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Quilaztli, un petit monde d'histoire

Blog Histoire, voyages, animaux, recettes. Je fais mes articles au gré de mes envies....Si certains veulent rajouter des infos n'hésitez pas à commenter, je répondrais. Mais ici, c'est le respect avant toute chose, commentaire insultant ou n'étant pas correct ne sera pas publié! Ici c'est un partage d'idées, d'infos et cela, en toute sympathie. Vous pouvez me retrouver sur ma page FB : Quilaztli un petit monde d'histoire

Buchenwald, Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine

Publié le 4 Février 2015 par Quilaztli in Histoire

 Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine

Buchenwald, Camp de concentration, Allemagne

L'énigme de la lampe en peau humaine

Le camp de concentration de Buchenwald (1937 à 1945)

Hitler ayant décidé de déclencher la guerre, il y eut d'abord un plan de 4 années qui est lancé à l'automne 1936 par Göring.

C'est à ce moment-là que Hitler décide de créer un camp de travail à Buchenwald.

Ce camp était destiné à abriter environ 3000 détenus. Leur rôle était de fabriquer des briques grâce à l'argile locale.

Cette décision va s'inscrire dans la politique de la liquidation des petits camps régionaux au profit de grands ensembles qui vont regrouper des casernes, des logements pour les SS et des zones d'internement, des ateliers SS.

Himmler va demander un terrain de 60 hectares au Gauleiter Sauckel afin de pouvoir y détenir entre 3000 et 8000 personnes en plus d'un bataillon de 1 300 SS.

La municipalité va accepter et va céder un ancien domaine princier nommé l'Ettersberg.

Le 19 juillet 1937, un Kommando va arriver à Sachsenbourg et va s'installer sur la colline avec 149 prisonniers de droit commun.

Le lendemain arrivera d'autres convois et les 27 du même mois, les premiers prisonniers politiques.

C'est encore Himmler qui va baptiser le camp "Buchenwald" car les nazis avaient refusés l'attribution du nom Ettersberg pour le camp.

Le 30 Juillet vont arriver 600 nouveaux détenus du camp de Lichtenberg qui venait d'être dissous.

Le 6 août, dans le camp, il y avait 1 400 forçats "verts", "rouges" et "violets".

C'est ainsi que débuta le défrichement de la colline tout en épargnant un chêne dit "de Goethe".

Ce chêne sera plus tard, le centre du camp de concentration.

Peu à peu le camp devient une ville avec des édifices en dur, des rues et des usines.

Il y avait même une route qui reliait le camp à Weimar.

Cette route coûta la vie à plus de 10 000 détenus, et fut nommée "la Route du Sang".

En 1937, il y avait 2 912 détenus. Ils étaient tous allemands : des témoins de Jéhovah, des communistes, prisonniers de droits communs.

Le camp va être ensuite supervisé par Théodore Eicke, inspecteur des camps. Il va l'aligner sur le modèle du camp de concentration de Dachau (voir mon autre article).

Théodore Eicke a commandé de 1933 à 1936, le camp de Dachau.

Il va nommer Karl Koch commandant du camp et celui-ci restera à ce poste jusqu'en 1941, avec son épouse à ses côtés : Ilse dite "la chienne de Buchenwald".

Théodore fut accusé de corruption et finira exécuté par des SS.

A cette époque, au niveau du camp, tout est mis en place sur la rééducation sur les plus dangereux.

Les SS vont traiter durement les détenus.

A leur arrivée, les détenus vont subir les coups des SS sur les 10 kilomètres qui séparent Weimar du camp de Buchenwald. Les détenus doivent avancer au pas de course et ils portent éventuellement les prisonniers morts durant le voyage.

Tout cela va se prolonger jusqu'en 1943.

A partir de cette date, une gare entrera en service à Buchenwald. Elle fut construite pour les besoins de l'usine d'armement mais les détenus vont aussi pouvoir en profiter.

Durant la guerre....

Il y eut un grand nombre de prisonniers de tous horizons qui arriva au camp, si bien que celui-ci s'agrandit et sa vocation première changea d'un seul coup.

Désormais ce sera travail, répression, élimination.

A la fin de 1939, vont arriver dans le camp des femmes et des hommes qui ont été soupçonnés d'antinazisme et de communisme.

En octobre 1941, ce fut au tour des prisonniers soviétiques d'arriver au camp. Ces détenus furent traités comme du bétail.

Lors de l'arrivée, un prisonnier était interné dans le Petit camp, le camp dit de la quarantaine.

Ce petit camp fonctionna jusqu'au printemps 1942. Il comportait des tentes et un bâtiment en dur, et une place d'appel. Le tout entouré de barbelés.

Ce camp se compose de 4 tentes dans lesquelles s'entassent 1700 prisonniers (uniquement des polonais et des autrichiens)

Au mois d'octobre éclate une terrible épidémie de dysenterie. La direction va isoler ce camp et les mettre sous quarantaine.

Mais les brimades vont tout de même continuer et le capitaine SS Hütting va faire installer le "Block du fouet".

Il va s'amuser avec d'autres SS a fouetter les détenus choisis au hasard.

En novembre 1939, le petit camp aura 12 jours de jeûne absolu.

Par une température de - 15°, les prisonniers dorment sans aucune couvertures et au petit matin on déplore 67 morts dans la neige.

En janvier 1940, la hiérarchie décide d'en finir avec ce petit camp (3 mois après son installation). Sur 1 700 prisonniers qui étaient arrivés en 1939, 1 100 sont morts dans des conditions atroces et 600 ont survécus.

Ces derniers furent envoyés dans le camp général. Leur état est déplorable, ils ne font plus que 30 à 40 kilogrammes et malgré tout, ils sont obligés de travailler dans la carrière de pierre.

Sur les 600, il n'en restera plus que 40!

A partir de 1942, un nouveau Petit camp va être construit en raison de l'afflux de nombreux détenus étrangers. Ce nouveau camp est toujours entouré de barbelés.

Très rapidement les sanitaires deviennent épouvantables.

A l'intérieur de ce petit camp, un autre lieu nommé la Roseraie. C'est un enclos qui est entouré, lui aussi, de barbelés mais là, les prisonniers y meurent.

Celui qui entre dans ce petit camp est certain de ne jamais en ressortir vivant.

Dans ce nouveau Petit camp, il y a environ 2000 détenus par baraque. Les hommes dorment si l'on peut dire à 6 ou 8 sur la même couchette.

On compte environ 200 morts par jour. Mort de la faim et des conditions de vies, d'insalubrités.

D'affreuses batailles se déroulent entre prisonniers à cause de la faim. Ils peuvent se battre pour une miette de pain ou une épluchure.

Le Petit Camp, à partir de janvier 1945, va être encore plus peuplé.

Après d'harassantes marches de la mort, les évacuations des camps d'Auschwits, Birkenau, Monowitz et des camps de l'Est, les nouveaux détenus arrivent au camp de Buchenwald.

Les baraques qui étaient déjà surpeuplées accueillent désormais jusqu'à 1200 prisonniers.

La famine sévit et les épidémies vont apparaitre.

Le chef médecin Schiedlausky va ordonner aux chefs de Blocks de sélectionner les plus faibles et les plus malades afin de les exterminer.

Les SS vont alors commencer à construire une chambre à gaz, elle ne sera jamais achevée.

13 400 détenus trouveront la mort.

Les blocks opératoires

Isolé à l'intérieur du camp, le block 50. C'est un laboratoire qui est équipé et dirigé par le général Mugrowski. Là ils procèdent à des recherches sur le typhus et une soixantaine de médecins détenus y travaillent. Ils sont totalement nus et épilés et sous la direction du "Doktor" SS Sturmbannfürher Ding Schuler.

Block 46, le Doktor SS Ellenbeck fait aussi des expériences. Il va nourrir des détenus avec 3000 calories par jour puis passer rapidement à 600 calories. Tous sont morts.

Les expériences se poursuivent avec des recherches sur les victimes. Cela va des brûlures au phosphore, injection d'hormones synthétiques aux homosexuels, fièvre jaune, variole, choléra, diphtérie et typhoïde....

On tentera même des essais sur des prisonniers soviétiques avec le typhus et le choléra. Ceux qui arriveront à survivre seront envoyé dans le crématoire puis exécuter et enfin autopsiés.

Block 61, l'infirmerie annexe du SS Hauptscharfürher Wilhelm. Il sélectionne lui-même les détenus généralement ceux qui sont malades et il va les tuer avec une piqûre de phénol ou encore de benzène directement plantée dans le coeur. Et ce, de nuit, pour que les détenus ne le sachent pas...

Certaines nuits les pertes peuvent aller jusqu'à 200 détenus.

Là est aussi prélevé de la peau humaine afin d'assouvir les désirs morbides de Kock et de son épouse!

Le Mystère de l'ABAT-JOUR de Buchenwald

Juste après la seconde guerre mondiale, une nouvelle fait le tour de tous les médias. Certaines épouses de responsables Nazis auraient fait fabriquer des abats-jours avec la peau des détenus.

Cette épisode aurait ensuite été effacé des archives historiques.

Pourtant à l'époque, dans le camp, parmi les horreurs découvertes sur place, un objet va attirer l'attention des militaires et des journalistes.

C'est un abat-jour en peau humaine!!!

Ce serait la femme de Koch, Iilse Koch qui aurait été responsable de sa fabrication.

Ilse Koch est célèbre parce qu'elle faisait exécuter et dépecer puis tanner les prisonniers ayant de beaux tatouages pour en faire une collection d'abat jour.

On aurait trouvé aussi des têtes réduites de prisonniers.

La fin du camp

Le 24 août 1944, un raid de l'aviation alliée va bombarder Buchenwald. Il y aura beaucoup de morts au niveau des détenus mais aussi des SS et de leur famille.

L'évacuation débutera le 3 avril 1945.

A cette date, dans le camp, il y a 81 457 détenus et 70 Kommando.

Le 5 avril à l'appel du Petit Camp il y avait 47 700 détenus de 30 nationalités différentes et 37 457 autres détenus dans les Kommandos.

Le 11 avril la population du camp est de 21 000 détenus après les évacuations.

Evacuation signifie mort pour les détenus....

Le 11 avril à 7 heures, l'alerte aérienne est donnée. Les bombardiers américains ne feront que survoler le camp encore et encore et ce, à basse altitude.

A 11 heures les SS reçoivent l'ordre de partir.

A 14 heures 30, les résistants clandestins vont s'emparer des locaux administratifs.

Les Allemands vont s'enfuir;... dans le camp c'est le silence.

A 15 heures 15, un drapeau blanc flotte sur le mirador n° 1

et à 16 heures, les premiers Américains de l'armée de Patton entrent dans le camp. Ils sont acclamés.

L'évacuation totale a été évitée, il ne reste que 21 000 détenus à Buchenwald.

Les rescapés prêtent un serment :

« De cet Appellplatz, en ce lieu de crimes fascistes, nous jurons devant le monde entier : nous n'abandonnerons la lutte que lorsque le dernier des coupables sera traduit devant le tribunal des peuples. L'écrasement définitif du nazisme est notre tâche. Notre idéal est la construction d'un monde nouveau dans la paix et la liberté. Nous le devons à nos camarades tués et à leurs familles. Nous le jurons. »

 Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine
le camp... dernière photo : de nos jours.le camp... dernière photo : de nos jours.
le camp... dernière photo : de nos jours.

le camp... dernière photo : de nos jours.

1. Les tortures 2. les "dortoirs"  3. crématoires
1. Les tortures 2. les "dortoirs"  3. crématoires1. Les tortures 2. les "dortoirs"  3. crématoires1. Les tortures 2. les "dortoirs"  3. crématoires

1. Les tortures 2. les "dortoirs" 3. crématoires

Ilse Koch, la femme du commandant du camp 2. Karl Koch et IsleIlse Koch, la femme du commandant du camp 2. Karl Koch et Isle

Ilse Koch, la femme du commandant du camp 2. Karl Koch et Isle

 Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine
 Buchenwald,  Camp de concentration, Allemagne L'énigme de la lampe en peau humaine