expérience sera sur la régénération des os, des nerfs ou encore des muscles, sur la transplantation des os.

 

5 prisonnières vont en mourir, 6 seront exécutées à cause de leurs blessures qui ne guérissent pas et les prisonnières survivantes garderont de nombreuses séquelles à vie. Quatre survivantes témoigneront lors du procès des médecins en 1946.

 

L'année 1945, entre 120 et 140 femmes tziganes vont être stérilisées car elles ont consenties à l'opération lorsqu'on leur a promis de les libérées.

 

La plupart des corps des prisonnières seront brûlés au crématorium jusqu'en 1943. A cette date, les SS construisent un four crématoire tout près du camp et en automne 1944, la chambre à gaz fait son apparition.

 

Fin mars 1945, les SS décident d'évacuer toutes les archives du camp ainsi que les machines qui sont dans les ateliers.

 

2007-3_ravensbruck-atelier-natte-paille.jpg

Des milliers des prisonnières seront exécutées peu de temps avant la libération du camp en avril 1945. Les derniers assassinats seront le 25 avril 1945 : 11 prisonnières qui étaient employées au crématorium seront tuées par empoisonnement.

 

Lorsque les libérateurs arrivent, il ne reste plus que 3 500 femmes et 300 hommes non évacués.

 

L'armée rouge ne peut que constater. Les SS ont emmenés avec eux, les 27 et 28 avril 1945, les prisonnières qui pouvaient encore marcher. Elles sont environ 20 000 engagées dans une marche forcée. La destination de cette marche sera vers le Nord du Mecklembourg.

Ils sont interceptés par une unité d'éclaireurs russes. Les femmes furent libérées à ce moment précis.

 

Le camp fut libéré le 30 avril 1945 par les Russes.

 

 

 

Les enfants de Ravensbrück

 

La principale caractéristique du camp est qu'il y avait plus d'une centaine d'enfants qui y étaient prisonniers.

Les nazis furent absolument épouvantables vis à vis des enfants et furent sans limite.

Si l'on peut dire, les enfants étaient condamnés à mort bien avant leur naissance. Lors de la naissance, les nouveaux nés étaient arrachés à leur mère. Certains étaient noyés ou jetés dans un seau pour y mourir. Tout cela se faisait en présence de la mère.

 

Selon certains témoignages, il a été raconté que les enfants étaient jetés au feu, enterrés vivants, étranglés, noyés et empoisonnés.

 

360px-Ravensbruck.jpg

Les médecins SS firent aussi des expériences médicales sur les plus âgés ou stérilisaient des fillettes âgées à peine de 8 ans.  Le DR Clauberg les stérilisait par exposition directe des organes génitaux aux rayons X.

 

 

Au début de la construction du camp de Ravensbrück, les enfants étaient tous tués sans aucune exception. Le médecin Rosenthal (un SS) et son amie Gerda Quernheim faisaient des avortements forcés sur les prisonnières et ce, souvent dans des conditions bestiales.

 

Par la suite les enfants furent laissé en vie mais les conditions difficiles de vie dans le camp ne faisaient que retarder leur mort. Seuls les plus vigoureux réussirent à survivre.

 

Leur rôle était d'aider les femmes dans les travaux les plus difficiles, les plus lourds de jour comme de nuit.

 

Quelques uns survécurent à la guerre.

 

 normal_memorial-ravensbruck.JPGNAZIPLANRAVE0001.jpg